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On était à la présentation de Football Manager 2012

16ème arrondissement, moquette, champagne, Martini, Miles Jacobson et Darren Tulett. Tels sont les mots-clés de la soirée de présentation de l’édition 2012 de Football Manager.

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L’année dernière, Football Manager présentait son opus 2011 dans un Puma Store parisien, avec en appâts, un jeu pour chaque journaliste présent, une réduction sur toute la boutique et le triptyque champagne/Pampryl/petits fours en fin de course. Cela n’avait pas suffi pour garder Rodolphe Gaudin, de Stade 2, avec sa fameuse chaîne autour du cou, qui s’était évadé avant même que la présentation ne commence, la jaquette du FM2011 sous le bras tout de même. Pas fou le Rodolphe.

Cette année, Rodolphe aurait dû venir et aurait pu s’embourgeoiser. Sega accueille à l’hôtel Saint-James, dans le 16ème, dans un salon privé tout en moquette (du sol au mur en passant par les dossiers de chaises), moulures au plafond et lumières tamisées en suspension. La trentaine de journalistes présents - une brochette de 25-35 ans, aucune nana évidemment – attend en silence, la tête baissée sur le smartphone, l’arrivée du boss en t-shirt, Miles Jacobson, et le guest du jour, Darren Tulett, naturellement tout sauf en t-shirt (chaussures pointues, un slim, chemise, cravate, veste rayée, coiffure impecc). Darren ouvre la conférence sous la pompeuse étiquette « Avis de l’expert » , et fait du Tulett dans le texte : « Good evening ladies and gentlemen. Si je suis là, c’est que je suis le mec qui fait le foot anglais parce que je suis anglais. Heureusement d’ailleurs que je ne suis pas belge. Sinon je serais au chômage » . Pendant 30 minutes, le présentateur de Canal cachetonne pour Football Manager, expliquant pourquoi ce jeu est une tuerie, forcément anglaise : «  En France, quand tu demandes à un type dans la rue pour quel club il est, il pensera peut-être boîte de nuit ou un truc du genre. En Angleterre, il saura exactement de quoi on parle, de foot. Le foot c’est dans nos veines  » . Pourquoi le jeu est un best-seller ? Simple : «  En 1998, personne ne se disait ‘Ah, je rêverais d’être Aimé Jacquet’. On n’est plus obligé de porter un survêtement pour être manager. Aujourd’hui, on peut rêver d’être Mourinho, Guardiola ou Villas-Boas. Le manager est devenu un mec cool, sexy, dynamique et qui gagne. Il ne suffit plus de mettre quelques plots et d’avoir le sifflet à la bouche » . Il paraîtrait même que l’Angleterre connaissait Hatem Ben Arfa avant son arrivée à Newcastle grâce à Football Manager. Un jeu auquel ne s’adonnait visiblement pas Alan Shearer, auteur d’une « grossière bourde sur le plateau de Match of the Day, le vrai » dixit Darren, qui finit sous les timides applaudissements du public, lancés par l’écurie Sega au fond de la salle.

Fernandinho, Ebondo et Socrier

Miles Jacobson (MJ, pour les intimes) entre en piste, les traits tirés par un bouclage du jeu visiblement très intense, derrière son MacBook. Flanqué d’un traducteur à ses côtés, le patron simule une petite partie, histoire de montrer les fonctionnalités de l’édition 2012 : « Ce sera sans doute une décision controversée, mais je vais commencer ma partie avec le PSG  » . Ça parle technique, haute résolution, basse résolution, vitesse du moteur de jeu optimisé mais MJ ne met pas trop de temps à entrer dans le vif du sujet : les transferts. Jacobson jette son dévolu sur Fernandinho, du Shakthar, et blinde son offre. Les agents sont durs en affaires avec Paname – « L’agent de Fernandinho a visiblement entendu que le PSG avait beaucoup d’argent » – alors que Loris Arnaud gicle de l’effectif pour que dalle. Logique. Les poids morts n’ont plus leur place dans la capitale. Ici, c’est Paris. Une fenêtre s’ouvre. Yves Bertucci conseille à Miles de jauger ses troupes en affrontant la réserve. Jallet ouvre le score d’une tête de furet mais est signalé hors-jeu. Lugano a le temps de prendre son carton jaune. L’assemblée écoute religieusement la démo de Jacobson alors que Darren Tulett semble se battre avec son corps : tantôt au fond de son siège, tantôt sur le devant, tantôt le poing qui tient son menton qui ne demande qu’à tomber, tantôt la tête en arrière. Bref. MJ, pointilleux, prépare son prochain amical contre Sainté, en se coltinant une cassette du match Ajaccio-ASSE, visionnée à vitesse rapide. Le temps de voir qu’Albin Ebondo multiplie les hors-jeux et que Richard Socrier est lamentablement expulsé en fin de match.

S’il avait eu un peu plus de temps, Miles Jacobson aurait sans doute montré à l'assistance un match sous la neige : « Ça vaut le coup. Sur ce FM2012, en Scandinavie ou en Russie, l’effet neige est très réussi. On en est très fiers » . Seulement, l’attaché de presse indique qu’il faut passer aux questions. La timidité de l’assemblée indique surtout qu’il faut passer aux choses sérieuses : le don du jeu et le cocktail. Deux journalistes viennent tout juste d’arriver dans la salle, rassurés : « Ouf, c’est bon. Le cocktail n’a pas encore commencé. Je viens là pour ça moi  » . Blague vue et revue d’un mec faussement cool ou réflexion d’un mec qui est vraiment soulagé de venir boire quelques verres d’Absolut, de Campari, de Martini, de whisky ou de champagne (ouais, le choix était plutôt large) à l’œil. Pendant ce temps-là, Darren Tulett s’éclipse presque discrètement - un mec blond en mouvement en veste rayée bordeaux et noire, ça se remarque -, Jacobson tape la discute alors que le cadreur de l’Equipe TV sort sa lumière aveuglante pour glaner ses dernières prises de vue. Il est l'heure de rentrer, de lancer l'installation et de charger une partie rapide. Pour peut-être donner une seconde chance à Loris Arnaud.

Le blog Football Manager sur SoFoot

Ronan Boscher, au Saint James
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(desole pr les accents je suis sur un clavier US) Je ne sais pas quel aigri a ecrit ca mais il faudrait peut-etre penser a sortir avec des filles, ca te detendrait...
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