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On était à la Diomède Cup

Pour la septième édition de la Diomède Cup, l’Acamédie Diomède a fait les choses en grand en offrant à ses jeunes un match contre une sélection France 98. Entre plaisir de se retrouver et vision d’avenir, on y était.

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« Vous avez bien fait de venir, notre nouvelle ministre des Sports est présente ce soir au gymnase. » Il est vingt heures pétantes en ce lundi 29 mai. Devant le palais des Sports Robert Charpentier d’Issy-les-Moulineaux, le service de sécurité donne le ton d’une soirée où un très beau plateau d’invités est venu célébrer l’Académie Diomède. Une association d’insertion scolaire, sociale et professionnelle, par le sport, pour les jeunes, où déjà 281 garçons et filles sont passés. Un organisme qui favorise l’épanouissement personnel et encourage la prise de responsabilités. Une manière ludique de grandir, en somme. Dans la salle, les deux tribunes du gymnase sont proches d’être pleines, et un speaker chaud comme la braise demande à la salle d’acclamer l’arrivée imminente des joueurs. De son côté, Laura Flessel a déjà pris la parole, et si la Guêpe ne pique plus, sa classe vestimentaire la couronne reine de l'essaim, où 1300 personnes se sont rassemblées. Le but ? Boucler la neuvième année de la création de l’académie par un match de gala, contre les anciennes gloires de France 98. Comme au bon vieux temps.

Makelele patron, Gibril futur champion


Premiers de sortie, Bixente Lizarazu et ses mollets toujours saillants ouvrent le bal de la guest-list avec une certaine lucidité sur le temps qui passe : « C’est une bonne occasion de jouer entre nous. Avec nos vies personnelles, on trouve moins de temps pour jouer ensemble. Bon, on est un petit peu rouillés maintenant, mais ça fait toujours plaisir. » Numéro 3 dans le dos, l’ancien latéral gauche garde la forme sur le terrain, où l’équipe de France démarre la rencontre comme un diesel. Lionel Charbonnier est dans les buts, Frank Lebœuf en arrière avec Liza, Makelele s’occupe du milieu de terrain, tandis que Sylvain Wiltord et Robert Pirès s’apprêtent à dynamiter les cages adverses. « Ce maillot de l’équipe de France, ça me rappelle les joies et les tristesses, c’est sentimental, explique l’ancien Gunner. Ce soir, on est très heureux d’être ici pour l’association. » En face, l’équipe concoctée par l’Académie United fait un hommage à Booba, avec que des numéros dix dans sa team. Sur le maillot uniquement, puisque l’équipe se compose d’anciennes gloires du football comme William Gallas, Basile Boli, Steve Marlet ou Frédéric Piquionne, et certains journalistes comme Smaïl Bouabdellah, au toucher de balle plutôt suave.


Mais où est donc passé le père Diomède ? Au four et au moulin, « petit bonhomme » veille au confort de toutes les personnes présentes, épaulé par son équipe. Le premier tiers temps se termine, France 98 est menée au score. Sur le banc, Aimé Jacquet prend place au centre du gymnase, pour récompenser la nouvelle génération. Reçus par le mythique sélectionneur national, madame la ministre et Bernard Diomède, plusieurs jeunes reçoivent des prix attribués par le jury. Parmi eux, Gibril, lauréat du prix « coup de cœur » . « Question foot, le niveau est bien plus élevé dans l’intensité par rapport à mon club, explique ce jeune pensionnaire d’excellence avec les U15 de Choisy-le-Roi. L’académie, ça m’apporte beaucoup dans la vie de tous les jours parce qu’elle nous donne des valeurs, de la motivation, de la détermination... Quand je suis passé devant les juges tout à l’heure, ils m’ont dit qu’ils avaient été bluffés. J’en suis fier. » Tout sourire, l’enfant symbolise la réussite actuelle de cette aventure débutée en 2008. 79 élèves sont aujourd’hui partie prenante de cette formation, orientée en cinq programmes majeurs : Accompagnement professionnel, Égalité des chances, Réussite éducative, Académie pour Elles et Sport et santé. Avec 100% de réussite des élèves au baccalauréat et au brevet des collèges depuis quatre ans, difficile de faire mieux au tableau d'affichage.

« La prochaine fois, Bernard, préviens-nous un peu avant... »


En tant qu'ancien pro, malgré un léger embonpoint, Bernard Diomède garde toujours une certaine ambition. « On se fixe toujours des objectifs pour aller de l’avant. Nos partenaires font un travail formidable, l’objectif sera de renforcer nos liens avec eux pour avoir davantage de jeunes, et préparer les dix ans de l’association dès la rentrée prochaine. Il y aura toujours des chantiers à mener pour faire grandir notre association et garder ses valeurs. » Sur le terrain, les acteurs reprennent place pour les deux derniers tiers temps, et France 98 s’apprête à passer comme un rouleau compresseur sur son adversaire. Peu connu pour ses qualités de buteur, Makelele met la France sur les rails de la victoire, qui tourne même à la fessée publique. Résultat final : 9-2 France 98. Si les Hauts-de-Seine sont mis à l’honneur, Frédéric Piquionne conserve une pointe d’humour après la douche, lors du discours de remerciement organisé autour d’un buffet raffiné. « Une petite précision : la prochaine fois, Bernard, préviens-nous un peu avant... Là, on arrive pour jouer au football, tranquille, mais 9-2, ça fait mal quand même. »


Peu avant le dénouement de la soirée, le coach de l’équipe de France U18 peut commencer à baisser en intensité et tirer les premières conclusions : « Aujourd’hui, j’ai vu les joueurs venir, rester avec les jeunes pour signer des autographes, parler après le match... L’événement souhaité, c’est ça : être tous dans la même salle, unis pour échanger. » Toujours fédérateur, Diomède marche désormais dans les pas de son ancien mentor qui l’a amené vers le Graal le 12 juillet 1998, Aimé Jacquet : « Bernard a mis du temps pour créer ce projet. C’est quelque chose de fantastique, parce qu’il permet à cette jeunesse de réaliser sa passion à travers le football. Ensuite, ils sont bien accompagnés à travers les études. Et, enfin, ils construisent de futurs hommes. Nos retrouvailles, cela se passe plutôt régulièrement. Mais cette fois-ci, je les trouve émouvantes : quand on voit ces enfants avec toute cette passion, ces projets... C’est beau. » Et ça ne coûte pas plus cher non plus.



Par Antoine Donnarieix, à Issy-les-Moulineaux
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