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On était à l’entraînement des Samouraïs

Dans l’indifférence générale, la sélection nippone a pris ses quartiers dans le Val-d’Oise avant d’affronter la France vendredi au stade de France. Heureusement, le pays du Soleil Levant envoie toujours une ruche de gratte-papiers et de photographes.

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Un bus et des appareils photos partout : oui, les Japonais sont bien arrivés en France. Seulement, le circuit touristique ne les a pas trimballés, comme de coutume pour les visiteurs nippons, de Montmartre aux Champs en passant par la case Tour Eiffel, en une heure montre en main. Ces Japonais-là ne verront rien de la carte postale parisienne. Pas de queue à la boutique Louis Vuitton ou au pied de l’Arc de Triomphe. L’écrin du jour s’avère moins luxueux : stade Jean Rolland de Franconville dans le Val-d’Oise, entre un Leclerc, un Ikea et une gare RER. Aucun sac banane, aucune casquette-visière, aucun pantalon en toile foncée et à coupe droite assorti à des baskets running. La cinquantaine de Nippons garnissant tribune et piste d’athlétisme de Jean Rolland sont dépêchés par les médias du pays pour raconter les dix jours de la sélection japonaise en Europe. Avant de rejoindre la Pologne dimanche pour y affronter le Brésil mardi, la sélection du Soleil Levant a établi ses quartiers dans le 9-5. Hôtel à Enghien, entraînement à Franconville. « La Fédération française avait proposé plusieurs terrains en Île-de-France pour le Japon. Zaccheroni a choisi celui de Franconville, car il aimait bien la disposition pour effectuer des entraînements à huis clos » , confesse Daniel, le secrétaire général du FC Franconville Plessis Bouchard. Pourtant, en ce mardi, c’est un entraînement intégralement ouvert à la presse et au public, contre les 15 minutes initialement annoncées, qui s’est déroulé à « Rolland » sur le terrain d’honneur.

Tortue pas géniale

Alberto Zaccheroni est au milieu du terrain, dans sa parka, les mains dans les poches, posé, le pas économe, circulaire, à la Éric Carrière. Au menu du jour : première mise en place tactique et travail des supériorités/infériorités numériques. Avec très peu de buts à la clé. Il faut dire que Keizuke Honda trottine autour du terrain, après avoir passé une IRM hier. Et Ryoichi Maeda, l’habituel avant-centre de la sélection depuis la dernière Coupe d’Asie, deuxième meilleur buteur de la J-League aussi, s’est pété. Ce n’est pas la grande tige hollando-nippone Mike Havenaar, du Vitesse Arnhem, qui changera la donne. « Pourtant, Mike va débuter » , affirme Isamu Ishikura du Sports Hochi, le quotidien sportif du Japon. « Honda sera bien là, en soutien de l’attaquant de pointe, et Kagawa vraisemblablement sur la gauche » , poursuit-il dans son jean baggy, tigres en motif sur les poches arrières. L’entraînement est d’une lenteur folle. Un rythme de tortue, et pas celui de Tortue Géniale. Il ne faut pas chercher très loin l’explication. Prems : la moitié de l’effectif doit avaler le décalage horaire. Deuz : le Zacch’ ne pipant pas un mot de japonais, les Jap’ pas un seul d’italien, le traducteur ne chôme pas. Double ration de consignes et rythme plus que haché sous un temps nuageux qui a définitivement chassé nos espoirs d’été indien. On en arrive d’ailleurs à cette situation déroutante où joueurs et coach ne s’adressent jamais un regard. Les yeux passent nécessairement par le filtre de l’interprète. Cela ne réchauffe pas Havenaar, les mains bien cachées sous les manches, en disette de ballons aériens à se mettre sur le front. Takashi Inui, essayé au poste d’avant-centre, ira quand même de son cachou en lucarne, le seul rayon de soleil levant de l’après-midi. Pendant ce temps-là, derrière le but, un des nombreux assistants japonais à short beaucoup trop grand pour lui ramasse ballons et plots.

Pascal, le grand frère, ou presque

En coulisses, ça négocie sévère sous le manteau. Les seuls non-bridés de la tribune, des locaux au nombre de cinq, rabrouent un sosie de Pascal, le grand frère, qui sert visiblement de relais entre la délégation japonaise et le club du FC Franconville : « Arrête de te la raconter là, trouve-nous plutôt des places pour vendredi ! Vas-y, au moins pour les gamins. » Oui, c’est en quelque sorte la déception pour le club du coin. Prévenu deux jours avant l’arrivée des Japonais par la FFF, le FC Franconville a fait place nette pour accueillir la sélection nipponne, mais doit se bagarrer et utiliser tous les câbles possibles pour gratter de malheureuses places au SDF pour leurs jeunes. « Franchement, la fédé… On sait que le stade ne sera pas plein. Elle a filé dix places au club et dix places à la Mairie. Le président essaie par un autre biais d’en trouver plus. Et puis aucun média français n’est pour l’instant venu couvrir la sélection japonaise. J’ai appelé un mec du Parisien, qui m’a dit qu’il venait. Je ne l’ai pas vu, déplore Daniel. Franchement, c’est dommage. C’est l’année de notre centenaire et on est resté sur une superbe Coupe de l’Outre-Mer, disputée sur ce stade. Il y avait 2000 personnes et je te raconte pas l’ambiance : extraordinaire. » Daniel, qui aide à ranger la zone mixte improvisée avec des barrières métalliques, garde tout de même le sourire : «  Enfin bon, ce que je retiens c’est que ces Japonais sont d’une correction, d’une politesse, d’une gentillesse exceptionnelles. » En arrière-plan, deux minettes de 17 piges, apprêtées comme dans La Boum, le vernis tout frais sur les ongles, déchantent. Elles étaient venues mettre le nez à la fenêtre, histoire de voir s’il n’y avait pas un Japonais à croquer. Elles ne repartiront qu’avec quelques clichés lointains, pris d’un smartphone. Séance de rattrapage mercredi après-midi, à partir de 15 heures, mais sur une fenêtre plus réduite : 15 minutes. Un quart d'heure avec Daniel sous la pluie.

Par Ronan Boscher, à Franconville
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Je le dis ou pas ?...
Cet article n'est nippon ni mauvais...
shirushei litt youhango anogei shimashu
Les bleus vont particulièrement devoir surveiller l'avant centre Landers, le 10 Atton, les milieux jumeaux Derricks et Calagan. Parait qu'ils ont un bon gardien qui joue à Hambourg, Price. Heureusement le milieu centre Julian Ross est absent.
Arigato Denilson, arigato.
Et bon sensei également
ils sont pas sensei nous poser des sushis quand même

pff n'importe quoi, vais me chercher un caf'
Je te rejoins...ce sera un court sucré pour moi...
20thcentury Niveau : DHR
Denilson fait semblant!
ca blague sec! allez...
Le joueur le plus respecté au Japon: Iker san ^^
WATASHI WA ANATA WO KOROSU!!!!!! ITTEKEMASU........
Par contre pas de café pour Denilson qui m'a l'air passablement énervé dès 10h00 du mat'...
Ce match va être sugoi!!Revenant tout juste de tokyo, je confirme la phrase de Daniel,les japonais sont "d’une correction, d’une politesse, d’une gentillesse exceptionnelles". Comme les français quoi.
Katapulta Niveau : CFA
Vous oubliez que les Nippons sont fins stratèges...
forzalazio
Nihon !! défoncé la france !
bah s'ils veulent des places, ils vont s'en acheter ...
ah la France éternelle !
Note : -1
con-nichon-whaaaaa !!!!
Même pas foutu* de faire un tir de l'aigle ou du tigre... Après on s'étonne qu'il n'y ait pas de journaliste français à l'entrainement :-)
Il est important de voir aussi qu'il est tellement difficile pour un Hollandais d'intégrer l'attaque des Oranges qu'il doit finir par aller en équipe du Japon. Ce sont les Brésiliens qui vont être déçus.
Childebert1 Niveau : DHR
Sérieusement ? Même sur So Foot y'a pas moyen d'écrire un article sur un ou des Japonais sans balancer tous les clichés sur les touristes, les mangas, le qualificatif de "bridé" ? Putain* on dirait un épisode de Thalassa de 1983, du genre "le Japon, entre tradition et modernité"...
Et ça sent le mépris surtout.
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