1. // Euroe 2012

On était à Luxembourg-Biélorussie

Première équipe à avoir fait tomber la France de Laurent Blanc en compétition, la Biélorussie s'est cassé les gencives vendredi au Luxembourg (0-0), prochain adversaire des Bleus. On y était. Jean-Marc aussi.

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Devant le stade Josy-Barthel et derrière la grille d'entrée, il est là et s'agite. « On m'a invité pour le match mais on ne m'a pas donné de place. Mais un Luxembourgeois vient de m'en filer une en me disant que c'était gratis » . Jean-Marc a 58 ans aujourd'hui et son plus beau cadeau d'anniversaire se trouve dans la tribune couverte - « une place à 50 euros » - pas loin de lui. « Pierre Mankowski était là, sept places à côté de moi. Il avait la feuille de match et un stylo mais n'a rien noté » . Pourtant, il y avait quelque chose à tirer de ce match entre une Biélorussie qui a fait rougir les fesses des Bleus le 3 septembre au Stade de France (0-1) et un Luxembourg qui déboulera mardi à Saint-Symphorien.


«  Schnell peut bouffer Malouda »


Que le suspense soit flingué tout de suite, il n'y a pas eu de but dans ce match. Ce qui n'empêche pas Jean-Marc d'avoir un avis sur la partie et de faire le taff que Pierre Mankowski, simplement venu gratter le DVD lors de l'après-match, n'a pas eu le cran de faire : « Peters, Bettmer et surtout Payal, les trois du milieu de terrain, ce sont eux qui ont tout fait. A la récupération et techniquement, ils ont fait le boulot. Le gardien Joubert a aussi été bon et le latéral droit est très costaud » . Le latéral droit, c'est Tom Schnell. « Eh bah Schnell peut bouffer Malouda! » , pronostique Jean-Marc. Dans ce match où la Biélorussie n'aura jamais réussi à matérialiser sa domination technique, le Luxembourg a surtout profité d'une incapacité adverse à faire complètement le jeu, l'absence d'Alexander Hleb étant particulièrement casse-couilles à gérer pour le sélectionneur Bernd Stange.

Donc, 0-0. Car déjà orpheline de ses joyaux offensifs (A.Hleb, Kutuzov), la Biélorussie a encore plus peiné en fin de match après l'expulsion de Kornilenko (69e). Ça aussi, Jean-Marc l'a vu. « A dix contre onze, les Biélorusses se sont liquéfiés! Si j'avais été le sélectionneur luxembourgeois, j'aurais mis un deuxième attaquant quitte à ce qu'il y ait un trou entre l'attaque et le milieu » . Mais le sélectionneur Luc Holtz a raisonnablement préservé son 4-5-1 et le premier point de la campagne luxembourgeoise. Alors quoi? Alors l'équipe qui devra en découdre avec la France mardi n'a aucune chance de sortir vivante. «  Ils auront le match de la Biélorussie dans les pattes » constate Jean-Marc, relayé par Michel Platini himself : « Je ne viens ici que tous les vingt ans, alors forcément, je ne connais pas bien le nom des joueurs luxembourgeois. Ce dont je suis certain, c'est qu'avec le match qu'ils ont fait, ils seront très fatigués mardi contre la France » .

Alors c'est écrit, mardi, la France creusera un peu plus l'écart dans ce groupe D. Jean-Marc n'en doute en tout cas pas une seule seconde. « Et puis bon, j'aime pas plus la France de Blanc que celle de Domenech, mais j'ai l'impression qu'après la défaite contre la Biélorussie, tout le monde a compris qu'il fallait arrêter de déconner. Alors contre le Luxembourg, je vois un 4-0 et je sais que Benzema et Hoarau marqueront. Le Luxembourg n'a aucune chance de marquer. C'est pas qu'ils sont mauvais, mais leur système condamne leur avant-centre » . Après tout, l'essentiel est ailleurs. « Le parking était à 1,80€. Un mec n'avait pas de monnaie devant moi. Il trainait alors je lui file une pièce de deux euros. Qu'est-ce qu'il fait, il me tend un billet de cinq et me dit de le garder... » . La Biélorussie a perdu sa place de coleader du groupe D ce week-end. Jean-Marc s'en branle, il a gagné un bifton de cinq euros.

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