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On était à Milan pour la finale de C1

De l'émotion, un flic en Lamborghini, 25 cl de bière à 6€, un championnat du monde de PES2016 et même un DJ set de Gaizka Mendieta. C'est peu dire qu'il y avait tout à Milan ce week-end. On y était.

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Ce n'est plus une ligne médiane, mais une frontière. Une séparation entre joie et détresse, consternation et allégresse, bougeotte et paralysie. D'un côté, il y a les enfants merengues, qui viennent enchaîner les galipettes dans la cour de récré de leurs victorieux papas. De l'autre, il y a un homme en quête de rédemption et un autre qui n'en demande pas moins. Amorphe devant sa tribune, Juanfran demande pardon à l'impressionnante délégation colchonera présente à San Siro. Elle lui répond en offrant une standing ovation qui donnerait la chair de poule à un imberbe. À quelques mètres de là, Antoine Griezmann semble préparer son entrée au musée Grévin. Les mains sur la taille, le regard dans le vide, le Français ressasse son penalty envoyé sur la barre et se dit certainement que la donne aurait pu être différente au vu du visage affiché par les siens en seconde période. Puis arrivent les tauliers. Diego Godín et Diego Simeone qui viennent consoler leurs frères comme s’ils savaient mieux que quiconque qu’ils étaient des perdants magnifiques. Finalement, le seul Merengue qui ose briser cette épaisse couche de glace, c’est Sergio Ramos. Une heure et demie après avoir fêté son but sous les yeux des supporters colchoneros, le capitaine du Real serre les pognes et glisse un mot doux quand il le faut. Après tout, il y a un Euro qui commence dans dix jours…

Mendieta, Justin Bieber et l’éboueur


Mais avant tout, place à la fête. À Milan, celle-ci a commencé bien avant le tir au but de Cristiano Ronaldo, à quelques kilomètres de San Siro. Si tous les chemins mènent habituellement à Rome, une escale obligatoire semble organisée du côté du Old Fashion, établissement nocturne lombard où chicha et selfies semblent régner en maîtres. Ce vendredi soir, les iPhone surchauffent. Coincés dans un carré VIP dont le casting laisse plutôt penser à un match de charité, Cafu, Pirès, Salgado ou encore le reconverti DJ Gaizka Mendieta envoient quelques pas de danse sur Sorry de Justin Bieber comme pour rappeler que le bon goût, comme la plupart des supporters madrilènes, débarquera samedi matin. Et si certains ont préféré la voix aérienne, de nombreux automobilistes courageux immatriculés en Espagne, pour la plupart vêtus de maillot de l’Atlético, viennent remplir les artères déjà bouchées de la ville. Il est midi passé et c’est officiel : Milan s’est changée en Madrid pour la journée. Pas de raison que la piazza del Duomo y échappe. Peuplée de maillots rouge et blanc pour la plupart, la jolie place milanaise accueille la finale du championnat du monde de PES 2016. Un France - Brésil de haut niveau remporté par le Français Walid, premier joueur de l’histoire à conserver son titre mondial. Un 4-3 spectaculaire qui a rapporté au Parisien 15 000€ sous les yeux de supporters de l’Atlético qui n’hésitent pas à s’envoyer quelques bières sous un soleil de plomb, pendant qu’un employé de la mairie de Milan aux allures de Bachelor tente de limiter la casse en matière de propreté.

Le flic en Lambo, les Colchoneros en lambeaux


Une dégaine que n’aurait pas renié le policier le plus heureux du monde. Samedi soir, alors que tous les spectateurs rament pour se frayer un chemin vers le paquebot San Siro, la coupe aux grandes oreilles arrive escortée par un flic en Lamborghini frappée d’un « Polizia » . Pratique pour chasser OJ Simpson, un peu moins pour embarquer les fauteurs de troubles. Visiblement pas emmerdé par les pétards qui explosent ça et là à côté de l’entrée du stade, un carabinier drague une MILF, tandis que les courageux qui se cherchent une place à la dernière minute se mêlent aux vendeurs à la sauvette, visiblement en quête de Japonais friqués. Peu concernés par les soucis de billetterie, les pensionnaires de la loge qui jouxte la tribune réservée aux supporters de l’Atlético tirent la gueule : le tifo déployé par les Colchoneros pendant la cérémonie d’ouverture les empêche de profiter du concert d’Alicia Keys qui rend un poignant hommage à France Gall en jouant du piano debout. Heureux d’être là malgré tout, les vendeurs de bières, glaces et chips arpenteront les allées de San Siro tout au long de la rencontre, profitant tantôt du désespoir des supporters de l'Atlético, tantôt de l’inquiétude des merengues pour refourguer 25 cl de mousse bas de gamme à 6€. À ce tarif, la gueule de bois ne s’attrape pas en tribunes, mais bien plus bas, sur la pelouse où, après être allés chercher leur médaille en chocolat, dont certains, Koke en tête, ont refusé de la recevoir autour du cou, les joueurs de Diego Simeone s’assoient sur la pelouse. Certains tournent le dos à la scène sur laquelle Sergio Ramos va soulever la coupe. D’autres ont le regard dans le vide pendant que le Cholo s’en va une dernière fois applaudir ses supporters, battus, déçus, mais fidèles à leurs joueurs jusqu’au bout. Comme eux, ils savent que la seule frontière qu’ils franchiront ce week-end est celle de l’Espagne.

Par Swann Borsellino
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