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  2. // OM/Spartak (0-1)

On était à la première défaite de l'OM en C1

A l'orée du match contre le Spartak au Vélodrome, personne à Marseille n'avait pensé à la défaite. Et pourtant...

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Avant le match, sur le chemin menant au Vélodrome, les supporters ne sont pas en reste : « Vous cherchez des places ? 10€ ! » D'ordinaire, ce genre d'accoste ne se fait pas que devant le stade, et pour cause, la chasse au potentiel acheteur débute bien en amont, presque dès le centre-ville. Il faut dire que si tout le monde s'est saigné cette année pour le pack europe, c'est pour le retour de Drogba. Alors le Spartak, hormis Deschamps, autant dire que personne ne les prend trop au sérieux.


A la fin de la première mi-temps, malgré un score nul et vierge, l'opinion ne change pas. Après tout, la fameuse menace McGeady s'est peu illustrée. Pour les supporters, l'explication tactique est toute trouvée : « Les Russes, ils ont peur de Taïwo, ils en ont pas des comme ça chez eux, alors ils préfèrent passer du côté d'Azpi » . La seconde période confirmera cette tendance... Pas cons les supporters marseillais. Pendant l'entracte, les journalistes venus de l'Est commandent à boire : du jus d'orange. C'est peut-être les anciens joueurs du CSKA qui leur en ont vanté les mérites... Le match reprend et l'OM n'arrive toujours pas à faire la différence. Brandao, en plus de sa maladresse habituelle, semble traîner des pieds. Le Vélodrome le hue à sa sortie. Comme il sifflera Lucho, qui a eu la mauvaise idée de gâcher deux bonnes occases. Entre-temps, Marseille s'est pris un pion. Et malgré une bonne entrée de Gignac, qui a laissé apparaitre de réelles affinités dans le jeu avec Valbuena, l'OM ne reviendra pas au score.


Les plumitifs russes ne font pas les malins pour autant. « C'est extraordinaire pour nous. On restait sur neuf défaites d'affilée en France. On se serait contentés du nul. Mais ça ne veut pas dire que l'on se voit qualifiés. On connaît notre équipe. Ça nous étonnerait qu'elle prenne six points contre Zilina » explique l'un d'eux. Dommage que la Dèche n'ait pas entendu cette note d'espoir. En conférence de presse, il semble inconsolable : « Ce qui s'est passé ce soir ressemble plus à un cauchemar qu'à un rêve. On avait la mainmise, les opportunités, les occasions et malheureusement on prend un but casquette. Donc, c'est un mauvais résultat pour nous d'autant plus qu'il s'agit de notre concurrent direct dans cette poule. Maintenant il va falloir digérer » .


De son côté, le héros malheureux, César Azpilicueta, voit ailleurs que dans sa malheureuse déviation les causes de la défaite : « Il nous a manqué le but. Parce que si on marque dans les premiers instants, on gagne le match facilement mais on a raté des occasions et après c'est difficile » . Plus direct, Benoît Cheyrou se réjouirait presque de ces instants vérité : « A ce que je sache, on n'est pas éliminés ce soir. On part avec un handicap mais c'est dans les moments difficiles qu'on va voir si on a un groupe solide » . La réaction est donc remise au match prochain, samedi, contre Arles-Avignon.


Ça tombe bien, Michel Estevan est dans les parages. On pourrait penser qu'il est venu superviser son futur adversaire. Il n'en est rien, il profite de l'aubaine avec son fils, qu'il mène jusque dans les vestiaires. Samedi, il ne sera pas sur le banc. « Soit il me vire, soit je me fais porter malade » dit-il, avant d'aller taper longuement la discute avec le staff de Canal, dont Laurent Paganelli, le grand ami de Laurent Roussey. De quoi assurer sa succession ?

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