1. // Amical
  2. // Angleterre/France (1-2)

On était à Wembley

Dans les travées de Wembley s'est joué ce mercredi un remake du film "300". Bien qu'en infériorité numérique, les Français étaient chez eux. De la première minute aux arrêts de jeu.

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Tout match de foot anglais qui se respecte commence par une pinte. Et se termine par une pinte. Mais visiblement, à Dunkerque, on se fout des traditions. Deux jeunes Français de la ville du célèbre carnaval, drapeau de la France à la main et maillot de la décennie 2000 sur les épaules, n'ont pas attendu d'être à Wembley pour s'en mettre une petite : «  On est venu en bus. Un petit tour opérator. Tu vas jusqu'à Calais. Tu fous le car sur le Shuttle. Puis de l'autre côté, c'est direct jusqu'à Londres. On était au rhum tout le trajet. Je leur pisse à la raie moi aux Anglais et à leur bière » . Le match démarre dans un bon quart d'heure. Et de l'autre côté du mur, au cœur de l'enceinte de 90 000 places, à peine un quart des places sont occupées. Le british arrive au stade au dernier moment. Pour les hymnes à dire le vrai et le « God save the Queen » . A noter qu'il est fair-play le public des Three Lions, aucun sifflet n'est venu accompagner la Marseillaise. Wembley 1, Stade de France 0.

Mais le match à peine démarré, et déjà le un/dixième du stade aux couleurs bleu, blanc, rouge donne plus de voix que le neuf/dixième restant. En tête des charts, le classique mais non moins efficace « Allez les Bleus » . Puis au fur et à mesure que les Bleus confisquent le ballon pour trente cinq premières minutes de passe à dix, le recueil s'étoffe avec l'hymne national de Rouget de Lisle bien sûr, le « clap clap, clap clap clap, clap clap clap clap La France ! » , et enfin, après le but de la Benz', le franco-lyonnais «  Qui ne saute pas n'est pas Français, hey » . Très rapidement débordé, le Kop britannique sauve la face avec quelques coups de tambour pour dissimuler ça et là la suprématie sonore tricolore. Les stadiers font le reste. Peu habitués aux expressions poussées de soutien à son équipe, ils décident de sortir du stade les frères Dalton à la sauce béarnaise. Déguisés en prisonniers bleu-blanc-rouge, les pauvres se font vider pour rien sous les acclamations des supporteurs français. Leur tort : s'être levé un peu trop souvent de leur siège. Prince Charles 1, Hortefeux 0.

De la macro passion place à la micro, avec Antoine, parka Jean Pierre Escalettes Knysna été 2010, la trentaine bien tassée et un certain sens de la punchline. Cibles privilégiées : Yoann Gourcuff sérieusement et Mathieu Valbuena pour les blagues potaches. Extraits : «  Un Carroll, c'est deux Valbuena. C'est comme cela que ça s'échange dans les cours de récré » . «  Ils sont sympa d'avoir coupé la pelouse les jardiniers, sinon on ne voyait pas Mathieu du match » . « Quand il court, l'herbe vient lui chatouiller les aisselles » . «  Mate Valbuena, il est plus petit que le poteau de corner » . Pendant ce temps-là, le Marseillais lui répond par un but d'écolier. 2-0. « On est chez nous, on est chez nous. On est, on est, on est chez nous » . Le clan des supporteurs froggies chambre les rosbeefs à souhait. Tentative de ola brisée dans son élan une fois la tribune anglaise atteinte. Bronca. Clément d'Antibes copine avec les stadiers. Le chrono affiche la 78ème minute que déjà les premiers british se font la malle. Tous debout, les Français les saluent d'un signe amical de la main. Auquel une jeune ado de teint rosée répond par un majeur. Pink ne verra pas la réduction du score de Peter Asparagus Crouch. France 2, Angleterre 1.

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"Leur tort : s'être levé un peu trop souvent de leur siège" !
P'tain, quelle bande de pourris ces english, mais hier soir c'était "God fuck the Queen" et God était français !
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