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On était à la présentation de Kylian Mbappé

Un mois après la folle présentation de Neymar, l’entrée du Parc des Princes a revêtu à nouveau, ce mercredi, ses plus beaux habits pour accueillir son second joyau de l’été, Kylian Mbappé. Ultras, simples supporters, badauds curieux, le nouveau Parisien et son sourire charmeur les ont déjà tous conquis.

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Porte de Saint-Cloud, sortie de métro, les maillots parisiens se font étonnamment discrets. Seules deux, trois tuniques indiquent que quelque chose se trame du côté du Parc des Princes. Plus étonnant encore, le flocage Mbappé se fait aussi rare qu’un match sans protestation de Marco Verratti. Quelques ultras patientent à l’écart, attendant du renfort, pendant que les plus pressés s’agglutinent déjà devant les barrières. L’euphorie n’a pas encore gagné les esprits. Clément et sa clique en profitent pour rester lucides quant au transfert de l’attaquant : « Le prix est un petit peu exagéré, et ça n’est pas là que le PSG avait besoin de recruter. Pour moi, c’est au milieu de terrain qu’il fallait Fabinho ou au moins Seri et surtout un gardien.  »


En y réfléchissant bien, il fallait aussi mieux recruter côté gauche : « Pour moi, Berchiche, ça va être une arnaque, et Kurzawa c’est une énigme. C’est un joueur rasta, c’est tout ce qu’il est. » Ce mercato ne satisfait donc pas pleinement, malgré les millions dépensés. Et qu’on ne vienne pas embêter ces supporters avec le fair-play financier. « On s’en fout, c’est pas notre domaine, ça regarde les clubs » , explique Fabien, l’une des têtes pensantes du Collectif Ultra Paris. Clément fait lui aussi confiance aux juristes du PSG, n’en déplaise à certains clubs concurrents : « Aulas, on l’entend depuis des années. On va rester poli quand même, mais je pense qu’il faut qu’il arrête le football, même si j’avoue qu’il fait des choses bien avec son club. » Mais voilà que les premiers coups de tambour se font entendre, accompagnés des premières odeurs de joints.

« Y a un joueur qui arrive aujourd’hui ? »

Drapeaux en main, T-shirts du CUP sur les épaules, les ultras sont au complet. La meute peut alors s’avancer vers le lieu de la présentation. Menée par leur kapo et son mégaphone, la centaine de supporters entame chants et clappings. Avec plus ou moins de réussite. « Oh ! On est décalés là, ça ne va pas du tout ! » , rappelle à l’ordre le leader des troupes. Un boucan qui intrigue. « Y a un joueur qui arrive aujourd’hui ? » , demande un automobiliste curieux.
« Je ne devrais pas être là. En plus, le PSG, je m’en bats les couilles. Je suis fan de l’ASPTT Barbès. » Des postiers
Une question qu’il n’aurait pas eu à poser s’il était resté deux minutes de plus. « Mbappé, allez, allez, allez ! PSG, ohlolololo ! » Les ultras entonnent leur premier chant à la gloire de Kylian Mbappé. Pas peu fier de ses talents de parolier, Fabien confie qu’il n’est pas étranger à cette nouvelle création : « On va le peaufiner, c’était juste histoire de lui faire plaisir. » Sur le trottoir d’en face, deux postiers s’accordent une pause pour assister au spectacle, même s’ils ne sont pas fans du club de la capitale. « Je ne devrais pas être là. En plus, le PSG, je m’en bats les couilles  » , reconnaît le premier. « Je suis fan de l’ASPTT Barbès » , confie le second.


Après tout, qui a dit qu’il fallait être supporter du Paris Saint-Germain pour assister à la présentation de son nouveau joujou ? Certainement pas Chris et Nikita, un couple d’Anglais à Paris pour quelques jours. Lui supporte Leeds United, elle Tottenham. Tous les deux sont pourtant bien présents aux abords du Parc. « On a vu à la télé qu’il était présenté. Du coup, on est venu voir ce qu’il se passait et si on pouvait l’apercevoir rapidement. On voulait venir de toute façon pour aller à la boutique » , explique Chris, un maillot fraîchement floqué Neymar dans un sac. Postée non loin, une mère de famille attend avec sa poussette et semble un peu là par hasard. À moins qu’elle ne se soit fait avoir par son mari. « À la base, je ne savais pas qu’il y avait ça, sinon je ne serais peut-être pas venue avec la petite. On venait acheter un jogging du PSG pour mon fils. Peut-être que mon mari savait, mais qu’il ne me l’a pas dit » , se marre-t-elle, avant de se faire gentiment décaler par l’organisation. Il faut faire de la place pour les ultras, la star du jour va arriver.

Sourire, selfies et Guillaume Meurice

Les portes s’ouvrent, les portables se lèvent, les barrières sont prises d’assaut : il est là. Sourire enfantin aux lèvres, vêtu d’un costume à la coupe parfaite, Kylian Mbappé fait ses premiers pas sur le tapis rouge, acclamé par la foule. L’enfant de Bondy salue le public, serre des mains, puis brandit fièrement une écharpe aux couleurs du club de son cœur. Comme le ferait une mariée avec son bouquet, il lance cette écharpe à un petit veinard. Ambiancé par les chants des ultras, le néo-Parisien ne peut se retenir de sautiller et d’agiter les bras. Aussi agile que sur le terrain, il feinte un départ, pour mieux repiquer vers les supporters les plus chauds. Mais l’attaquant doit vraiment filer, laissant derrière lui quelques déçus qui n’auront pas eu le droit à leur photo. Ces derniers se consolent grâce à des selfies avec Marina Lorenzo, la journaliste de Canal qui vient de finir son duplex.


Le spectacle est fini, la foule se dissipe facilement. Il faut bien reconnaître que l’ancien Monégasque n’a pas attiré autant de monde que son nouveau partenaire brésilien. « Pour Neymar, il y avait deux à trois fois plus de monde » , souligne un membre du club chargé de l’organisation. Fabien, qui ne fait pas partie des têtes pensantes du CUP pour rien, a peut-être une explication. « Comme d’habitude, c’est mal organisé. Il faudrait que le club fasse comme à l’étranger, qu’il nous réserve des tribunes dans le stade. Là par exemple, on est venus, mais on l’a à peine vu. »


Mais s’ils râlent contre l’organisation, les ultras n’en sont pas moins satisfaits de la venue du Kyky parisien dans leur club. Tout ce qu’ils demandent, c’est un respect mutuel : « Si Mbappé met quarante buts, mais qu’à la fin, il ne vient pas saluer ses supporters, franchement ça va pas le faire. » Fabien assure même qu’après ce qu’ils ont traversé, les membres du CUP n’ont plus peur de rien. Alors il tacle gratuitement deux adversaires des Parisiens. « Contrairement à des clubs comme Marseille ou Lyon, si on descend en D2, on sera toujours là. Enfin, on ne sera jamais en D2 vu les joueurs qu’on a » , fanfaronne-t-il. Les chants ont cessé et les maillots parisiens se font à nouveau rares. Il n’y a plus qu’une dizaine d’ultras sur la place au grand dam de Guillaume Meurice, qui arrive bon dernier. « J’étais à la Maison de la radio, j’ai vu la présentation sur Facebook Live, explique le chroniqueur de France Inter. Mais j’ai l’impression que j’arrive après la bataille. Je vais aller emmerder ceux qui restent. » Un peu comme Mbappé avec les défenses adverses.

Par Maeva Alliche et Robin Richardot
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