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  2. // Naples/Villarreal (0-0)

On était à Naples-Villarreal

Dans l'incroyable monde des tifosi, le stadio San Paolo a sa petite réputation. De passage à Naples un soir de Coupe d'Europe, on ne pouvait pas rater ça.

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Naples, un million d'habitants, un million de tifosi, presque autant de scooters et une seule rue pour aller au stade. Autant dire que pour une soirée de Coupe d'Europe, la ville est un embouteillage à elle seule à partir de 16h. Ça klaxonne, ça roule à trois sur la Vespa, écharpes bleues autour des cous et sans casque, bien évidemment. Tout ça avec la bénédiction des policiers, plus préoccupés par le résultat du soir que par la sécurité routière. Bref, un vrai chemin de croix, et ce, jusqu'à l'entrée du stade. Passerelle de secours par-dessus une Nationale, escaliers de HLM et barrières rouillées : l'entrée de la tribune presse est royale. 18h45, le San Paolo s'éveille. Tandis que le speaker annonce les formations, la Curva A régale d'un tifo de toute beauté. Et fait péter une bombe agricole. L'hélicoptère de la police survole le stade. Bienvenue à Naples.


Sur la pelouse, moins de spectacle. Le début de match est laborieux, Villarreal met le pied sur la gonfle et se crée même une première occasion par Nilmar, dont la frappe est contrée in-extremis par la défense napolitaine. Mais dans les gradins, pas d'inquiétude, les tifosi ont pris l'habitude d'attendre la 92ème. La première mi-temps est plutôt à l'avantage des Espagnols, même si le Napoli se réveille après la demi-heure de jeu. Juste avant la pause, Diego Armando Cavani, lancé en profondeur par Lavezzi, rate l'immanquable face au portier ibérique. En même temps, personne ne réussit à en vouloir à celui qui en a déjà planté 27 cette saison. A la mi-temps, le public bougonne. A quelques mètres de là, Paolo Di Canio, reconverti consultant chez Sky Sports, râle devant son écran de contrôle. Ah oui c'est vrai, il a aussi joué au Napoli.

Dès le début de la seconde période, Mazzarri tente de donner du rythme aux siens. Et que je crie à gauche, et que je fais des grands gestes à droite. Visiblement, pas l'impact escompté. Villarreal attend son adversaire, et comme le Napoli peine à construire : tristesse des frappes de loin. Hamsik, tenu au repos pour le match de dimanche contre Catane, fait son entrée à la place de Mascara, qui prend direct son 5 par un journaleux du Corriere della Sera. Mais pour le coup, le fou à la crête ne réussit pas non plus à réveiller ses coéquipiers. Ironie du sort, le réveil italien est finalement espagnol : une magnifique combinaison entre Nilmar et Giuseppe Rossi libère Borja Valero, excellent ce soir, qui dévisse sa frappe à quelques mètres du but. Un peu timoré, le San Paolo se réveille et croit exploser lorsque d'une jolie tête, Cavani ouvre la marque. Mais le rugissement se tait soudainement : un drapeau s'est levé, le but est annulé. Le voisin Di Canio a beau avoir le ralenti sous les yeux, sa mauvaise foi l'emporte. Une minute plus tard, Lavezzi se retrouve en face à face avec Diego Lopez, qui sort le grand jeu et détourne la frappe de l'Argentin en corner. Les tifosi poussent et se disent qu'encore une fois, Naples va faire pencher la balance en fin de rencontre. Mais non. Les quatre minutes de temps additionnel n'y feront rien, au contraire. Le défenseur Aronica trouve le moyen de se faire expulser dans les arrêts de jeu et d'offrir un dernier coup franc aux visiteurs. Sans succès.

0-0. Pas de régal sur la pelouse, le plaisir était dans les gradins. Ce soir, le Napoli n'a pas gagné, mais à la sortie du stade, ça klaxonne de plus belle. Comme la lave du Vésuve, les scooters affluent de toutes parts et n'hésitent pas à se télescoper pour rentrer plus vite "a casa". Problème, il n'y a toujours qu'une seule rue.


Swann Borsellino & Eric Maggiori, à Naples

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Les clubs italiens sont vraiment à la peine en Europe.

En même temps, en ce qui concerne Naples, fallait s'en douter. Le scudetto ou une éventuelle place en C1 l'an prochain sont vraiment prioritaires pour le club.

Quant à Villareal, j'en fais un des favoris pour l'Europa cette saison (avec les anglais, allemands et russes).
2 clubs anglais, 2 clubs allemenadsd, 3 clubs russes ... t'en fais un favori pour 1/4 quoi !

Perso je pense que la ligue 1 sera remportée par Lille, Lyon ou Marseille, voire Rennes ;)

bon aller j'arrête
Il m'aime bien, Pampan!

Il est toujours à l'affût. Près à me tomber dessus dès qu'il estime que je dis une connerie.
non aller, j'arrête, mais là t'as tendu le bâton quand même !

et pour reparler foot, je suis plutôt d'acc avec toi : Villareal, City, Leverkusen et les 3 russes, ainsi que Porto. On risque d'avoir de beaux 1/4 !
J'ai beaucoup aimé la description de l'ambiance autour du stade et de la ville, merci beaucoup. Je pense qu'il y a quand même plus qu'un million d'habitants à Naples, il s'agit d'une ville très peuplée quand même.
C'est cool de revoir le Napoli en coupe d'Europe.
Ca, c'est une ville de foot !!! (...le moins que l'on puisse dire)
1)paolo di canio commentait hier sur rete 4 avec sandro piccinini
2)il n'y a pas qu'une rue a fuorigrotta,j'imagine (en ayant vecu 10 ans a coté du Gazebo ;curva B)que vous parlez de celle arrivant de la tangenziale,qui passe sous la B),Apres oui pas d'acces voiture entre les distinti et les deux curve)

Merci de vous interesser a nous malgré ces petites erreurs,mais vous ne pouviez pas etre a la télé et piazzale tecchio en meme temps,ni connaitre ce quartier sans y avoir vecu.

vous pensez que l'on perdra au madrigal ,on a encaissé 2 buts ces deux derniers mois....
Je ne sait pas par ou vous eté venus mais il y a une etoile de rues qui encercle le San Paolo.

Ahh...j'oubliai : à Naples tout est ....forçement folclorique...........
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