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On était à Gdansk pour le premier match de l’Euro

Pologne-Grèce en ouverture de l'Euro 2012. Pas forcément le plus beau match de cette phase de poules, mais quand on se trouve dans l’un des deux pays organisateurs, on peut être sûr qu’il va y avoir une bonne ambiance. Bien sûr, cela aurait pu être encore mieux si la Pologne avait gagné, mais bon, il y avait déjà de quoi bien s’amuser.

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À Gdańsk, on a fait les choses bien, et on a installé une fan-zone à quelques centaines de mètres du centre-ville. Là, il est possible de prendre part à des activités classiques, comme le babyfoot ou bien viser des cibles dans des cages de futsal, mais également essayer des jeux incroyables, comme du foot sur des terrains qui rappellent fortement les bateaux gonflables que l’on pourrait utiliser sur la Baltique. Mais tout le monde n’était évidemment pas là pour ça. Premier jour de l’Euro, le peuple de Gdańsk est venu mater sa Reprezentacja Polska face à la Grèce. Avant la rencontre, les saucisses et les brochettes partent comme des petits pains, bien que du pain, justement, il n’y en ait pas. Le tout accompagné, bien entendu, de houblon sponsorisé Carlsberg, comme le veut la trad… comme le veut la compétition.



Pologne blanche et rouge

À Gdańsk, on aime le foot ; du coup, on ne s’enquiquine pas à montrer cette saloperie de cérémonie d’ouverture, on préfère montrer les images fortes des éditions précédentes. Finalement, on passe au direct quelques instants avant le début du match. Le temps de voir capitaine Błaszczykowski, qui se fait acclamer par les 30 000 personnes présentes. Au moment de l’hymne polonais, les écharpes sont levées, et les gorges déployées. La Pologne n’a pas encore disparu. Les chants s’enchaînent. « Polska, bialo czerwoni  » , Pologne blanche et rouge, sur un air de «  Go West » . Suivront d’autres, comme une reprise de « Guantanamera » , ainsi qu’une autre sur l’air de « Qui ne saute pas  » , et ce tout le long de la rencontre. Mais bientôt, les chants laissent place à des cris de joie quand Robert Lewandowski ouvre la marque. Le buteur de Dortmund est chanté, de même que Kuba. Petit à petit, l’ambiance devient très liquide, entre les pintes qui volent, les postillons qui giclent de toute part et la pluie. À ce propos, les gentils organisateurs conseillent aux gens de se couvrir, pour ne pas attraper froid. Sans blague !



Kurwa, le mot-clé

C’est dans cette bonne ambiance que tout le monde se rend aux stands à la mi-temps pour refaire le plein. La Pologne domine, les Grecs sont à dix, tout devrait bien se passer, la fête va durer toute la nuit, pense-t-on. Malheureusement pour eux, les Polonais déchantent dès le début de la seconde période, quand Salpigidis égalise. C’est limite si l’on n’assiste pas à un infarctus collectif quand Wojciech Szczęsny se fait exclure. Tyton redonne toutefois espoir aux siens en détournant le pénalty de Karagounis. Les Polonais y croient, les chants reprennent, mais les insultes fusent. Détail qui a son importance : jusqu’au but grec, le mot le plus entendu était Polska. Après, il n’y a eu de lèvres que pour « Kurwa » , que l’on pourrait traduire par « putain » ou « merde » , suivant le contexte. Coup de sifflet final, 1-1. Les Polonais sont déçus, mais pas tristes pour autant. Les chants à la gloire du pays blanc et rouge reprennent. Les seuls qui ont vraiment la haine sont les quelques hooligans croisés à la sortie, avec leur T-shirt arborant un portrait du Che barré en rouge. Mais bientôt, tout ce beau monde ira se mettre quelques pintes à un euro dans le nez et passera à autre chose.





Ali Farhat, avec Pzremyslaw Banaszak, à Gdańs
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