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On a suivi une équipe de D6 qui affrontait le Milan

Chaque intersaison est marquée par la flopée de rencontres amicales entre équipes professionnelles et amateurs. Pour ces dernières, c'est la seule occasion de se frotter aux grands noms en Italie, le règlement de la Coupe nationale ne le leur permettant pas. Vendredi dernier, l'Alcione était opposé au Milan pour un derby milanais inédit.

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Andrea intercepte un ballon et transmet à Robin qui, après un une-deux avec Lorenzo, peut lancer Alessandro en profondeur. Numéro neuf dans le dos, celui que l'on surnomme « Lo Squalo  » (le requin) grille Zaccardo en vitesse et se présente seul devant Abbiati, le plat du pied est parfait et finit au fond des filets. Cinq minutes seulement viennent de passer, et l'équipe d'Alcione, qui évolue au 6e niveau national, mène 1-0 face au Milan AC pour le premier match amical de la saison des Rossoneri. Venus se masser dans les travées du stade Felice Chinetti, familles et amis exultent. Sur le banc de touche, coach Pizzi savoure ce but parfaitement construit.

La troisième équipe de Milan


Centre d'entraînement JF Kennedy, à quelques centaines de mètres de San Siro, trois jours plus tôt. Sous une chaleur intenable malgré l'heure tardive, les joueurs s'activent sur le terrain numéro 2. À l'ombre, le directeur sportif Angelo Anselmi observe et raconte : « Après le Milan et l'Inter, nous sommes l'équipe milanaise qui a le meilleur centre de formation. Cela a longtemps été la fierté du club, puis le président a décidé de miser sur l'équipe une. Nous sommes maintenant en Promozione lombarda, on a loupé la montée aux play-offs par deux fois, et l'an dernier, nous avons gagné la coupe de la catégorie contre un adversaire qui avait dépensé 250 000 € pour monter son équipe. À notre niveau, il y a la Frog et La Spezia, ce qui fait que nous sommes les trois meilleures équipes de la ville après les deux ogres. » Ses bons résultats, l'Alcione les doit beaucoup à coach Pizzi qui a notamment un passé de libéro en Serie C et D : « J'ai fait toutes les équipes de jeunes de l'Inter » , confie-t-il, « et j'ai entraîné l'équipe de Brera qui avait déjà pour ambition de faire concurrence dans la ville. Mais c'était très mal organisé, ils étaient alors en 5e division et misaient sur des Argentins. Parfois, j'en accueillais 5 ou 6 à la maison…  »

En Italie comme ailleurs, les équipes professionnelles débutent la préparation par un amical contre une équipe de division inférieure, mais rarement face à une D6. « En fait, les fistons de Mihajlović jouaient avec nous quand il était adjoint de Mancini à l'Inter. Donc on a gardé contact, et c'est comme ça que cela s'est fait  » , révèle le directeur. En échange de quoi ? « De rien. Ça nous fait une belle pub, le match sera diffusé sur le câble satellite. On a juste eu 100 billets offerts pour les distribuer à la famille et aux amis. » Cette rencontre, aussi prestigieuse soit-elle, a tout de même bouleversé le programme. En effet, la rentrée était prévu pour le 18 août, mais Mister Pizzi a tenu à effectuer deux semaines d'entraînement pour se présenter au rendez-vous dans de bonnes conditions, les vacances ont ainsi été reportées. Un sacrifice toutefois utile pour le match le plus important de l'histoire du club. « On avait joué Legnano juste avant leur faillite quand ils étaient en Serie C1, mais rien de plus » , se souvient Angelo. Alors que les joueurs effectuent des tours de terrain, l'adjoint Alessio admet qu'il attend cette affiche avec impatience : « J'ai été formé au Milan avec Darmian et Aubameyang. Je veux qu'on fasse bonne figure.  » Quelques litres de sueur plus tard, le rendez-vous est donné pour vendredi, 15h30.

Si vous n'avez rien à faire, courez !


Le bus est complet et prend la direction de Solbiate Arno pour une bonne grosse demi-heure de route. Au fond, l'ambianceur a pris place, il s'agit de Mattia Albertini, belle gueule et milieu de terrain historique de l'équipe : « Je suis interista, alors ce sera comme un derby pour moi. Je respecte les joueurs du Milan, mais je ne me laisserai pas faire s'ils me provoquent. Bon après, je dois dire que De Jong ne fait pas marrer... » Étrangement, aucune pression ne se dégage, place aux vannes. L'entraîneur se joint au fond du bus et lance : « Les gars, j'ai misé 1000 € sur une expulsion d'un de vous, c'est coté à 20, donc pas de blagues, hein. » Et si l'un d'entre eux marque, quelle sera la prime ? « Deux tartes dans la gueule !  » , répondent-ils en chœur. Aparté, Enrico est un peu plus concentré, normal, il est gardien de but : « J'aimerais ne pas en prendre plus de trois ou quatre et avoir l'occasion de faire de bonnes parades, pour pourquoi pas me mettre en valeur, non ? Et puis, j'espère obtenir le maillot d'Abbiati, je suis milanista, c'est mon idole. »

Nous voici arrivés au stade Felice Chinetti, c'est le moment de tâter la pelouse, et d'ouvrir la boîte à souvenirs pour le coach : « Je jouais ici avec la Solbiatese, on avait rencontrés le Milan de Sacchi en amical en 1988. Cette saison-là, en Serie D, on n'avait pas pris de buts pendant 17 matchs, 4e record all-time du foot italien ! On n'avait perdu cet amical que 1-0 » , et de rappeler, « l'an dernier, la Juve a débuté sa saison par une défaite contre Lucento, une D5... » Il est temps d'aller se changer dans le vestiaire, Pizzi annonce la formation, ce sera un 4-3-3, tactique qui vaut au club le surnom de « Petit Barcelone » . Puis place au discours : « Les gars, de toute façon, ils vont quand même gagner, mais essayons de ne pas leur offrir de but. L'herbe est haute, donnez de la force dans les transmissions. Faites ce que vous savez faire… et si vous n'avez rien à faire… courez. » La formation officielle du Milan sort, et les joueurs se ruent sur le feuille de match pour décortiquer la tactique adverse. Après l'échauffement, petit problème de dernière minute, le Milan aussi a des shorts blancs « Qui a son bleu ? On en a au moins onze ? » La réponse est non. On fera avec, ou plutôt sans.

Petit pont à Poli et tacle sur Nocerino


Mihajlović a décidé d'aligner beaucoup de remplaçants : Zaccardo, Albertazzi, Abbiati, Cerci et quelques jeunes dont Mastour. Après l'ouverture du score de Gennarelli, l'Alcione tient tête au Milan pendant au moins 20 bonnes minutes, avant l'égalisation de De Jong sur penalty. 3-1, c'est le score à la mi-temps. Fabio Pizzi opère un changement tactique et passe en 4-4-2, puis prépare ses changements : « Tout le monde doit participer à la fête. » Et même Ricky, attaquant de 30 ans qui dispute son dernier match avant de prendre sa retraite, il a le droit aux cinq dernières minutes pour un jubilé mémorable. Le doublé de Niang en début de seconde période fait craindre le pire, mais 5-1 sera le score final. « Je suis plus que satisfait, sincèrement je m'attendais à une débâcle, genre en prendre 10. Dommage pour le penalty, pourquoi l'arbitre l'a sifflé ? La main était involontaire et collée près du corps, ils auraient quand même gagné… » , analyse Pizzi. Les joueurs du Milan ne s'attardent pas et n'ont pas le temps de faire copain-copain avec leurs homologues amateurs qui obtiennent tout juste quelques maillots et selfies.

L'Alcione n'est pas surpris et surtout se moque de cette indifférence, préférant fêter son buteur : « Je me suis un peu fait dessus devant Abbiati, mais je l'ai prise comme je voulais. Comment je vais fêter ça ? En allant aux p..., non ? » Sur le trajet du retour, l'heure est au débrief', Marco est fier de lui, puisqu'il a payé son petit pont à Poli : « Franchement, il m'a regardé de travers, c'est qu'il n'a pas eu l'occasion de se venger, sinon il l'aurait fait... » La palme du plus chiant revient à Nocerino : « Il n'arrêtait pas de parler, une vraie pipelette » , raconte Matteo qui a pris le seul jaune du match pour une grosse faute sur le Napolitain. Les plus impressionnants ? « Mastour et Suso pour leur aisance technique. » Tandis que l'adjoint Alessio lance : « Cerci est dans un piteux état, je ne l'appellerais même pas pour un futsal entre potes. » Il est 21h, retour dans le quartier de San Siro. Le bus se vide de ses occupants entre tapes sur les épaules et embrassades, « la parenthèse est fermée » , conclut le coach. Rendez-vous le 18 août pour la reprise, il y a une promotion en Eccellenza (D5) à aller chercher cette saison.

Le résumé
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Par Valentin Pauluzzi
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Le Grand Milan Niveau : District
Grandisssimo Nole! grande milanista!! Heureux pour lui l'amoureux du Milan. Evidemment, Federer est l'artiste des artistes. Le plus élégant et le plus beau à voir joueur. C'est un très grand mais je suis content pour Nole un vrai tifoso du Stendhal.
Message posté par Le Grand Milan
Grandisssimo Nole! grande milanista!! Heureux pour lui l'amoureux du Milan. Evidemment, Federer est l'artiste des artistes. Le plus élégant et le plus beau à voir joueur. C'est un très grand mais je suis content pour Nole un vrai tifoso du Stendhal.


ferme la
Le Grand Milan Niveau : District
Qu'est ce qui t'arrive? T"as les couilles qui te poussent derrière ton pc. Gros Baltringue
Message posté par Le Grand Milan
Qu'est ce qui t'arrive? T"as les couilles qui te poussent derrière ton pc. Gros Baltringue


la rage que ton club de coeur soit devenu un étron puant sans poids européen?
comment peut-on ne serait-ce qu'une seconde se réjouir de la victoire du tennis abominable de novak djokovic
romlakers Niveau : CFA2
Message posté par QuentinR


la rage que ton club de coeur soit devenu un étron puant sans poids européen?
comment peut-on ne serait-ce qu'une seconde se réjouir de la victoire du tennis abominable de novak djokovic


Boucle la le décérébré.
Message posté par Le Grand Milan
Qu'est ce qui t'arrive? T"as les couilles qui te poussent derrière ton pc. Gros Baltringue

Insulte a caractère homophobe... tant de finesse


Merci a Sofoot et a l'auteur de l'article pour se moment partagé avec l'autre foot qu'on aime.
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