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On était à Viktoria Köln – Union Berlin

Ce week-end à Cologne, il y avait deux manières de s'éclater : soit de manière virtuelle, en se rendant au Gamescom (grand salon international du jeu vidéo), soit de manière réelle, en allant voir Viktoria Köln contre Union Berlin en marge du 1er tour de la DFB-Pokal.

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Viktoria Köln contre Union Berlin, match du 1er tour de Coupe entre un pensionnaire de quatrième division contre le club cher aux hipsters d'Allemagne et de Navarre. Une rencontre a priori facile pour le club de 2. Bundesliga. Néanmoins, les vrais, ceux qui ont parcouru les 600 kilomètres séparant la capitale de « Kölle » savent à quoi s'attendre. « Même si l'adversaire semble au premier abord plus faible, il faut qu'on fasse attention » , prévient Marcel, supporter de l'Union. « La Coupe, ce n'est vraiment pas notre truc. L'an dernier, on s'était déjà fait éliminer au 1er tour par Heidenheim, tout juste promu en 2e division. Et les années d'avant, on a galéré au même stade contre des équipes de 3e et 4e divisions » . S'il faut avoir un minimum de respect pour l'adversaire, on ne se gêne tout de même pas pour lui envoyer une pique. En effet, le Viktoria Köln n'est clairement pas le club le plus populaire de Cologne. Son histoire, faite de faillites et de fusions, n'a pas vraiment aidé le club à se forger une solide identité. Au sein des structures amateurs de la ville, c'est plutôt le Fortuna Köln qui a la cote. Depuis sa refonte en 2010, le Viktoria est observé de loin. Surtout que, malgré les bons résultats (3e de la Regionalliga West l'an dernier), la méthode est critiquée. « Au Viktoria, il y a un mécène qui s'appelle Franz-Josef Wernze. Il avait essayé de s'implanter au 1.FC Cologne il y a quelques années » , raconte Sebastian, fan du FC et pote de Marcel. « Ça n'a pas vraiment fonctionné, alors il a décidé de bouger au Viktoria. Rien que pour ça, on peut dire qu'il n'est pas vraiment fan du 1.FC Cologne. Tu ne changes pas d'équipe du jour au lendemain comme ça. Du coup, ici à Cologne, on sourit quand on évoque le nom du Viktoria » , conclut celui qui espère une victoire de l'Union aujourd'hui.

De la bière...sans alcool


Pour se rendre au stade, qui se trouve dans l'est de Cologne, il faut arpenter les chemins sinueux d'une petite forêt qui a grandi là, à l'ombre de l'autoroute et des immeubles. Après une dizaine de minutes de marche, le petit stade de 6000 places surgit des arbres. Deux tribunes s'y font face. Une assise. L'autre debout. Et c'est tout. Tout autour, la forêt mange l'espace. Nombreux, les supporters de l'Union Berlin remplissent à ras-bord leur parcage dans la tribune debout. Ils donnent bien évidemment de la voix et se font bien plus entendre que les supporters colonais. Et pour cause, malgré la grande bannière déployée devant leur tribune, ces derniers ne sont pas bien nombreux et pas vraiment bruyants. Peu importe, les joueurs du Viktoria Köln pourront tout de même compter sur le soutien d'une grande partie du public venue au stade un peu par hasard mais qui semble soutenir dès les premières minutes les locaux. Le match est engagé, le Viktoria n'a pas peur et donne tout ce qu'il a. En face, l'Union est fébrile.


Du coup, ce sont les Colonais qui se créent les plus belles occasions, mais ça reste très maladroit devant le but. Au fil des minutes, l'intensité retombe, et les gens commencent à faire la queue devant la petite buvette de leur tribune. Et là, surprise : la bière est sans alcool. La clientèle est consternée. « Tout ça, c'est à cause des Berlinois : ils ne savent pas boire » , gueule un type à l'accent colonais mais qui supporte l'Union. « L'an dernier, le Hertha est venu, et c'était n'importe quoi » . La bière ne passe pas ; elle passe encore moins après l'ouverture du score d'un Union Berlin vraiment pas fameux, à quatre minutes de la mi-temps. Le fameux but « à l'expérience » , celui qui fait mal. Un coup de boutoir qui assomme un Viktoria pourtant volontaire. Heureux, les supporters de l'Union Berlin font comme chez eux, et font craquer des fumis. Le Viktoria, lui, est légèrement déboussolé. Preuves en sont les premières minutes des Colonais au retour des vestiaires, qui font strictement n'importe quoi et finissent par se voir sanctionner d'un penalty à la 47e pour une faute sur l'Américain Bobby Wood. Le capitaine Damir Kreilach s'élance, prend parfaitement le gardien Nico Pellatz à contre-pied...sauf qu'il loupe le cadre. Pour la plus grande joie du Sportpark Höhenberg, qui se met de nouveau à y croire.

Un joli retournement de situation


Galvanisé par ce coup du sort, le Viktoria Köln reprend sa marche en avant. Ça joue au ballon, ça avance en combinant, ça trouve des joueurs dans l'espace, bref, ça déroule. Mais devant, c'est toujours aussi maladroit. Le stade s'arrache les cheveux quand sur une contre-attaque, Jules Reimerink prend son vis-à vis de vitesse, dribble le gardien de l'Union mais bugue au moment de lâcher son ballon. Néanmoins, l'envie est revenue. Les supporters du Viktoria poussent de plus en plus fort, et finalement, ils sont récompensés à la 68e minute. Reimerink frappe sur le poteau et Mike Wunderlich est là pour reprendre derrière. Eins-Eins. Union est dépassé, n'arrive plus à tenir le ballon. Alors le Viktoria en profite et double la mise six minutes plus tard, par Reimerink. Le stade n'a beau contenir que 4540 personnes, c'est la folie. Les fonds de bières et les sodas volent gentiment dans les tribunes. Union tente de recoller, mais rien n'y fait: le Viktoria Köln s'impose. Et quelque part, c'est tant mieux comme ça. Car comme disait le poète romain Catulle, « Amat victoria curam » . La victoire aime l'effort.



Par Ali Farhat et Sophie Serbini, à Cologne
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