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On a vu Japon-Côte d'Ivoire dans le quartier japonais de São Paulo

São Paulo abrite la plus grande communauté japonaise au monde (hors du pays du territoire nippon). On s'est rendu dans le quartier Libertade, où vivent la majorité des 300 000 Brésilo-Japonais, pour assister à l'entrée en lice des Samouraïs bleus face à la Côte d'Ivoire. Où l'on rencontre des Brésiliens fous de culture japonaise, un champion de sumo, et des disciples de la « Happy Science » .

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Pas de poster à l'effigie de Honda, de drapeaux nippons ou de maillot du Japon. À H-3, le quartier Libertade dont la majorité des boutiques s'annonce en japonais, signe d'un certain attachement à la culture du pays du soleil levant, ne semble pas franchement se passionner pour la sélection de Honda, Kagawa and co. Le premier maillot japonais que l'on aperçoit est d'ailleurs porté par un Brésilien qui n'a aucune attache nipponne. Davison Goncalves est pompier, a la vingtaine et va regarder le match avec des amis dont la plupart supportent le Japon. « Je n'aime pas mon pays, annonce t-il d'emblée, et je suis un admirateur de la culture japonaise, leur nourriture, les mangas, et leur musique aussi. » Davison a fait d'une balade à Libertade le rendez-vous obligé de chacun de ses week-ends et se montre particulièrement empathique avec le pays qu'il vénère. « Le Japon a beaucoup souffert, assure t-il, il a connu deux guerres mondiales, un tsunami, et des problèmes avec le nucléaire, j'aimerais qu'il gagne une Coupe du monde. »

Davison, rencontré dans un centre commercial qui s'étale sur quatre niveaux et où les petites boutiques collées les unes aux autres proposent avant tout des produits asiatiques, n'est pas le seul à renier sa patrie pour lui préférer le pays du soleil levant. Marcos William, Adriano Felipe Da Costa, et Nicolas De Carvalho ont la petite vingtaine et travaillent dans une boutique dédiée à la culture manga. Ils aiment « l'éducation rigide » des Japonais, « alors qu'au Brésil les filles dansent le baile funk à 5 ans » , « leur créativité » aussi, et « leur cuisine » . Les trois compères ne supportent cependant pas le Japon. Pas la Seleção non plus, d'ailleurs. Ils n'aiment pas le football. Une antipathie plutôt rare au Brésil. Plus généralement, le quartier Libertade ne montre que peu de signes extérieurs de passion pour la Coupe du monde. Peu de drapeaux et maillots. Moins, en tout cas, que dans le reste du centre de São Paulo.


Le quartier dit japonais est en fait aujourd'hui un quartier asiatique, des Chinois et des Coréens s'y étant installés en masse. Francisco Wen, 66 ans, tient une boutique de babioles. Il est né à São Paulo, a grandi à Hong Kong, avant de revenir au Brésil. « Pourquoi je suis revenu ? Tout simplement car le Brésil est mon pays. » M. Wen ne semble toutefois pas avoir les mêmes références qu'un Brésilien moyen. « Comme joueur brésilien j'aime bien le nº10… Comment il s'appelle déjà ? » Le Brésil a vu débarquer ses premiers Japonais en 1908. Le pays de l'ordre et du progrès constituait alors une destination privilégiée pour les ressortissants d'un archipel dont les campagnes saturaient, alors que le Brésil avait besoin de main-d'œuvre suite à l'abolition de l'esclavage en 1888. Beaucoup de Japonais ont alors commencé à travailler dans des plantations de café. C'est le cas des parents de Clarice Aiko Oki, qui tient une boutique où elle vend des vêtement pour enfants, mais aussi des gadgets à l'effigie de Sailor Moon, Naruto ou des Pokemon. « Pour moi, le Brésil est le meilleur pays au monde » , envoie-t-elle.

Quand le Japonais n'était pas le bienvenu

Les relations entre migrants japonais et brésiliens n'ont toutefois pas toujours été au beau fixe. Les premiers ont longtemps été victimes de préjugés. La Deuxième Guerre mondiale où le Japon se trouvait dans le camp ennemi du Brésil n'a alors rien arrangé. « Son mode de vie méprisable représente une concurrence brutale à l'encontre du travailleur du pays ; son égoïsme, sa mauvaise foi, son caractère réfractaire font de lui un énorme chancre ethnique et culturel installé dans une des plus riches régions du Brésil » , envoyait ainsi le ministre de la Justice, en 1941. Clarice, 66 ans, ne semble toutefois pas traumatisée. « Le travail de mes parents était dur, mais on était heureux » , assure la sexagénaire qui a grandi à l'intérieur de l'État de São Paulo. Le père de Clarice a 97 ans. Il est arrivé au Japon au moment de la Deuxième Guerre mondiale. Clarice dispose de quelques notions de français. Elle chante la première phrase de la Marseillaise et a même assisté au France-Brésil de 2006, à Cologne. « J'étais dans la tribune française, raconte-t-elle, j'étais la seule avec mon maillot de la Seleção, mais ça c'est bien passé. » Si elle va regarder le match du Japon, Clarice est avant tout supportrice du Brésil, comme son mari, Domingos Danno. Elle est aussi fan des Corinthians, alors que son mari en pince pour Palmeiras. « Nos parents sont pour le Japon, mais notre génération est pour la Seleção » , assure-t-elle. Il n'existe toutefois pas de règle. Des jeunes rencontrés un peu plus loin dans la rue Galvao Bueno assurent ainsi être avant tout supporters du Japon, même si leur passeport indique qu'ils sont Brésiliens.


Dans un restaurant japonais traditionnel du quartier Libertade, les serveurs portent des vestes de kimono, mais prennent les commandes sur leurs portables. Aucune télé en vue, alors que se termine Angleterre-Italie. Une heure avant le coup d'envoi de Japon – Côte d'Ivoire, on commence toutefois à voir se multiplier sur les trottoirs les maillots de la sélection japonaise. Un groupe de supporters porte même des pancartes à l'effigie de Keisuke Honda. Ils sont installés devant les locaux de la société brésilienne de culture japonaise et d'assistance sociale. Couple de trentenaires, Maya Fukusawa et Mauro Goto espèrent que le Japon sera « champion du monde » . « On aime aussi le Brésil, mais ils ont déjà cinq titres » , se justifie Maya, qui ne s'est rendue que deux fois au pays de ses parents. Elle ne connaît que quelques mots de japonais, n'a plus vraiment de famille au Japon - « à part un oncle pas vraiment bavard » , dit-elle -, mais se sent très attachée à la culture de ses parents. « Ici, il y a beaucoup de corruption, assure Maya, et j'aime qu'au Japon les gens soient centrés, c'est un pays harmonieux. » Maya et Mauro sont des disciples de la « Happy Science » , une religion qui n'a rien à voir avec Pharrell, et qui est née au Japon il y a une vingtaine d'années. Selon Wikipedia, la Happy Science comprend notamment un réjouissant volet politique qui encourage l'expansion militaire japonaise.

Un ado en Pikachu et un président alcoolisé

22h à São Paulo. Coup d'envoi de Japon – Côte d'Ivoire. Au moins trois cents personnes sont rassemblées au sein du centre culturel japonais. La plupart sont jeunes et entament des « Nippons, nippons » . Leur apparence indique que leurs parents n'ont pas franchement fait dans le mariage mixte. Comme le cliché est le meilleur ami du supporter, un ado porte un costume de Pikachu… Tous parlent en portugais. Le président de l'association aussi, mais il n'est plus en état de répondre à une interview. « J'ai trop bu » , reconnaît-il en riant. Premier but et scènes de joie, mais ce n'est pas le feu non plus. Brésiliens sans aucune attache nippone, Riberia et Vinicius, couple à la vingtaine bien tassée, sont aussi de la partie. Ils admirent, eux aussi, la culture japonaise.

À la mi-temps, William Takahiro Higuchi, champion de sumo de 31 ans, prend le micro. Il vend des tee-shirts et lance un appel au soutien de l'équipe brésilienne de sumo. « São Paulo est la seule ville hors du Japon qui dispose d'une arène de sumo » , renseigne-t-il. Retour au football : la deuxième période va évidemment ne pas plaire aux Brésilo-Nippons, mais tout le monde se contient. Pas de drame. Au coup de sifflet final, l'assistance applaudit poliment, malgré la défaite. L'animateur de la soirée monte alors sur l'estrade et rappelle que le Japon peut encore se qualifier. Il rappelle également qu'il faut supporter le Brésil, pour que la Seleção remporte son sixième titre de champion du monde. De l'intérêt d'avoir deux sélections de cœur.

Par Thomas Goubin à São Paulo
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J'adore le Japon mais il faut vraiment se voiler la face et l'idéaliser pour imaginer qu'il n'y a pas de corruption là bas...
Muito bom Thomas... C'est vrai que ce quartier de Liberdade est un îlot à part dans Sampa! La première fois que je m'y suis rendu, j'ai halluciné!
Le cliché ici est de dire que tous les japonais font les marchés pour vendre fruits et légumes. Le pire c'est que ce n'est pas totalement faux!
J'ignorais complètement l'existence d'une telle communauté Japonaise au Brésil. Merci Sofoot j'irai me coucher moins bête.
Je vous lis et écris depuis Sao Paulo! Je voulais aller à Liberdade hier mais trop crevé, 4éme match de la journée à 22h bof bof quoi lol... Sans parler que mes 2 brésiliennes étaient pas chaudes, haha!
Mais génial cet article, j'ai adoré le lire. Merci!
Au début du match, la côte d'ivoire semble fébrile, et les nippons mieux. L'équipe de côte d'ivoire tente de construire ses attaques en multipliant les passes; mais celles-ci se font uniquement dans leur camp et ils franchissent trop rarement le milieu de terrain. Les samouraï quant à eux semblent plus en jambe, et pressent très haut. Du coup au bout d'un quart d'heure, ce son les nippons qui obtiennent le premier corner, et en dépit de leur petite taille, ils se montrent toutefois assez bon dans cet exercice. Finalement, sur une touche (qui était la deuxième au même endroit dans la même minute) ils répètent une combinaison travaillée à l'entrainement (dans le couloir de Aurier) qui finit par faire mouche, lorsque ABC trouve Honda dans la surface , qui décoche un petit missile, qu'une fois de plus Zokora qui a peur du ballon (ce qui est extraordinaire pour un défenseur central qui systématiquement se retourne où cherche à éviter le ballon par peur de se faire un bobo à chaque fois que son vis à vis feint de frapper, quelle honte...) évite le tir, et laisse donc son gardien impuissant qui ne peut que voir la balle remplir ses filets, et donc, les japonais ouvrir le score. A noter que Yaya jouait trop haut à mon gout, et c'est donc le novice de l'équipe Seirey qui essaie avec beaucoup de tonic, de jouer les box-to-box. Par ailleurs, à noter que Gervigno et Kalou on échangé leur couloir au bout de quelques minutes ( d'après moi, Kalou ne peut jouer sur les ailles, c'est un homme de l'axe qui donne le meilleur de lui même uniquement dans cette position), Gervigno passé donc en principe à droite commence à dézoner, et se montre plutôt brouillon, mais bon, c'est quelques actions ont le mérite de faire jouer les japonais dans leur camp, car la défense ivoirienne est loin d'inspirer la confiance (Bamba ne sais pas relancer, toute ces tentatives de longue passe vers l'avant tombent dans des pieds samouraï, et c'est tout en paniquant qu'il tente de se replacer. à noter que l'absence de Drogba oblige les ivoiriens à essayer de construire, donc pas de dégagement loin devant...). A la fin de la première mi-temps, on a le sentiment que les ivoiriens sont restés timorés, et presque aucun d'entre eux n'a pu réellement s'exprimer. Les bonnes surprises de la première période côté Ivoire sont Boka, qui ne nous fait pas regretté Tiéné, et Seirey, qui est le seul à s'être montré abnégant, combatif sur tous les ballons, et a été le seul à existé au milieu côté éléphant. Tioté a joué facile, mais efficace, n'ayant pas les qualités pour construire; heureusement d'ailleurs qu'il venait prêter main forte à sa défense. Quant à Yaya, on a senti que la pression et son nouveau poste (très avancé) ont trop pesé sur lui. Ses partenaires ont forcés les passes vers lui....

Au retour du vestiaire, les nippon essayent dès le début d'enfoncer le clou, et les mêmes (zokora et bamba) se montrent égaux à eux même, paniquant au moindre croché, et relance pourris sur l'adversaire pour Bamba. Mais au bout de quelques minutes, Drogba sur le banc commence à s'échauffer, et les hourras du public semblent déjà effrayer les japonais, et galvaniser ses coéquipiers qui vont enfin prendre le jeu à leur compte. Tour à tour, Kalou et Gervigno montent le danger chez les Nippons, bien aidé par Aurier et un excellent Boka. Comme Bony a dû dézoner pour toucher le Ballon, c'est souvent Gervais qui se retrouve en position d'avant-centre ( ce dernier n'étant pas réputé pour son efficacité...). Enfin, toutefois est-il que lorsque Drogba s'avance sur le bord du terrain pour enfin entrer en jeux, ses coéquipiers dans le rectangle vert se montrent enfin dangereux, l'air de se dire, même sans toi on peut y arriver. Finalement, après une longue conservation du ballon pour les ivoiriens qui butte à plusieurs reprises sur la défense nippone, le ballon fini par sortir du terrain et DIDIER peut enfin entrer en jeu sous les applaudissements du public. Et là, tout comme lors de côte d'ivoire-belgique en amical, c'est une autre équipe qu'on découvre. Déjà, l'entré du phénomène à la place Seirey, permet une réorganisation, vu que à ce moment-là Yaya redescend et retrouve enfin un jeu plus satisfaisant. Sur son premier ballon (DD), fait cafouiller tous les japonais, qui tout de suite le sèche dans le couloir droit. La présence de DD oblige les champions d'Asie à rester dans leur camp, et leur bloque qui évoluait jusque là très haut redescend autant que faire se peut, les défenseurs squattant dès lors dans leur surface de réparation. Alors, on voie une CI très entreprenante, et enfin, les efforts fourni par les latéraux se montrent payant. Car, c'est sur une passe de Aurier que Bony, jusque la très peut servi, qui place une tête (loin d'être évidente) pour l'égalisation, deux minutes plus tard rebelote, le même Aurier replace la même, cette fois pour Gervigno, qui ne manque pas le cadre cette là. Finalement, la séléphanteau domine la fin du match, même si on aurait aimé les voir faire le break, jusqu'au coup de sifflet final.
Bilan des courses, Boka sort sur blessure, çà a l'aire grave, remplacé par un Djakpa loin de donner satisfaction. Bony est remplacé par Ya Konan, qui lui aussi sort avant la fin du match sur blessure. Par ailleurs, lors de la blessure de Boka, les atermoiements du banc ivoiriens ont faillit couter l'égalisation, car les japonais on à ce moment-là essayé de passé sur le gauche des ivoiriens. Drogba a beaucoup défendu après que la CI ait mené au score, et sa présence sur le terrain change tout, obligeant les équipe adverses à jouer plus bas et donc Yaya, Gervais et Kalou peuvent jouer plus libérer, et arriver en vitesse dans la surface adverse.

Mes notes:
Barry 6 : Deux arrêts à faire, qu'il a fait. Il ne pouvait rien sur le but, car zokora qui était devant honda, s'est dérobé au moment ou ce dernier à frapper.
Boka 7 : Un de ses meilleurs match en orange. On croirait revoir le Boka des années 2000. Sorti sur blessure, on prit pour ne pas que ce soit trop grave. Remplacé par Djakpa qui est très loin de proposer le même niveau que son titulaire.

Bamba 3 : pitoyable, toujours l'air paniqué. Ferait mieux de dégager loin devant, ça lui laisserait le temps de se replacer, au lieu de jouer les Tiago Silva, car toutes ses tentatives de longue passe vers l'avant se sont soldées par des attaques nippones.

Zokora 2 : n'a définitivement pas l'âme d'un défenseur.
Aurier 6 : Un attaquant plus qu'un défenseur. Mais c'est ce qu'il fallait pour ce match.

Tioté 6: Il a fait son boulot, et contrairement aux autres, il dégage beaucoup de sérénité. Sans lui, le japon aurait très vite mené 2-0
Seirey 7: Abnégant, le seul qui a essayer de pressé avant l'entrée de DD. Remplacé par le même DD qui a tout changé.
Yaya 5 : Trop de pression sur ses épaules. Il a forcé son jeu, mais il n'est pas un 10 contrairement à ses envies. Il doit partir de plus bas pour être efficace comme cela à été le cas après l'entrée en jeu de DD. A noter qu'hormis lui, l'équipe n'a pas de relayeur, donc il doit rester à son poste naturel.

Gevigno 6 : On n'a pas vu le Gervais de l'as roma, car il a joué les neuf et demi. A tout de même le mérite de donner l'avantage à sa formation sur une merveille de centre de Aurier.
Kalou 4 : Ce n'est pas un ailier, et ça c'est trop souvent vu. Mais vu l'embouteillage dans l'axe, je pense qu'il serait mieux dans le rôle qu'on veut absolument donner à Yaya, c'est à dire en 10 devant le mancunien.
Bony 6 : A été obligé de redescendre pour pouvoir touché le ballon, n'a pas pesé sur la défense nipponne, car il est plus un renard de surface qu'un DD, à l'image du but égalisateur dont il est auteur. Une tête peu évidente à mettre.
Deco, ce merveilleux joueur, avait un père Portugais et une mère d'Origine Japonaise, il fait peut être parti de cette communauté...

https://www.youtube.com/watch?v=5ZkLPqKFcjQ
jean pierre adams Niveau : DHR
Article vraiment simpa.
Coach Kévinovitch Niveau : Ligue 1
Message posté par KingKong
Au début du match, la côte d'ivoire semble fébrile, et les nippons mieux. L'équipe de côte d'ivoire tente de construire ses attaques en multipliant les passes; mais celles-ci se font uniquement dans leur camp et ils franchissent trop rarement le milieu de terrain. Les samouraï quant à eux semblent plus en jambe, et pressent très haut. Du coup au bout d'un quart d'heure, ce son les nippons qui obtiennent le premier corner, et en dépit de leur petite taille, ils se montrent toutefois assez bon dans cet exercice. Finalement, sur une touche (qui était la deuxième au même endroit dans la même minute) ils répètent une combinaison travaillée à l'entrainement (dans le couloir de Aurier) qui finit par faire mouche, lorsque ABC trouve Honda dans la surface , qui décoche un petit missile, qu'une fois de plus Zokora qui a peur du ballon (ce qui est extraordinaire pour un défenseur central qui systématiquement se retourne où cherche à éviter le ballon par peur de se faire un bobo à chaque fois que son vis à vis feint de frapper, quelle honte...) évite le tir, et laisse donc son gardien impuissant qui ne peut que voir la balle remplir ses filets, et donc, les japonais ouvrir le score. A noter que Yaya jouait trop haut à mon gout, et c'est donc le novice de l'équipe Seirey qui essaie avec beaucoup de tonic, de jouer les box-to-box. Par ailleurs, à noter que Gervigno et Kalou on échangé leur couloir au bout de quelques minutes ( d'après moi, Kalou ne peut jouer sur les ailles, c'est un homme de l'axe qui donne le meilleur de lui même uniquement dans cette position), Gervigno passé donc en principe à droite commence à dézoner, et se montre plutôt brouillon, mais bon, c'est quelques actions ont le mérite de faire jouer les japonais dans leur camp, car la défense ivoirienne est loin d'inspirer la confiance (Bamba ne sais pas relancer, toute ces tentatives de longue passe vers l'avant tombent dans des pieds samouraï, et c'est tout en paniquant qu'il tente de se replacer. à noter que l'absence de Drogba oblige les ivoiriens à essayer de construire, donc pas de dégagement loin devant...). A la fin de la première mi-temps, on a le sentiment que les ivoiriens sont restés timorés, et presque aucun d'entre eux n'a pu réellement s'exprimer. Les bonnes surprises de la première période côté Ivoire sont Boka, qui ne nous fait pas regretté Tiéné, et Seirey, qui est le seul à s'être montré abnégant, combatif sur tous les ballons, et a été le seul à existé au milieu côté éléphant. Tioté a joué facile, mais efficace, n'ayant pas les qualités pour construire; heureusement d'ailleurs qu'il venait prêter main forte à sa défense. Quant à Yaya, on a senti que la pression et son nouveau poste (très avancé) ont trop pesé sur lui. Ses partenaires ont forcés les passes vers lui....

Au retour du vestiaire, les nippon essayent dès le début d'enfoncer le clou, et les mêmes (zokora et bamba) se montrent égaux à eux même, paniquant au moindre croché, et relance pourris sur l'adversaire pour Bamba. Mais au bout de quelques minutes, Drogba sur le banc commence à s'échauffer, et les hourras du public semblent déjà effrayer les japonais, et galvaniser ses coéquipiers qui vont enfin prendre le jeu à leur compte. Tour à tour, Kalou et Gervigno montent le danger chez les Nippons, bien aidé par Aurier et un excellent Boka. Comme Bony a dû dézoner pour toucher le Ballon, c'est souvent Gervais qui se retrouve en position d'avant-centre ( ce dernier n'étant pas réputé pour son efficacité...). Enfin, toutefois est-il que lorsque Drogba s'avance sur le bord du terrain pour enfin entrer en jeux, ses coéquipiers dans le rectangle vert se montrent enfin dangereux, l'air de se dire, même sans toi on peut y arriver. Finalement, après une longue conservation du ballon pour les ivoiriens qui butte à plusieurs reprises sur la défense nippone, le ballon fini par sortir du terrain et DIDIER peut enfin entrer en jeu sous les applaudissements du public. Et là, tout comme lors de côte d'ivoire-belgique en amical, c'est une autre équipe qu'on découvre. Déjà, l'entré du phénomène à la place Seirey, permet une réorganisation, vu que à ce moment-là Yaya redescend et retrouve enfin un jeu plus satisfaisant. Sur son premier ballon (DD), fait cafouiller tous les japonais, qui tout de suite le sèche dans le couloir droit. La présence de DD oblige les champions d'Asie à rester dans leur camp, et leur bloque qui évoluait jusque là très haut redescend autant que faire se peut, les défenseurs squattant dès lors dans leur surface de réparation. Alors, on voie une CI très entreprenante, et enfin, les efforts fourni par les latéraux se montrent payant. Car, c'est sur une passe de Aurier que Bony, jusque la très peut servi, qui place une tête (loin d'être évidente) pour l'égalisation, deux minutes plus tard rebelote, le même Aurier replace la même, cette fois pour Gervigno, qui ne manque pas le cadre cette là. Finalement, la séléphanteau domine la fin du match, même si on aurait aimé les voir faire le break, jusqu'au coup de sifflet final.
Bilan des courses, Boka sort sur blessure, çà a l'aire grave, remplacé par un Djakpa loin de donner satisfaction. Bony est remplacé par Ya Konan, qui lui aussi sort avant la fin du match sur blessure. Par ailleurs, lors de la blessure de Boka, les atermoiements du banc ivoiriens ont faillit couter l'égalisation, car les japonais on à ce moment-là essayé de passé sur le gauche des ivoiriens. Drogba a beaucoup défendu après que la CI ait mené au score, et sa présence sur le terrain change tout, obligeant les équipe adverses à jouer plus bas et donc Yaya, Gervais et Kalou peuvent jouer plus libérer, et arriver en vitesse dans la surface adverse.

Mes notes:
Barry 6 : Deux arrêts à faire, qu'il a fait. Il ne pouvait rien sur le but, car zokora qui était devant honda, s'est dérobé au moment ou ce dernier à frapper.
Boka 7 : Un de ses meilleurs match en orange. On croirait revoir le Boka des années 2000. Sorti sur blessure, on prit pour ne pas que ce soit trop grave. Remplacé par Djakpa qui est très loin de proposer le même niveau que son titulaire.

Bamba 3 : pitoyable, toujours l'air paniqué. Ferait mieux de dégager loin devant, ça lui laisserait le temps de se replacer, au lieu de jouer les Tiago Silva, car toutes ses tentatives de longue passe vers l'avant se sont soldées par des attaques nippones.

Zokora 2 : n'a définitivement pas l'âme d'un défenseur.
Aurier 6 : Un attaquant plus qu'un défenseur. Mais c'est ce qu'il fallait pour ce match.

Tioté 6: Il a fait son boulot, et contrairement aux autres, il dégage beaucoup de sérénité. Sans lui, le japon aurait très vite mené 2-0
Seirey 7: Abnégant, le seul qui a essayer de pressé avant l'entrée de DD. Remplacé par le même DD qui a tout changé.
Yaya 5 : Trop de pression sur ses épaules. Il a forcé son jeu, mais il n'est pas un 10 contrairement à ses envies. Il doit partir de plus bas pour être efficace comme cela à été le cas après l'entrée en jeu de DD. A noter qu'hormis lui, l'équipe n'a pas de relayeur, donc il doit rester à son poste naturel.

Gevigno 6 : On n'a pas vu le Gervais de l'as roma, car il a joué les neuf et demi. A tout de même le mérite de donner l'avantage à sa formation sur une merveille de centre de Aurier.
Kalou 4 : Ce n'est pas un ailier, et ça c'est trop souvent vu. Mais vu l'embouteillage dans l'axe, je pense qu'il serait mieux dans le rôle qu'on veut absolument donner à Yaya, c'est à dire en 10 devant le mancunien.
Bony 6 : A été obligé de redescendre pour pouvoir touché le ballon, n'a pas pesé sur la défense nipponne, car il est plus un renard de surface qu'un DD, à l'image du but égalisateur dont il est auteur. Une tête peu évidente à mettre.



Merci pour ce beau résumé et bravo aux Ivoiriens!
Un article nippon, ni mauvais ... ............ voilà ... ça c'est fait ...
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