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On était à la présentation de Marcelo Bielsa

Retransmise en direct, la première conférence de presse de Marcelo Bielsa à l'OM a donné lieu à un sacré décalage entre l'entraîneur et les journalistes venus à sa rencontre. Et ce n'est pas à cause de la traduction.

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C'était l'évènement de la journée. Tout le monde avait coché ce moment sur son agenda. Le genre de retransmission à faire virer un vigile de supermarché parce qu'il a passé une heure peinard au rayon télé. Ce jeudi, Marcelo Bielsa donnait sa première conférence de presse, ses premiers mots en tant qu'entraîneur de l'OM. 4 mois après le match contre Ajaccio au Vélodrome, où sa venue au club était présentée comme très probable. 4 mois donc que les supporters marseillais, et les journalistes qui suivent le club, vivent, dorment et mangent « El loco » . Certains se sont fadés ses biographies en V.O, d'autres des vidéos Youtube sur l'Athletic Bilbao. Jusqu'à présent, ceux qui l'ont croisé - au restaurant, en ville ou à l'aéroport - n'ont eu droit qu'à des « si » et « muy bien » . Le site du club a buzzé cet été grâce à une vidéo montrant Marcelo à l'entraînement lâcher des « Djé Djé Caramba » ou encore un « mmuuuyyy bien Thauvin » . Alors là, c'est sûr, face à la presse et en direct sur internet, ça va être la folie. Un peu comme Barton, qu'on annonçait spécial, et qui n'a pas donné sa part aux chiens dans l'exercice, sur tous les sujets. Mais, une fois sur le même siège, Marcelo Bielsa glace en trois questions la salle, pourtant bondée.

De la pommade pour Passi


« Alors comme ça Marcelo, on est l'entraîneur de France le plus attendu ?
- Je ne sais pas, je ne peux pas l'évaluer.
- Quand même, la salle est pleine !
- Normalement, l'attente des journalistes, c'est celle du public.
- Comment vous sentez-vous, et pourquoi avoir attendu autant pour communiquer ?
- Je me sens bien, et pour l'attente, je fais avec les indications du club. »

Cela n'a pas démarré depuis une minute que l'assistance a compris, à deux doigts de supplier le retour d'Élie Baup, au moins pour l'exercice des micros. Puisque c'est comme ça, des journalistes locaux - qui ont vu en quelques mois leurs possibilités de travail à la Commanderie et autour de l'OM se restreindre sérieusement - se servent de l'occasion pour demander des comptes, notamment à propos de la possibilité de filmer une partie de l'entraînement. « Son travail n'a jamais été autant diffusé que depuis qu'il est ici » répond Franck Passi. Oui, Franck Passi. L'adjoint de Baup et Anigo est resté dans le staff de Bielsa. Si le club avait mis une traductrice à disposition, Bielsa a dès le départ proposé à Passi de traduire. L'ancien milieu de terrain s'exécute, s'appliquant tronçon de phrase par tronçon de phrase, laissant la pigiste au chômage technique pour toute la séance. À une exception notable : lorsque Bielsa le force à dire qu'il est le meilleur de ses adjoints. Si à sa décharge, l'Argentin ignore tout du contexte de pression existant entre le club et les journalistes depuis plus d'un an maintenant, il reste le premier déçu de la tournure des évènements. Il voulait parler, et pas seulement de jeu. Lorsque l'attachée de presse prend la parole pour inciter l'auditoire à se concentrer sur le football, Bielsa coupe immédiatement : « Ils peuvent poser tout type de question, je prendrais le temps de répondre. » Mais au bout de 45 minutes, le constat tombe : « On parle depuis un moment, mais on ne dit rien. »

Punchline et regard fuyant


En fait, le technicien argentin est dans la droite lignée de sa réputation. Au départ, il a justifié son surnom d'El Loco avec l'explication suivante : « J'ai donné des réponses qui n'étaient pas celles que l'on attendait que je donne. » C'est exactement ce qu'il se passe dans la foulée lorsqu'il s'amuse à répondre au pied de la lettre à une question sur le nom des leaders du groupe, ou en évoquant la responsable des soins intensifs pour les enfants de l'hôpital de Rosario, ou, encore, lorsqu'il part dans une saillie digne d'un scribe pour répondre à ceux qui ont écrit qu'il avait installé un parcours quasi-militaire aux abords du centre d'entraînement marseillais. Même si moins accessible que la punchline d'un Mourinho ou Barton, cela risque d'être tout aussi savoureux à la réécoute, avec le recul nécessaire. Et avec le temps. Car pour répondre à un journaliste de La Provence qui lui a fait remarquer finement qu'il ne prenait pas la peine de regarder son assistance, il a promis de le faire une fois qu'il se sera mis à apprendre le français. Il était peut-être sérieux sur le coup. Ce qui peut paraître fou…

Par Romain Canuti, à la Commanderie
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