1. // Infiltré

On a vu Larissa Riquelme à Guadalajara

Larissa Riquelme aura été l'une des révélations de la Coupe du Monde. Le phénomène ne repose que sur une paire de seins, mais ne peut être nié. Pour en savoir plus, on s'en est approché lors d'une séance de dédicaces à Guadalajara.

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Dans la file d'attente, la testostérone sature. 500 hommes pour une femme ... qui se fait désirer. Tous, ou presque, ont accouru avec leur revue « H, para Hombres » , dont 500 000 exemplaires ont été écoulés. Un nouveau tirage a même été nécessaire. Là serait la solution à la crise de la presse ? La pyramide des âges des prétendants s'échelonne entre les premiers poils pubiens et le moment de composer avec la ménopause de sa femme. Pour ne pas faire les choses à moitié, Luis Moreno, 28 ans, est venu accompagné d'un pote et d'un panneau taille nature de Larissa en string, un cadeau de la revue H, privilège de sa fonction de distributeur de presse: « J'ai voulu venir pour me la raconter auprès de mes potes, leur montrer que c'est une fille accessible » . Il repartira avec une signature sur les fesses de sa Paraguayenne en carton.

L'éditeur de la revue a fait de la tournée mexicaine de Larissa Riquelme un véritable événement. Si sa notoriété est subite, elle pourrait être fugace. Il est alors question de rentabiliser au maximum sa tendance à se dévêtir sans trop de raison. Pour ne surtout pas passée inaperçue, la Paraguayenne a ainsi embrassé un présentateur de Fox Sports et clamé son envie de jouer dans une telenovela mexicaine. A 16h, la mannequin entre dans le centre commercial. Des gardes du corps entourent la nouvelle star, tout sourire et perchée sur de hauts talons. Avec son mini-short et son décolleté ultra-plongeant, le nouveau sex-symbol s'attire les sifflets de l'assistance.

« Larissa est assez sexy pour vous ? » lance l'animateur. La meute de mâles en veut plus : « Non, on la veut comme dans le magazine » . Avoir transformé le fantasme en une réalité explicite explique sans doute en partie l'emballement autour de plus beau étui à portable de la planète ... ses seins gonflés à l'hélium sur son corps menu, aussi. Alejandro Ponce est le premier à obtenir sa signature et sa photo. Ce patron d'un centre de lavage attend depuis sept heures du matin avec son jeune frère et ses potes. Il porte pourtant sereinement ses 38 ans, mais fond pour Larissa : « Encore plus belle en vraie que dans le magazine » . Sur l'estrade, la petite amie du Mondial se montre généreuse : coucou à ceux qui n'ont pas pris la peine de faire la queue entre deux signatures, photos pour tout le monde.

Tout accepter est au final son fond de commerce, comme cette bise de Luis Antonio, tout heureux que son appareil dentaire et ses lunettes n'aient pas rebuté la jeune femme. A la chaîne, la poule aux oeufs d'or paraphe et donne des interview express aux télés du coin. Comme carburant, un chewing-gum et une glace à l'eau lui sont donnés. Rentabilité assurée. Talentueuse pour se dénuder, la Paraguayenne brille moins au micro, où l'élégance de son élocution se rapproche de celle de Noémie Lenoir, d'autant plus quand elle mange un crayon en répondant à une interview télé. Larissa paraît vivre un rêve et être un peu perdue. Mauro, 14 ans, donne le mot de la fin, et un alibi à cet article : « J'aime tout chez elle, c'est un phénomène sportif » . Ca doit être ça.

Thomas Goubin, à Guadalajara

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