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  3. // FC Barcelone/Juventus Turin (3-1)

On était à la finale de la Ligue des champions

A priori la plus belle équipe du monde contre la plus pragmatique. Une attaque de feu contre une défense de fer. En somme, une opposition de styles sur le rectangle vert et un combat qui s'est prolongé dans les tribunes avec une nette victoire des socios catalans sur les tifosi italiens...

20h stade olympique de Berlin. Sous un soleil radieux et un temps d'été, des grappes de supporters et simples spectateurs s'approchent des grilles. Pour entrer, forcément une certaine attente et quelques mouvements de coudes pour ne pas se faire griller sa place. D'ailleurs, un supporter de la Juve pète un câble et hurle aux stewards « Laissez-moi entrer !!! » . À ses côtés, l'un de ses compères, embarrassé, se sent obligé de justifier : « Le football le met dans un état second, mais en temps normal, c'est un gentil garçon. » Au-delà du cordon de sécurité, les visiteurs les plus affamés peuvent se jeter sur les bretzels et hot-dogs en vente, ceux qui ont déjà abusé de la bière locale - ils sont nombreux - tentent de se frayer un chemin jusqu'aux toilettes. Bondées chez les hommes, avec une queue de plusieurs mètres. À moins d'être suicidaire, mieux vaut attendre la fin de la finale pour commander plus de mousse...

L'avant-match : flashmob et hymne de la LDC revisité


Rapidement, chaque spectateur prend place. Pour le clan catalan, il s'agit principalement de la tribune Est du stade olympique, là où les supporters du Hertha ont leurs habitudes. Les Italiens occupent une grande partie de la section Ouest et apparaissent plus nombreux, ce qui augure d'un beau duel de vocalises. Sur la pelouse, les joueurs de la Juve s'échauffent déjà depuis une bonne dizaine de minutes quand les rejoignent les stars du Barça, sous l'ovation de tout l'Est du stade et les sifflets nourris de section Ouest. Au milieu du vacarme, Lionel Messi se prépare tranquillement en échangeant des transversales avec Dani Alves, avant de se lancer dans une séance de frappes au but avec le reste du trio MSN. Dans les buts, le pauvre Claudio Bravo doit s'arracher pour sortir les quelques ballons qui ne soient pas imparables, ou compter sur les arrivées dans le game de Dani Alves et Gerard Piqué pour pouvoir briller. Le compagnon de Shakira en met quelques-unes au fond, mais reste logiquement le plus éloigné du sans-faute et le plus proche de décapiter un cameraman placé derrière la cage. Si les joueurs préparent sereinement le combat qui s'annonce, en tribunes, les deux kops se rendent coup pour coup. D'un côté, les Barcelonais, tels un seul homme, entonnent leurs chants traditionnels et occupent l'espace acoustique, quand les Italiens, visiblement plus dispersés et moins coordonnés, peinent à suivre autrement que par des sifflets ou des slogans moins soutenus. À l'annonce des deux onze, ce sont d'ailleurs les joueurs de Luis Enrique qui gagnent à l'applaudimètre, en particulier Piqué, Iniesta, Messi et Neymar. Tout le contraire de Morata, dans le viseur des Blaugrana. Un supporter a cru utile de préparer une banderole pour le numéro 10 de Barcelone : « Messi, Can I get your shirt please ? » Vient l'heure de la cérémonie d'ouverture : l'organisation a fait dans la simplicité avec une centaine de danseurs et un petit flashmob sur du Macklemore avant de chanter l'hymne de la Ligue des champions a cappella.... Simple mais terriblement efficace.

L'homme du match : les supporters du Barça


Si le Barça est favori, la Juventus a décidé de montrer qu'elle n'était pas là en victime. Dès les premières minutes, les Bianconeri pressent haut, Patrice Évra met un taquet à Dani Alves pour expliquer qui il est, et le Barça se retrouve acculé sur son but, à tel point que Javier Mascherano tombe sur le cul, littéralement. Surpris par l'engagement italien, les Catalans peinent à s'exprimer jusqu'à la première sortie signée du trio Alba-Messi-Neymar : but de Rakitić (4e), au grand dam d'Allegri. Sur le terrain comme en tribunes, le match vient de basculer : les supporters italiens sont groggy et ne font quasiment plus un bruit, alors que ceux du Barça mettent le feu. L'ascendant pris, la bande à Messi monopolise le ballon - Pogba ne le touche réellement pour la première fois qu'à la 17e - et s'offre le droit de croquer quelques occasions. Un constat à la mi-temps : si les hommes de Luis Enrique n'ont pas su plier le match, les supporters du Barça ont quant à eux pris le contrôle du stade olympique. Plus la Juve s'approche du but de Ter Stegen, plus ils crient ; quand Neymar se voit refuser un but pour une main, ils l'acclament. « Pourquoi ils chantent "Allez Paris Saint-Germain" ? » demande JF, un quinquagénaire français au teint halé venu assister à la rencontre avec des potes. Plus fort que les effets d'optique, les déformations acoustiques... Le kop catalan est plus qu'un douzième homme, c'est un deuxième entraîneur et le psy de l'équipe, alors que côté turinois, il faut attendre l'égalisation surprise de Morata pour entendre chanter en italien. Ce qui fait dire à Alicia, une Française placée entre la tribune présidentielle et le kop du Barça, que « les supporters catalans n'ont pas respecté ceux de la Juve, ils leur ont marché dessus » .

Plus qu'un club, une âme


Quand le match semble échapper à son Barça, durant les 20 premières minutes de la seconde période, la tribune Est se transcende, même les puissants sifflets juventini ne tiennent pas plus de quelques minutes, ce qui suscite l'agacement de Fabrizio, un partisan bianconero perdu à proximité de la tribune Est : « On ne les entend pas quand l'équipe perd, ils sont bons pendants dix minutes après l'égalisation... Je suis dégoûté. » À la 68e, lorsque Suárez redonne l'avantage aux siens après une superbe action de Messi, les supporters noir et blanc sont d'ailleurs déjà silencieux depuis plusieurs minutes. On peut parler du talent de Messi, Neymar ou encore Iniesta, mais la victoire du Barça est avant tout celle des tribunes : celle d'un public qui rend une standing ovation à Xavi Hernández à son entrée en jeu à la 78e et qui peut également scander le nom de Pirlo une fois la coupe aux grandes oreilles en poche. Quand Gerard Piqué vient chercher un drapeau catalan auprès du peuple blaugrana, le bruit atteint son niveau maximum...

« Cela contraste avec l'atmosphère du Nou Camp, une vraie cathédrale » nous fera remarquer Arsène Wenger, croisé sur le chemin du retour à l'aéroport de Berlin. « L'ovation à Xavi c'est très beau, mais ce n'est pas le public qui fait gagner un match » précise le boss d'Arsenal, devant Patrick, un Français qui se permet de contredire l'Alsacien : « Mais juste après l'égalisation de la Juventus, quand le Barça était dans le dur, cela a quand même dû aider non ? » Bernat, supporter catalan qui vient de faire un selfie avec Wenger, se sent investi d'une mission, expliquer la puissance du kop catalan samedi soir et son contraste avec le quotidien du Nou Camp : « Les fans présents lors de la finale, ce sont en grande partie des mecs qui ne peuvent pas assister aux matchs au Camp Nou, et donc on est au taquet et motivés, car on ne peut pas soutenir le Barça si souvent. Pour nous, c'est une opportunité unique de montrer notre amour pour le club.  » Pour être plus qu'un club, il faut plus que des supporters.



Par Nicolas Jucha
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