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On était au couronnement de la Belgique

Grâce à sa victoire ce mardi soir, la Belgique va officiellement devenir la huitième nation à truster la première place du classement FIFA – et la troisième sans avoir remporté de trophée. Au stade Roi-Baudouin, les 50 000 personnes présentes ont vibré entre un Kompany chanteur, des poires géantes et une ola à 0-0…

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« On n'aura jamais assez de chopes ! » Avec leur accent pincé du Brabant Wallon, trois jeunes se hâtent donc de quitter le parking C du Heysel pour prendre la direction du stade Roi-Baudouin. Dans leur combi, deux flics observent la scène. Eux doivent se contenter d'un café. Pour se rendre du parking au stade – distants de 100 mètres à vol d'oiseau – il faut marcher environ 15 minutes. Les environs sont ainsi faits que le spectateur doit suivre une sorte de zigzag qui longe trois fois le stade avant d'arriver sur place. Avant d'entrer, il faut bien sûr passer l'étape des grilles et du check-in. Aujourd'hui, le niveau d'alerte a atteint 3, il est donc interdit d'amener son sac – même à main – et chaque personne sera fouillée et son identité comparée à celle du ticket. À 20 minutes du match, c'est encore la cohue devant les grilles de la Tribune 4, où les pétards s'entremêlent aux odeurs de bière. Mais il ne s'agit pas de faire le fou : dès la première poussée conséquente, les policiers se regroupent avant qu'un d'entre eux ne prenne la parole… « On se calme ou on ferme la boutique. »

Avion-poster, transversale et ola


À l'intérieur du stade, chaque supporter s'est vu apposer un poster de l'équipe nationale sur son siège, mais la plupart des fans l'utilisent pour envoyer des avions en papier vers le terrain. Il y a peu de spectateurs israéliens, et ceux qui sont là n'ont pas l'air de vivre le match avec ferveur. Ils sont assis, tranquillement comme s'ils participaient à un pique-nique géant. De leur côté, les fans belges se montrent d'emblée motivés et commencent à balancer du « Belgium ! » , assurant probablement leur statut de seuls supporters qui encouragent leur équipe nationale dans une autre langue. Un peu en retard, un homme chauve habillé d'un gros manteau rouge s'appuie sur les épaules des jeunes pour aller s'installer à sa place. Il hurle pour communiquer avec son pote, mais quand les Belges – qui montrent presque plus de volonté offensive en cinq minutes que sur l'ensemble de leurs éliminatoires – ratent une occasion, il gesticule en expliquant aux joueurs avec ses mains comment ils auraient dû tirer avec leur pied.

Comme à son habitude, Eden Hazard a le public acquis à sa cause : alors que Nainggolan réalise une de ses innombrables transversales majestueuses, le Londonien rate son contrôle, mais c'est lui que le stade acclame. Dépassés, les visiteurs sont constamment pris dans leur dos ou de vitesse et sont à chaque fois tout heureux de pouvoir dégager le ballon le plus loin possible, même si ce n'est jamais dans les parages de Mignolet. À la 41e minute, une ola se met en place. Ce n'est pas courant, surtout à 0-0, mais après tout, les Diables sont déjà qualifiés. Et puis ça fait tellement longtemps que les Belges attendent de retrouver le sourire et le succès qu'ils peuvent bien se permettre ce petit « écart » . Surtout que le public israélien joue le jeu...

De la poire au DJ


La pause est animée au choix par des bagnoles qui paradent à côté de la piste d'athlétisme, par une sorte de pousse-pousse dont l'utilité reste inconnue, par un suppositoire géant ou par deux poires vivantes qui ont du mal à applaudir tellement elles sont grosses. Certains regardent le résultat des Pays-Bas. « Putain, ils sont menés 0-2, on est tête de série à l'Euro !! » En deuxième période, alors que l'ambiance retombe quelque peu et que les chants font long feu, le but de Mertens réveille littéralement le stade et plus particulièrement deux demoiselles qui se ramassent leurs quatre voisins de derrière sur le dos. Ils n'ont probablement pas pu mesurer leurs émotions. À la deuxième réalisation belge, le chauve en rouge acquiesce en écartant les bras comme si c'était lui qui avait marqué. Ça y est, les Belges vont être premiers au classement FIFA. En fin de match, c'est le même chant qui revient et qui alterne avec efficacité les « Lalalala lalalala » excités avec les « Hohohohoho hohohoho » plus mesurés. Le but israélien passe même inaperçu, les fans sont trop occupés à appeler Marc Wilmots à danser avec eux. Le coach national fait d'abord mine de donner une dernière consigne alors qu'il reste quelques secondes, puis il se retourne et applaudit le public. Il n'en faut pas plus pour que l'ambiance monte encore d'un cran. En guise de clin d'œil aux voisins français, les supporters belges changent « On est les champions » en « On est les premiers » . Le coup de sifflet final est historique pour la Belgique, et même si beaucoup s'empressent de dire que cette place ne veut pas dire grand-chose, tout le monde « a bon » .


Les joueurs et le staff se rassemblent alors près du banc de touche. Même si les remplaçants se les gèlent sévère, ils accompagnent les titulaires pour le tour d'honneur. La troupe s'arrête auprès de chaque bloc pour le faire vrombir de plaisir et chanter avec. Arrivé aux alentours du kop, le capitaine Kompany s'empare du micro et fait asseoir et lever tout le stade avec une voix qui mériterait quelques tons supplémentaires pour être tout à fait juste. Dans le même temps, les bénévoles installent de grands tapis sur le terrain pour amener la sono au centre du stade. Alors que l'ambiance foot règne en plein, les DJ Dimitri Vegas & Like Mike prennent le pas pour amener une atmosphère à mille lieues d'une festivité sportive et ressemblant bien plus à un Tomorrowland qu'à une célébration footballistique. Certains supporters se disent alors qu'ils vont en profiter pour repartir sans embouteillages, mais une fois dehors, ils se rendent compte qu'ils sont des milliers à le penser. Demain, tous ces gens se réveilleront avec le sourire, sauf peut-être le chauve en rouge, qui gesticulera encore sur le raté de Mertens.

https://www.youtube.com/watch?v=MmI-CtLNMhM

https://www.youtube.com/watch?v=aXyAwj7Da4Q

Par Émilien Hofman, au stade n°1 Baudouin
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