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On était à la finale nationale de la #Bethedifferencecup 2015

Le Five de Paris accueillait ce samedi la finale nationale de la #Bethedifferencecup 2015 d'Adidas. Au programme, du beau monde, des buts en pagaille, des cris de joie, des déceptions et des interviews d'après-match oscillant entre le sérieux et le complètement déjanté.

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Alors que sur les écrans du Five défilent les images de David Trezeguet procédant au tirage au sort de l'Euro 2016, une tout autre compétition se déroule sur les terrains Gullit, Sušić et Maldini. À première vue, elle ne semble pas si différente de la grande messe du football européen qui se déroulera en France cet été : tous les participants sont drapés des maillots des sélections nationales et ont aux pieds les derniers crampons Adidas, les Ace 15 et les X 15. Seulement, c'est bien d'une compétition de football à cinq dont il s'agit ici, la Be The Difference Cup (BTDC) 2015. Après des mois de tournois régionaux, de suspense et de tension, seules les meilleures équipes sont aujourd'hui présentes. Ils viennent de Paris, Lyon, Marseille, Lille, Rouen, Metz ou encore Bordeaux et leur objectif est simple : succéder à la Team Bazet, tenante du titre. Alors, quand les phases de poules s'achèvent et que le corps arbitral donne le coup d'envoi des matchs à élimination directe, la tension monte encore d'un cran. Les encouragements et les cris de guerre fusent dans tout l'entrepôt, bientôt suivis des cris de douleur, d'incompréhension et d'agacement.

Pastis et freestyle, cocktail gagnant


Éliminé en poule, Alexandre, le capitaine de l'équipe Manita regarde les quarts de finale accoudé à la rambarde. Déçu mais bon esprit, il concède volontiers être « allé faire la fête avec l'équipe hier soir » sans pour autant se chercher d'excuses. « Sortir la veille des tournois, c'est ce qui fait notre force. La preuve, je ressors ce soir, alors que demain, je joue encore » , explique-t-il dans un sourire. Alors même qu'un accord historique est en train d'être signé non loin de là, Alexandre accepte même de donner son astuce écolo' du jour : « Nous, avec les gars, c'est le covoiturage ! » À cet instant, Cédric, capitaine du FF Marseille, sort de son quart de finale, facilement remporté, et accepte volontiers de se prêter au jeu des questions/réponses. « Nous, on est là pour tout gagner  » , plaisante-t-il avec son accent à couper au couteau. Près des grilles du terrain d'où il vient de sortir, Ali essaye lui de se faufiler jusqu'au vestiaire. Capitaine de l'équipe Bel Air de Lyon, il ne goûtera pas aux joies des demi-finales. Ce qui ne l'empêche pas de résoudre un des plus grands mystères de l'humanité lorsqu'il est invité à répondre à quelques questions décalées : « Je pense qu'on appelle un livre de poche comme ça parce que c'est un petit livre qui doit tenir dans la petite poche du petit Mathieu Valbuena. » Certains rigolent, d'autres se creusent la tête.

Un peu plus loin, dans le maillot Adidas bleu que la Belgique portera cet été, une tête connue regarde attentivement les matchs en cours. Nawel Hadjaf, aka NAW, a participé au tournoi avec son équipe invitée. Et la freestyleuse championne du monde en 2007 était là pour mettre la misère à ses homologues masculins. « On n'est pas passés parce qu'on est une équipe invitée, mais c'est pas grave, on s'est bien amusés. Et puis, c'était bonne ambiance, l'arbitrage était top, et la plupart des équipes jouaient fair-play. » Il faut dire que le fair-play, NAW, c'est son dada. Un peu comme les footballeurs de l'équipe de France 1998. «  J'ai eu la chance de rencontrer Zizou. On est tous les deux kabyles, alors le football, on a ça dans le sang. C'est lui qui me l'a dit » , se remémore-t-elle non sans un large et fier sourire. À côté d'elle, Hicham sort de son quart perdu et peste contre l'arbitrage : « Le football, c'est aussi du contact... L'arbitre a été trop sévère, il hache le match et nous empêche de jouer ! » Les esprits s'échauffent, la tension monte et très vite, un petit groupe se forme sur le terrain. Les membres du staff réagissent finalement rapidement et désamorcent la situation. « C'est pas bien méchant, il y a juste beaucoup d'enjeu » , explique un spectateur présent.

Masseuses = distraction = défaite


Heureusement, outre quelques incidents rapidement réglés, le tournoi se déroule sans accroc et dans une bonne humeur communicative. Jawad et son humour y sont sans aucun doute pour quelque chose. Lui aussi sorti dès les quarts de finale, alors qu'il avait fait le déplacement avec son équipe depuis Metz, il commence son interview en mettant les points sur les J. « Bon je m'appelle Jawad, donc si y a des blagues à faire, venez on les fait maintenant, comme ça après je suis tranquille. » Une fois les quelques plaisanteries d'usage faites, Jawad rentre dans le vif du sujet. Et l'explication à la défaite de son équipe est toute trouvée. Dans une petite salle en face des terrains, des dizaines de jeunes ostéopathes s'occupent des joueurs blessés. « Non mais voilà quoi, les matchs n'avaient même pas commencé que j'avais déjà les trois quarts de mon équipe en train de se faire masser. Les gars, ils ont vu les jolies masseuses, ils ont pensé sex tape, pas football » , explique-t-il tout en promettant des actions concrètes dès le lendemain : « Demain, je vais voter. Voter pour un parti machiste. Pour que la prochaine fois, ce ne soit que des garçons ostéopathes, histoire qu'on puisse gagner, quoi. »

Le doyen éliminé, Bordeaux sacré


Loin des masseuses et des « blessés » – « c'est bizarre, moins y a de matchs, plus y a de joueurs à l'infirmerie » , s'amuse d'ailleurs un spectateur – Christophe, le capitaine de la Flynet, sort de sa demi-finale perdue. « On s'est fait démolir par Bordeaux, mais bon, c'est un accident. On a une pluie de blessés, et puis moi, je suis sans doute le doyen de ce tournoi. J'ai 37 ans ! Et une pubalgie. Alors ouais, j'ai joué, mais en face, c'est tellement jeune, tellement vif » , concède-t-il avant d'aller justement regarder la finale entre Bordeaux et Marseille. Une finale à laquelle Kevin Kistohurry, capitaine de l'équipe bordelaise, se prépare sans trop de pression. « On se connaît depuis qu'on a huit ans, on est une famille plus qu'une équipe. On se voit tout le temps, nos femmes se connaissent, nos gosses jouent ensemble. Alors on va faire de notre mieux. Mais en face, c'est du lourd. La dream team de Marseille ! » , prévient celui qui s'en va rejoindre son équipe pour un très court échauffement.

Du côté des buveurs de pastis, on retrouve Cédric et un gardien de but au parcours plus qu'atypique. Salim Ben Boina ne passe pas vraiment son temps dans les five de Marseille. Gardien du GS Consolat, international français en beachsoccer, il est aussi et surtout le gardien de l'équipe des Comores, avec qui il a disputé les éliminatoires pour la Coupe du monde face au Ghana. Pourtant, malgré ce CV assez impressionnant pour un joueur de 24 ans, le FF Marseille s'incline en finale aux tirs au but. Salim hurle sur ses coéquipiers, s'assoit dans un coin du terrain et regarde, amer, l'équipe de Bordeaux célébrer sa victoire. Bague de champion Adidas au doigt, trophée en mains et sourire sur les lèvres, Kevin revient donner son interview d'après-match en se défaisant de l'étreinte de ses coéquipiers. «  Je le répète, Marseille, c'était une énorme équipe. Mais voilà, on les connaissait bien et on a su les jouer en contre. Vivement la prochaine ! »

Par Gabriel Cnudde
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