1. // Groupe G
  2. // Brésil/Côte d'Ivoire (3-1)

On était au Pain de Sucre

Le Fanfest sur la plage, c'est bon pour les prolos... Les VIP, eux, préfèrent prendre de la hauteur. Le bling-bling, c'est au sommet du Pain de Sucre, à l'Arena do Morro da Urca.

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Attention à la marche... Avec leurs talons de 10cm, les bimbos ont du mal à se hisser dans la cabine du téléphérique. La Coupe du Monde vue du Pain de Sucre, ça se mérite... Et puis il faut respecter les consignes de sécurité. Les gorilles du service d'ordre posent les questions d'usage : « vous n'avez pas d'objets contondants, pas de vuvuzélas ? » . Ouf, soucieuse de la sécurité des jet-setters, l'organisation a décidé d'interdire ces armes d'assourdissement massif.

Les 225m d'ascension sont avalés en moins de dix minutes, donc à moins d'être sujet au vertige, c'est pas la mer à boire... Non, le plus dur, c'est de supporter les beuglements des beaufs survoltés par l'enjeu du match Brésil-Côte d'Ivoire, et sans doute aussi par les litres de binouze qu'ils se sont enfilés tout le dimanche. L'un d'eux a carrément tombé la chemise dans la cabine bondée pour faire tournoyer au-dessus de sa tête le maillot bleu de Cruzeiro. Un touriste qui visiblement n'a pas reconnu l'écusson de l'équipe de Belo Horizonte lui lance : « Laisse tomber, la Squadra Azzurra, c'est des merdes, ils ont fait match nul contre la Nouvelle-Zélande! » .

Une fois arrivé là-haut, la vue est exceptionnelle. On a droit à toute l'immensité de la baie de Guanabara et ses magnifiques plages baignées de soleil, mais aussi... à la plus grosse concentration de bonasses au mètre carré de la ville. D'ailleurs, les playboys bodybuildés se foutent pas mal du paysage. « J'espère que ce sera un bon match, mais de toute façon, je suis surtout là pour pécho une gostosa... » , avoue César, qui roule des mécaniques dans son débardeur aux couleurs de la Seleção.

Il a de la chance, les gars de Dunga sont plutôt inspirés. Tant qu'à faire, autant joindre l'utile à l'agréable. Dès la première minute de jeu, une frappe de Robinho juste au-dessus du but fait grimper la température aux abords de l'écran géant. Les cris des gamines dès que le beau gosse Kaká touche un ballon contrastent avec les insultes qui fusent quand Gilberto Silva envoie ses transversales direct en touche. Heureusement, Luis Fabiano est là pour mettre tout le monde d'accord en déclenchant l'hystérie collective à chacun de ses buts.

Le troisième pion d'Elano est la cerise sur le gâteau et la réduction du score de Drobga passe presque inaperçue. Seule l'expulsion de Kaká en fin de match plombe un peu l'ambiance . « Ah il est bien beau, l'athlète du Christ » , hurle un athée convaincu, en voyant au ralenti du coup de coude que le joueur du Real a balancé dans la tronche de l'ancien Lyonnais Kader Keita.

Louis Génot, à Rio

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