1. // Groupe G
  2. // Brésil/RDP Corée (2-1)

On était au Fan Fest de Copacabana

Un Brésil-Corée du Nord insipide, ça passe mieux quand on a les pieds dans le sable chaud...

Modififié
0 0
28 degrés à l'ombre. L'hiver brésilien est rude. Pendant que Dunga arbore un gros col roulé et que ses joueurs évoluent en manches longues à Johannesburg, sur la plage de Copacabana, les minishorts et les bikinis sont de sortie autour de l'écran géant. Au Fan Fest de Rio, y'a pas la Tour Eiffel, mais au moins, on peut mater les matchs les pieds dans le sable avec le pain de sucre en toile de fond. Drapeaux, casquettes, tongs, canettes de bière...tout est jaune et vert, y compris les vuvuzélas, qui n'ont décidément pas fini de faire chier leur monde, y compris de l'autre côté de l'Atlantique.

Le match débute par un éclat de rire. Dès le coup de sifflet de l'arbitre, Galvão Bueno, commentateur vedette de TV Globo, s'enflamme, puis baisse de ton subitement, dégoûté par ce qu'il vient de voir sur son écran de contrôle. Le réalisateur vient de montrer une banderole de supporters sur laquelle on peut lire très distinctement : « Cala boca Galvão » (en portugais : « Ta gueule Galvão » ). C'est la blague du moment au Brésil. Exaspérés par les conneries régulièrement débitées par le Thierry Roland local, les internautes se sont précipités en masse sur twitter pour lui fermer le clapet. Si bien que l'expression « Cala Boca Galvão » est arrivée en tête du classement mondial des « trend topic » du réseau social. La mode a gagné la rue et quand ils ont vu la banderole, les plagistes du Fan Fest ont tous repris la phrase en cœur. Malheureusement, les commentaires repartent de plus belle, alors qu'on se serait bien contentés des musiques bahianaises que la sono crachait en début de match. Au moins, avec ça, on pouvait apprécier le seul beau geste technique de la journée : le jeu de hanches des brésiliennes qui se trémoussent sur les rythmes endiablés.

Ji-Yun-Nam plombe l'ambiance

L'ambiance est bon enfant, le soleil brille, mais on sent bien que ce n'est pas la fièvre des grands jours. Il faut dire que mis à part quelques dribbles timides de Robinho, la seleção a du mal à enflammer ses supporters. A 0-0 à la mi-temps, Kézia, dont les jabulani débordent outrageusement du bikini, fait la moue: « Franchement, je suis déçue, Kaka est bien mignon, mais il a du mal sur le terrain. Avant le début du match, je m'attendais à un 5-0 facile, mais, là, au point où on en est, 2-0, ce serait déjà pas mal » . Même si elle est vite consolée par Maicon et Elano en seconde période, Ji-Yun-Nam refroidit les ardeurs des cariocas. «  C'est quoi ce bordel, on dirait qu'ils ont échangé les maillots, le Brésil, il joue en rouge, là ! » , peste Rodrigo, vert de rage, alors que Jong Tae-Se déborde une énième fois l'arrière-garde de la seleção. Quand le match se termine, il est 17h30 le soleil commence déjà à se coucher. Malgré la sono poussée à fond, certains essaient bien d'esquisser quelques pas de samba mais le cœur n'y est pas. Les protégés de Dunga ont intérêt à se bouger le cul contre la Côte d'Ivoire, sinon, l'ambiance risque de sérieusement se refroidir du côté de Copacabana.

Louis Génot, à Rio de Janeiro

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Aucun commentaire sur cet article.
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
Article suivant
Les notes...
0 0