1. //
  2. // 3e tour préliminaire
  3. // West Ham-Domžale (3-0)

On était à l’inauguration du nouveau stade de West Ham

Jeudi 4 août, West Ham a écrit une nouvelle page de son histoire. Pas de titres ou de victoire de légende au programme, mais la première rencontre disputée dans sa nouvelle enceinte : le Stade Olympique de Londres. On y était.

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Il y a quatre ans, jour pour jour, dans le stade olympique de Londres, Mo Farah remportait l’or olympique sur 10 000m, Shelly-Ann Fraser Pryce était sacrée sur le 100m féminin. Après une longue période de chômage technique, seulement interrompue par la Coupe du monde de rugby, l’enceinte dessinée par Sir Peter Cook va faire son retour sur le devant de la scène sportive britannique. West Ham l’a inauguré ce jeudi, par une victoire 3-0 contre Domžale en Ligue Europa. Un adversaire pas aussi prestigieux que prévu, la vraie inauguration étant prévue ce dimanche avec un match de gala contre la Juventus. Mais l’engouement était là. Dès l’après-midi, Westfield, le centre commercial adjacent le stade et un des plus grands du royaume, voyait afflué les premiers supporters aux couleurs des Hammers. Une affluence qui ne cessera de s’accroître au fil de la journée. Les fans arrivant dans le calme pour ce moment d’histoire. De l’enfant à la mamie, tout le monde a répondu présent. Le prix des places revues à la baisse pour l’occasion ayant sans doute été un argument de poids pour convaincre tout ce beau monde de faire le déplacement. Le stade à des allures de soucoupe volante posée au milieu d’un quartier en train de sortir de terre. Grues et ancien village olympique entourent l’arène pour une atmosphère surprenante. Bien loin des stades en centre-ville d’antan.

Poissons, poulets et petites bulles


Le nouveau locataire de l’enceinte olympique a refait la déco à sa sauce. Nom sur le toit et immenses portraits de joueurs sur la façade, pas de doute, c’est bien West Ham qui foulera la pelouse ce jeudi. C'est d’ailleurs le seul moment où l'on peut voir Dimitri Payet avec le maillot grenat sur les épaules, le Réunionnais n’ayant pas encore repris la compétition après l’Euro. Fish and chips, poulets, il y a déjà tout pour se restaurer autour et dans le stade. Tout ? Non ! Match européen oblige, pas de bière avec alcool au programme. Les bars alentours s’en frottent encore les mains. Aux portes du stade, de longues queues se forment. Pour des fouilles à rallonge ? Loin de là, tout le monde s’arrache les programmes de match pour avoir un souvenir, certains repartant avec une demie-douzaine de bouquins dans les bras. Le stade quasi-plein, aucune cérémonie exceptionnelle n’est au programme pour cet évènement historique. Architecturalement, l’arène est belle, mais bien loin des standards de stades à l’anglaise. Elle est longue, large, ronde, et les spectateurs loin de la pelouse. L’esprit d’Upton Park est encore un peu là, les habituelles bulles accompagnent l’entrée des joueurs. Les premières à Stratford. Le ton est donné. Les spectateurs bruyants. Très vite, le premier but sera marqué. Cheikhou Kouyaté rentre dans les annales. Le retard est refait pour les hommes de Slaven Bilić, battu en terres slovènes à l’aller (2-1). Les visiteurs n’arrivent pas à se montrer dangereux, faisant preuve de maladresse dans le dernier geste. Et les Anglais en profitent. Le milieu sénégalais inscrit son deuxième but de la soirée.

Choc des cultures, blessure de Fautrel, but de Feghouli


L’entracte est le moment parfait pour recueillir les premières impressions des spectateurs. « Le stade est incroyable, mais c’est difficile. Un vrai choc des cultures après autant de temps passé à Upton Park. Il va falloir trouver ses marques » avoue Cass. « Boleyn Ground me manque » assume Dan. Simon, est lui plus mesuré. « J’attends de voir le stade plein, avec des supporters adverses présents. Quand il faudra chanter plus forts qu’eux, l’ambiance pourra être exceptionnelle. Les vrais débuts, c’est en Premier League qu’ils auront lieu » . Après la mi-temps, le premier changement intervient avec une blessure de Freddy Fautrel. Lionel Jaffredo le remplace. Ce dernier quitte sa petite chaise pliante qui lui sert de banc pour participer à la fête. La physionomie du match reste la même. Les Slovènes poussent, mais manque d’imagination pour trouver le chemin des filets. Un pied, une tête, un gardien, il y a toujours quelque chose sur le chemin de la balle. Au grand dam de la centaine de supporters ayant fait le déplacement. Bien loin d’un package, ils sont invités entre les VIP et la tribune de presse derrière deux drapeaux : un du club, un du pays. Feghouli avec le 3-0 à dix minutes du terme scelle le sort du match. Et donne par la même occasion le signal de départ à près de la moitié des supporters. Les travées se vident à vitesse grand V. Le coup de sifflet final pousse les derniers présents à partir. Joie et satisfaction sont au programme. Un baptême réussi.


Par Nicolas Kohlhuber
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Et pas une photo.
gwynplaine76 Niveau : CFA2
J'ai vu des images du stade lors de ce match, c'est clair que ça change d'un stade anglais classique. Pour autant, ils ont vraiment fait ce qu'ils ont pu pour rapprocher les gradins de la pelouse ( un article de SF en parlait déjà). Et même s'il reste de l'espace, j'ai l'impression que le résultat est bien meilleur qu'au SDF.
Une infographie ici:
http://www.dailymail.co.uk/sport/footba … round.html
gwynplaine76 Niveau : CFA2
Et un résumé sur la chaine youtube du club: https://youtu.be/hsecp4YawmA

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