On a vu la première défaite de l'OM

Marseille perd à domicile contre un promu alors que Paris prend la tête du championnat. Le monde à l'envers ? Pas tellement. Vu le climat, la défaite marseillaise était prévisible et surtout peu importante.

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Cela a commencé dès le samedi après-midi. Une rumeur, une nouvelle, descend la Canebière. Jean-Claude Dassier fera une annonce ce soir au stade. Comme tout le monde n'a que le mot Drogba à la bouche, c'est sûr, le retour de l'attaquant de Chelsea sera acté ce soir, en hors-d'œuvre. Dès lors, le stade devient encore un peu plus « The place to be » . Les vendeurs de places à la sauvette pourraient se réjouir mais non : l'OM a trouvé le moyen d'augmenter les tarifs. Mais bon, un match de l'OM l'été, dans cette enceinte ouverte, reste toujours un évènement.

Une fois dans l'antre, tout le monde s'est passé le mot. Plutôt que de célébrer la reprise du championnat, autant provoquer l'annonce du retour de l'enfant chéri, « normalement » programmé pour le lundi. Mais alors que les chants sur Drogba raisonnent, Dassier prend le micro. Ce n'est pas celui du stade mais celui de Canal +. Et s'il annonce bien un transfert pour le début de la semaine prochaine, c'est celui de Ben Arfa à Newcastle. Le pétard est mouillé. Il reste toujours le match et l'opportunité de siffler le mercenaire Mamadou Niang. Dans la tribune presse, un invité déboule dans le sillage d'un Lilian Gatounes ultra-bronzé. C'est Sébastien Thoen, d'Action Discrète: « On prépare un truc ici ... » . Voyant que le service de com' se braque illico, l'humoriste est obligé de désamorcer : « Non, je supporte l'OM. Et puis Doudou Cissé aussi. Je vais aller le voir à la fin du match » . En attendant, il peut constater que niveau blague, les South Winners sont pas mal. A l'entrée des deux équipes, une banderole « en route vers la 12ème étoile » est déployée. Car oui, pour eux, il faut faire avec le titre de 1929, avant l'homologation de la ligue, et avec celui de 1993. On ne peut pas leur en vouloir, le magazine officiel, distribué à l'entrée, ne fait pas non plus état d'un quelconque retrait pour l'affaire VA-OM.

Le match débute avec de la bonne volonté côté marseillais. Mais après un premier quart d'heure intéressant, un constat s'impose peu à peu : l'équipe n'a pas vraiment envie. Au lieu de s'arracher pour prendre un ballon, on préfère se laisser tomber et mettre la pression à l'arbitre. Ajouter à cela un avant-centre qui n'arrive pas à rester en pointe devant... Et pan! Caen sort son Seube, qui, seul aux 25 mètres, tente une frappe molle. Bien vu, Mandanda est trompé par le rebond. Saleté de taupe. Pour changer la donne, Deschamps fait rentrer ses deux partants, Ben Arfa et Samassa. Bingo, à quinze minutes de la fin, le premier glisse un beau ballon au second - légèrement hors-jeu - qui prend le meilleur sur Sorbon avant de frapper dans le but vide. C'est plus fort que lui, l'ancien attaquant du Mans pose un doigt sur sa bouche, comme pour dire au virage nord de se taire. La minute suivante, Niang a l'opportunité de donner l'avantage à son équipe. Mais il tente un piqué alors que le gardien est sur ses appuis. Une sorte de Panenka dans le jeu, ratée. L'inévitable arrive alors, sur un contre, El Arabi redonne un avantage définitif aux normands.


Comme pour montrer qu'il en veut pour son argent, le public entonne des chants à la gloire de Drogba. D'ailleurs, en sortant, les supporters ont le même discours : « Il vaut mieux perdre ce match mais apprendre que Didier vient lundi » . Au moins, à l'avenir, le club saura comment faire passer la pilule en cas de déconvenue.

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