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On était à la remise du titre du PSG au Trocadéro

Après 19 ans de frustration, le PSG n'a pas perdu de temps pour organiser les festivités du troisième titre. Et quel programme... Une remise de l'Hexagoal place du Trocadéro, suivie d'une croisière en péniche sur la Seine. De quoi faire rêver les touristes. Et les Qataris. La fête a pourtant tourné court. Affrontements, spectacle de cinq minutes, puis livraison de pizzas au Parc, récit d'une soirée gâchée.

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La ligne 9 s'est parée de bleu et de rouge en cette fin d'après-midi. Il est 17h15, et quelques gamins du Blanc-Mesnil, chandails du PSG sur les épaules, tentent de mettre un peu d'ambiance dans la rame. Un mec d'une trentaine d'années chante avec eux, puis les prend de haut : « Et les gosses, y'a qu'une seule tribune, c'est Boulogne  » . Les « gosses  » ne bronchent pas. En fait, ils n'ont sûrement pas compris, puisque quelques secondes plus tard, « Cristiano » pose une question existentielle. « C'est quoi un hooligan ?  » « C'est un mec qui vient juste pour se taper » , lui répond son pote. « Ah ouais, c'est un skinhead quoi.  » Pas tout à fait... De toute façon, l'ancien les a déjà oubliés. Il a trouvé une autre cible. Pour chambrer les supporters, un mec un peu ivre gueule à tue-tête. « Et les Parisiens, vous connaissez Giroud ? » Le type de Boulogne réplique : « Retourne dans le Nord, sale Ch'ti ! » Amis géographes, prenez place. À la sortie du métro, le soleil pointe sa gueule, tranquille. Décidément, QSI est même parvenu à arroser les cieux. Il y a déjà du bruit. L’ambiance est plus chaude que lors du meeting du candidat Sarkozy : pétards balancés toutes les 30 secondes, chansons à la gloire des postérieurs marseillais.

Tout ça sent bon l'après-midi festive. Des bobos en Ray Ban armés de leurs fanions et de leurs boudins Fly Emirates, aux classiques casquette-requins-maillot, en passant par les touristes curieux, la place devient vite noire de monde. Il est 18 heures. «  J’aperçois quelques demoiselles vêtues de nos couleurs, et beaucoup de supporters mââââles ! » balance le speaker du Parc, réquisitionné pour l'occasion. Ce sera donc une soirée entre couilles. Parfait. Symbole d'une nouvelle époque, les noms d'Ibrahimovic et Beckham fleurissent sur les dos des gens. Trois gaillards avec des écharpes des Boys préfèrent celui de Verratti. Question de charisme. « Qui était là pour le titre en 1994 ?  » demande le speaker. « Moi !! » répond en cœur la masse. « Paye tes mythos ! » Ouais, paye tes mythos... Aux « Ici c'est Paris  » , un vieux rétorque un magnifique « Ici c'est Noisy ! » Fou rire général. L'OM en reprend pour ses fesses : « Nique Gignac et Valbuena ! Nique les Baumettes, le Vieux Port et Plus Belle La Vie ! » Culture.


L'entrée des artistes


L'ambiance monte peu à peu, mais ce n’est pas encore le carnaval. On ne voit pas grand-chose, et on est serrés. De plus en plus serrés. En fait, le Trocadéro n'est pas très grand, et on commence à s'en rendre compte. Les gens continuent d'arriver en masse, mais pas les joueurs, qui semblent avoir pris du retard au départ du Parc. Au loin, on voit la grosse tête d'Alexandre Ruiz sur l'écran géant, qui accueille les joueurs sur son bus à impérial. On va donc patienter encore un peu. Un vieux prévient : « Ça va pousser  » . Et en effet, ça pousse. Quelques filles sont exfiltrées par-dessus les têtes. Une jeune chinoise angoisse. Elle regarde son copain, baragouine quelques mots en mandarin, puis tourne la tête à gauche, comme tout le monde.

Il est 18h15, et les Ultras font une entrée fracassante. Derrière une banderole « virage Auteuil » , le cortège se fraye un chemin jusqu'à la scène en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire. Enorme pogo, fumis à gogo, cette fois la soirée peut débuter. Dix minutes plus tard, les première barrières volent en direction des stewards, les coups partent, et les CRS interviennent pour mettre un peu d'ordre. Le calme semble revenir, mais l'atmosphère s'est alourdie. « C'est la guerre mon frère » , constate un supporter. « Qu'est-ce qu'ils sont débiles d'avoir fait ça ici... » , peste un père de famille. L'horloge tourne et toujours pas de bus à l'horizon. On essaye de mater son trajet sur les écrans, mais c'est galère. Interdits dans les stades, les fumigènes sont de sortie sur le parvis des droits de l'homme. Et puis merde, 19 ans d'attente, les supporters peuvent se permettre de vivre ça à l'arrache. Soudain, tous les regards se tournent vers le Musée de la Marine. Un mec assez courageux, et certainement bien arraché, a escaladé le gigantesque échafaudage qui jouxte le bâtiment. « Je vous invite à vous calmer, descendez de la structure » ordonne le speaker. « Les conditions de sécurité actuelles ne permettent pas l'arrivée des joueurs  » , lance-t-il, presque abattu. Mais le héros du jour est bien lancé. Il rejoint le toit du musée puis brandit son écharpe, gratifiant au passage la foule de quelques mouvements obscènes. Les caméras de télévision sont braquées sur lui. Quart d'heure de gloire. Une vingtaine d'individus l'imitent à leur tour, et déploient une banderole « Liberté pour les Ultras » depuis l'échafaudage. Le speaker tente à nouveau de les raisonner, avant de recevoir un monumental «  Ta gueule! » de la part du public. Suivi d'un prémonitoire « Ça va péter, ça va péter, ça va, ça va, ça va péter » . Pendant ce temps, la tribune de presse est investie par un groupe. Pas de violence, mais un constat limpide pour les journalistes : il est temps de quitter le navire.

« C'était déjà la même à Urban Peace »

Ca commence à partir dans tous les sens, et enfin, avec une heure de retard, le bus tant attendu du Paris Saint-Germain arrive. Les joueurs montent sur scène, on aperçoit Mamadou Sakho, puis plus rien. Feux d'artifices, fumis et bombes A pètent dans tous les sens. Le soleil donne mais le ciel est gris. Gris de fumée. Ils sont sûrement rares ceux à avoir vu Thiago Silva lever rageusement le trophée de champion de France. Et puis ça repart. De nombreuses personnes quittent l'esplanade. « Ils sont où les joueurs ? » , se demandent certains. « Ils se sont déjà barrés je crois » , leur répond un autre. En effet, les champions de France ont déjà fait demi-tour. Après 6 minutes de show. Sept diront les optimistes. En se rapprochant un peu de la scène, on comprend que les choses ont bien dérapé. Un affrontement entre d'un côté les forces de l'ordre, terrées au pied de l'estrade et protégées par de maigres barrières, et de l'autre des mecs assez remontés qui rentrent dans le tas.

Ces mecs sont-ils des Ultras ? On ne sait pas. En tout cas, les tessons de bouteilles volent, les pierres aussi, et tout ce qui passe par la main. On perçoit des gars qui se masquent le visage avec leurs écharpes et enfilent leurs capuches. Là, la fête n'est plus. Ou elle ne fait que commencer, c'est selon. «  Paris c'est une ville d'enculés, putain » lance un jeune, dépité. « C'était déjà la même à Urban Peace  » . Les CRS réagissent. À coups de charges successives et de grenades lacrymo, l'esplanade se vide rapidement. De là, les gens se dispersent vers les rues adjacentes, laissant derrière eux un Trocadéro digne du film « Bataille à Seattle  » . Un bon groupe de supporters chante et continue son spectacle pyrotechnique en descendant l'avenue Raymond Poincaré. Les voitures commencent à prendre cher, mais les vitrines n'ont pas encore été pétées. Les agents de sécurité de la boutique Catherine Max, eux, sont sur les dents, et tentent de protéger des clientes apprêtées qui n'osent sortir dans la rue. Le cortège se dirige maintenant vers l'Arc de Triomphe, puis s'engage sur les Champs. Nous, on s'arrête-là.

par Aymeric Le Gall et Clément Chaillou
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Pascal Pierre Niveau : Loisir
"« J’aperçois quelques demoiselles vêtues de nos couleurs, et beaucoup de supporters mââââles ! »

la preuve que Nabila a peut-être trouvé plus con qu'elle.

Après difficile de répondre autrement : "Bah fallait plutôt aller à Manchester pour une jolie communion autour d'un bus".
"« Et les Parisiens, vous connaissez Giroud ? » Le type de Boulogne réplique : « Retourne dans le Nord, sale Ch'ti ! » Amis géographes, prenez place."

rhha tu m'as tué.
RedStoneRoses Niveau : District
Le mec qui a escaladé le Troca, c'était plutôt sympathique, autant, la suite des évènements est scandaleuse et honteuse, autant pour lui, je pense que tout le monde a eu peur quand il s'est baladé au premier niveau, puis ca a bien fait rire quand il chauffait la foule.
Comment je vois la chose:

-La direction du PSG qui veut sa célébration sur le Trocadéro..et je les comprends, car eurent-ils fait ça dans le Parc des Princes, la Mairie et la Ligue leur en aurait voulu (il faut montrer le succès à tout le monde)

-Le trocadéro qui est chantier...pas terrible niveau sécurité, surtout que l'encadrement est bien trop léger (pas assez de stewards, CRS, policiers en civils) et pas prévu (pas de début de contrôle dans les gares alentoures, etc..)
De même la Mairie qui n'interdit pas les voies aux transports aux alentours (genre le Bus qui se fait attaquer...je suis touriste, je flippe devant un tel truc)

-Les Ultras de Paris, qui même si ils l'ont dans l'os depuis 2 ans déjà, auraient pu choisir un autre jour pour venir gueuler que ce jour de fête.. sérieux, même si vos revendications peuvent légitimes, ça voudra dire quoi? que le PSG, sans vous, peut gagner?

-Les ultras qui font les cons, et mettent la police sur les nerfs... début du bordel

-Les casseurs, comme on en voit à Paris à chaque grosse manifestation depuis 10 ans, qui en profitent pour commencer leur bordel.


Des erreurs? de toutes part, avec le plus de responsabilité pour la Mairie et le Préfet, ainsi qu'aux Ultras, qui lancent le début des hostilités.
Des solutions? sans doute: j'ai fait des matchs de NBA, de Hockey au Canada, de Foot au Japon, en Allemagne et en Angleterre... mon pire souvenir reste quand même en France. Marre de ne pas pouvoir profiter du sport comme il se doit, dans la joie, la chanson et la bonne humeur. ça crée sans doute des ambiances aseptisées, mais au moins je peux aller tranquille au stade, faire la fête, que ce soti avec mes amis ou ma famille.
Spike Spiegel Niveau : CFA2
Heu perso, je pense que, comme la plupart des personnes autour de moi, il a failli gacher la fête avec son comportement débile !

Imagine il se casse la gueule en jouant à King Kong (parce qu'échafaudage, il l'a pas monté par les escaliers) et se butent? perso voir un mec faire un vol plané et s'explosé le crâne sur le parvis du troca pour fêter le titre du PSG je trouve ça moyen...
Chriswillow Niveau : Loisir
Vu de la sorte, on dirait que c'était un cortège pour un match normal quoi, à coup de punchlines bien senties, de chambrage comme il faut et de fumi qui volent !
Message posté par one_of_the_amoks
"« Et les Parisiens, vous connaissez Giroud ? » Le type de Boulogne réplique : « Retourne dans le Nord, sale Ch'ti ! » Amis géographes, prenez place."

rhha tu m'as tué.




Idem ! Le coup de la jante aussi des barres.

En revanche j'avais pas entendu parler d'un cortège bâché Virage Auteuil.. Rudass.
Ou quand les mauvaises nouvelles s'enchainent
RedStoneRoses Niveau : District
Justement, au premier niveau, quand il est sortie de la structure, j'ai franchement eu peur, et je pense pas avoir été le seul. Quand il est arrivé en haut ca risquait plus rien, des mecs étaient monté pour le récupérer et à mon avis, il va prendre très très gros vu la médiatisation de l'évènement.
fallait pas virer les ultras du parc. C'est tout
Si Manchester ou le Bayern rejette ses ultras ça aurait été bien pire.
Elles sont sérieuses les télés continues ? A mimer des humeurs navrées d’enterrement et leur morale aux mains moites, à métaphorefiler la peur et l’indignation ?

Triste soirée, ah bon ?

Sans doute, la tristesse vous appartient seulement ! Aux arbitres du récit, aux followers officiels des émotions vérités, ce syndicat du spectacle et de l’hygiène affective qui font carrière dans la séparation, les lignes franches de celles qui distinguent le bon-enfant des mal élevés, ou ces lignes-autoroutes qui dans vos musées-capitale séparent les dalles Trocadéro de nos dalles périphériques. C’est ça qui vous gêne ? Une heure ou deux avec l’odeur du chaos infiltrée pas loin, dans vos rues du café du samedi matin, à l’intérieur même de votre petit rêve climatisé, au près des monuments du moisi d’avance.

Hier, j’avoue, j’ai vu la peur dans trois quatre regards vides et paumés. Des passants égarés dans leur costard ou leur siècle, sinon des Marseillais sporadiques. Sinon, j’ai vu partout la festive que vous avez certifié disparue, ouais, la joie d’instinct et le rire déployé dans un exercice non simulé, dans le sport véritable d’un minimum de désordre. Un désordre importé chez vous, là où justement toute une rage nationale s’emploie à nous rendre étrangers, tous et tout le temps.

Ah ouais, ça, c’est pas la fête ? C’est gâché ? Mais vous voulez quoi au juste ? La police toujours de nos vies ravalées, ça ne vous suffit pas ? Nôtre rôle pointillé ce serait d’applaudir aussi les triomphes programmés comme vous célébrez nos humiliations quotidiennes avec les mots photocopie du ministère de l’intérieur ? C’est donc ça, vous aimeriez commander nos actes et nos conséquences comme on millione des jeunes talents brésiliens ?

Et donc la faute aux ultras, aux hools, aux casseurs. Facile. Classique. Dix-neuf ans d’attente brûlés par une petite bande d’énervés. Une minorité de voleurs des moments rares (et chers). Non non, y a un lapsus dans votre l’histoire, hier, chacun en face de lui-même a décidé de n’obéir à aucune limite du genre cordon de crs.
Je ne vous ai pas aperçu dans les rangs décousus du vrai, hier au Trocadéro ou dimanche sur les Champs. La vérité, ce n’est pas juste dix-neuf ans d’attente pour un trophée inutile en forme de parabole, c’est dix-neuf ans de nerde sous-traitée dans les lointains. Une vie avec des tours pas eiffel, avec des titres à la pelle, en une des journaux, qui nous méprisent et effacent chaque jour le peu d’attachement qui nous restent à vos coneries débitées, à un pays qui nous a naufragé bien avant de commencer à nous le reprocher.
Ouais, on a de la mémoire aussi. Elle nous est revenue devant ce Trocadéro, construit avant la paix sociale. C’était pour une « exposition universelle ». Celle avec des zoo pour les indigènes.
Et au final combien d'articles pour nous dire la même chose So foot...? Y'a un moment ou les gens ils ont compris...Ils ne faut pas prendre les gens pour des cons* même si il ne faut pas oublier qu'ils le sont...
Message posté par Saint-Yoda
Elles sont sérieuses les télés continues ? A mimer des humeurs navrées d’enterrement et leur morale aux mains moites, à métaphorefiler la peur et l’indignation ?

Triste soirée, ah bon ?

Sans doute, la tristesse vous appartient seulement ! Aux arbitres du récit, aux followers officiels des émotions vérités, ce syndicat du spectacle et de l’hygiène affective qui font carrière dans la séparation, les lignes franches de celles qui distinguent le bon-enfant des mal élevés, ou ces lignes-autoroutes qui dans vos musées-capitale séparent les dalles Trocadéro de nos dalles périphériques. C’est ça qui vous gêne ? Une heure ou deux avec l’odeur du chaos infiltrée pas loin, dans vos rues du café du samedi matin, à l’intérieur même de votre petit rêve climatisé, au près des monuments du moisi d’avance.

Hier, j’avoue, j’ai vu la peur dans trois quatre regards vides et paumés. Des passants égarés dans leur costard ou leur siècle, sinon des Marseillais sporadiques. Sinon, j’ai vu partout la festive que vous avez certifié disparue, ouais, la joie d’instinct et le rire déployé dans un exercice non simulé, dans le sport véritable d’un minimum de désordre. Un désordre importé chez vous, là où justement toute une rage nationale s’emploie à nous rendre étrangers, tous et tout le temps.

Ah ouais, ça, c’est pas la fête ? C’est gâché ? Mais vous voulez quoi au juste ? La police toujours de nos vies ravalées, ça ne vous suffit pas ? Nôtre rôle pointillé ce serait d’applaudir aussi les triomphes programmés comme vous célébrez nos humiliations quotidiennes avec les mots photocopie du ministère de l’intérieur ? C’est donc ça, vous aimeriez commander nos actes et nos conséquences comme on millione des jeunes talents brésiliens ?

Et donc la faute aux ultras, aux hools, aux casseurs. Facile. Classique. Dix-neuf ans d’attente brûlés par une petite bande d’énervés. Une minorité de voleurs des moments rares (et chers). Non non, y a un lapsus dans votre l’histoire, hier, chacun en face de lui-même a décidé de n’obéir à aucune limite du genre cordon de crs.
Je ne vous ai pas aperçu dans les rangs décousus du vrai, hier au Trocadéro ou dimanche sur les Champs. La vérité, ce n’est pas juste dix-neuf ans d’attente pour un trophée inutile en forme de parabole, c’est dix-neuf ans de nerde sous-traitée dans les lointains. Une vie avec des tours pas eiffel, avec des titres à la pelle, en une des journaux, qui nous méprisent et effacent chaque jour le peu d’attachement qui nous restent à vos coneries débitées, à un pays qui nous a naufragé bien avant de commencer à nous le reprocher.
Ouais, on a de la mémoire aussi. Elle nous est revenue devant ce Trocadéro, construit avant la paix sociale. C’était pour une « exposition universelle ». Celle avec des zoo pour les indigènes.


Tu méprises des gens que tu ne connais pas, et tu t'attends à du respect ???
Toi et toute ta bande de dégénérés êtes devenus des asociaux, qui ne comprennent que les coups de matraque. C'est triste de voir ce que tu fais de la France, de ton pays, car oui, c'est ton pays, mais tu semble l'avoir oublié.
Surtout, n'hésites pas à aller chercher du bonheur ailleurs, tu verras qu'ils sauront t'accueillir en Allemagne ou en Angleterre.
Tu n'es pas et n'as jamais été un supporter, juste un marginal, bête et brutal dans tes gestes et tes propos.
Honte à toi et à ta bande de sauvages !
Putin, j'y étais et ok y a des connards qui ont foutu la merde mais quid du fait que personne ne voyait rien? Quid du faits qu'ils étaient 15 à tout péter sur l'échafaudage? Et une banderole "Liberté pour les Ultras" on arrête tout???
Le podium était en-dessous des spectateurs et même l'écran, personne ne voyait rien!! Quelle organisation pourrie!! Et l'annulation de la croisière alors qu'on était tous sur les ponts, ils avaient peur de quoi?? Qu'on jette des pierres sur nos joueurs champions de France?
Ce que je veux dire c'est que je défends pas les mecs qui ont foutu le bordel, mais quand ils voient que c'est un peu tendu ils trouvent le moyen de tout annuler. Ils s'attendaient à quoi, que les mecs rentrent chez eux bien tranquille? Bref il y aurait eu de la casse de toute façon il y en a toujours, mais ça aurait pu beaucoup mieux se passer.
Putin, j'y étais et ok y a des connards qui ont foutu la merde mais quid du fait que personne ne voyait rien? Quid du faits qu'ils étaient 15 à tout péter sur l'échafaudage? Et une banderole "Liberté pour les Ultras" on arrête tout???
Le podium était en-dessous des spectateurs et même l'écran, personne ne voyait rien!! Quelle organisation pourrie!! Et l'annulation de la croisière alors qu'on était tous sur les ponts, ils avaient peur de quoi?? Qu'on jette des pierres sur nos joueurs champions de France?
Ce que je veux dire c'est que je défends pas les mecs qui ont foutu le bordel, mais quand ils voient que c'est un peu tendu ils trouvent le moyen de tout annuler. Ils s'attendaient à quoi, que les mecs rentrent chez eux bien tranquille? Bref il y aurait eu de la casse de toute façon il y en a toujours, mais ça aurait pu beaucoup mieux se passer.
larrymotter Niveau : DHR
@Saint-Yoda

Je suis pas sur d'avoir bien tout saisi, mais ta conclusion m'interpelle
"Ouais, on a de la mémoire aussi. Elle nous est revenue devant ce Trocadéro, construit avant la paix sociale. C’était pour une « exposition universelle ». Celle avec des zoo pour les indigènes.".
Pour toi il est légitime et respectable de défier l'autorité (en défoncant des voitures de gens qui n'ont rien demandé, au passage) lors d'un évenement qui se déroule sur le trocadero, car il a été construit lors d'une époque ou la colonisation et le racisme était malheureusement dans les moeurs ?
Mais, avec des raisonnements comme ca, ou est-ce que l'on s'arrete? A-t-on le droit d'adresser la parole a un Allemand, ou a un Autrichien? Un juif a-t-il le droit d'en tuer un ?
C'est bien d'avoir de la mémoire, et de se rappeler des atrocités que l'humanité a connu, pour ne pas commettre les meme erreurs. Mais, je te le dis comme je le pense, j'ai honte pour mon pays a cause de la guerre d'algérie ou de la colonalisation, mais je n'ai en aucun cas de sentiment de culpabilité. Je n'ai pas a demander pardon (enfin si ca peut faire plaisir, je suis pret a le faire, mais je n'en ressens pas le besoin pour moi), je ne suis pas responsable.
Et a mon avis tu vas chercher du symbole la ou il n'y en a pas. Hier on a seulement assisté a un rassemblement de beaucoup de gens au meme endroit, mal encadré, et comme souvent ca dégénere car une poignée d'individus saute sur des occasions de ce type pour se défouler, c'est tout.
Pardon pour le doublon.
Merci l'ami, mais il me semble avoir lu ton commentaire sur un autre article, pas besoin de nous le remettre à chaque sauce.
On l'a tous compris, tu as du vocabulaire, mais le mieux c'est de rester simple et de mettre les mots dans le bon ordre. Ton message a l'air engagé et sincère, mais il est incompréhensible... Tu pars dans tout les sens et n'apporte pas grand chose au débat. On dirait un discours de marginal sous crack.
Saint-Yoda tu nous fais un slam ?
Synthétise Yoda
Message posté par Saint-Yoda
Elles sont sérieuses les télés continues ? A mimer des humeurs navrées d’enterrement et leur morale aux mains moites, à métaphorefiler la peur et l’indignation ?

Triste soirée, ah bon ?

Sans doute, la tristesse vous appartient seulement ! Aux arbitres du récit, aux followers officiels des émotions vérités, ce syndicat du spectacle et de l’hygiène affective qui font carrière dans la séparation, les lignes franches de celles qui distinguent le bon-enfant des mal élevés, ou ces lignes-autoroutes qui dans vos musées-capitale séparent les dalles Trocadéro de nos dalles périphériques. C’est ça qui vous gêne ? Une heure ou deux avec l’odeur du chaos infiltrée pas loin, dans vos rues du café du samedi matin, à l’intérieur même de votre petit rêve climatisé, au près des monuments du moisi d’avance.

Hier, j’avoue, j’ai vu la peur dans trois quatre regards vides et paumés. Des passants égarés dans leur costard ou leur siècle, sinon des Marseillais sporadiques. Sinon, j’ai vu partout la festive que vous avez certifié disparue, ouais, la joie d’instinct et le rire déployé dans un exercice non simulé, dans le sport véritable d’un minimum de désordre. Un désordre importé chez vous, là où justement toute une rage nationale s’emploie à nous rendre étrangers, tous et tout le temps.

Ah ouais, ça, c’est pas la fête ? C’est gâché ? Mais vous voulez quoi au juste ? La police toujours de nos vies ravalées, ça ne vous suffit pas ? Nôtre rôle pointillé ce serait d’applaudir aussi les triomphes programmés comme vous célébrez nos humiliations quotidiennes avec les mots photocopie du ministère de l’intérieur ? C’est donc ça, vous aimeriez commander nos actes et nos conséquences comme on millione des jeunes talents brésiliens ?

Et donc la faute aux ultras, aux hools, aux casseurs. Facile. Classique. Dix-neuf ans d’attente brûlés par une petite bande d’énervés. Une minorité de voleurs des moments rares (et chers). Non non, y a un lapsus dans votre l’histoire, hier, chacun en face de lui-même a décidé de n’obéir à aucune limite du genre cordon de crs.
Je ne vous ai pas aperçu dans les rangs décousus du vrai, hier au Trocadéro ou dimanche sur les Champs. La vérité, ce n’est pas juste dix-neuf ans d’attente pour un trophée inutile en forme de parabole, c’est dix-neuf ans de nerde sous-traitée dans les lointains. Une vie avec des tours pas eiffel, avec des titres à la pelle, en une des journaux, qui nous méprisent et effacent chaque jour le peu d’attachement qui nous restent à vos coneries débitées, à un pays qui nous a naufragé bien avant de commencer à nous le reprocher.
Ouais, on a de la mémoire aussi. Elle nous est revenue devant ce Trocadéro, construit avant la paix sociale. C’était pour une « exposition universelle ». Celle avec des zoo pour les indigènes.


Yo la sagesse a parlé...
Non mais t'est sérieux là ??
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