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On était au clasico

Il a fallu attendre le 10 décembre 2011 pour voir le dernier clasico de l’année. Les Merengues y ont cru mais les Catalans sont au-dessus. Tout proche des dieux.

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757 journalistes accrédités, 190 médias représentés et plusieurs millions d’euros en short dans un stade pluvieux : le dernier clasico de l’année a des accents wagnériens. En Espagne on sait bien qu’un clasico ne dure pas que le temps d’une soirée spéciale. Un match du siècle ça se prépare pendant une semaine avant et ça se commente pendant une semaine après. Du coup une semaine de clasico donne un florilège d’invraisemblables non-évènements : Zapatero qui pronostique un 3-1 pour le Barça, une émission de la TNT espagnole qui prévoit 24h de débat en direct et un pays qui est fier de montrer autre chose que ses chômeurs. En Espagne 45% des jeunes Espagnols de moins de 25 ans sont sans travail, 5 millions de personnes sont sans emploi, la droite espagnole vient d’arriver au pouvoir et le pays frôle le plan de sauvetage. Alors un Madrid-Barça c’est beaucoup plus que la crise économique. Le foot ne distrait pas, il ressuscite. L’Espagne est fière de montrer au monde les joyaux de sa couronne. Le Real et le Barça sont les Chanel et Christian Dior de l’Espagne. Ce soir c’est le dernier défilé de l’année. Mais au moins ici, tout le monde est invité.

Les 500 millions de téléspectateurs ne remarquent sans doute pas que dès 20 heures les alentours de Bernabeu grouillent de fourmis à écharpes blanches. Une bonne dizaine de télévisions brodent et enchainent les directs. D’aucun d’évoquer la hausse de consommation de bière de 18% sur tout le territoire, d’autres de nous rappeler que lors de la première mi-temps du dernier clasico la consommation d’eau a baissé de 10%, puis augmenté de 18% à la mi-temps. Quand le match débute enfin, les chasses d’eau se taisent et Bernabeu est électrique. Le but de Benzema soulage les plus frustrés. Enfin les blaugranas se trompent, s’emmêlent les crayons. Le Barça est humain et le Madrid est à nouveau royal. Les Ultras Sur n’en peuvent plus d’hurler, la cuve madrilène chauffe malgré le crachin qui mouille les capuches. Ce soir quelque chose doit se passer. Quelque chose va changer. Mais le deuxième but barcelonais rappelle que la chance n’existe pas. Ce soir le génie est argentin et les dieux sont blaugranas. A mesure que Messi se fait plus grand, Ronaldo, lui, se fait plus petit. Finalement ce ne sera que 3-1. L’honneur madrilène sauve les meubles mais le bilan est lourd. En 2011, le Real n’a battu le Real qu’une seule fois en sept matchs.

Bientôt les vacances

A peine le temps de s’asseoir en salle de presse que Pep déboule, la mine sérieuse. Pep est pressé alors il coupe la parole. Dès ce soir son équipe s’envole pour le Japon et la coupe Intercontinentale. Alors en conf on joue vite et dans les pieds. Le premier quart d’heure catastrophique ? « C’est impossible de venir à Bernabeu et de ne pas être pressé. Nous avons perdu des ballons c’est normal » . La défense à 4 ? « On avait d’abord pensé jouer à trois en défense assez rapidement grâce à Alves qui nous donne pas mal d’options différentes. Mais après le 1-0 j’ai préféré privilégier la stabilité en défense. » Victor Valdés a touché le fond pendant quelques minutes. Pour Pep, c’est un héros: « Dans le vestiaire j’ai félicité Victor d’avoir continué à jouer court au lieu de balancer devant comme n’importe quel gardien en difficulté l’aurait fait. Lui il a continué à jouer dans les pieds. Il faut une grande force mentale pour faire ça » .


Mourinho lui en veut « à la chance » et un peu à Ronaldo: «  Ils égalisent alors que nous avons une balle de 2-0 que normalement, ce formidable joueur qu’est Cristiano, aurait dû marquer. » Mais pourquoi Mourinho et pas Karanka ? L’adjoint du chef avait été au turbin avant le match. Alors pourquoi le chef se ravise-t-il et décide d’aller affronter lui-même les journalistes ? « Je suis venu parce que mon équipe a perdu, ça m’étonnerait que ça te plaise qu’un de mes adjoints vienne alors que l’équipe vient de perdre. Quand ça gagne, pas besoin de représenter le club. Si ça perd par contre, il est impossible que je ne parle pas. » Le Special One assume sa défaite mais en zone mixte à part un Benzema très pressé, un Ramos au fond du trou et un Casillas très agacé, pas grand chose. Les joueurs du Barça sont déjà dans l’avion quand les 200 journalistes présents tentent d’attraper quelques déclarations. Ce ne sera pas mieux qu’un triste: « Il faut féliciter notre rival. C’est une grande équipe » . San Iker n’a sauvé personne ce soir. N’est pas Dieu qui veut.

Par Thibaud Leplat, à Santiago-Bernabeu
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