Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 16 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // Finale
  3. // Marseille-Atlético (0-3)
  4. //

On a regardé Marseille - Atlético chez la famille de Lucas Ocampos

Vibrer pour l'OM à 11 000 kilomètres de Marseille, c'est possible. Dans sa ville de Quilmes, la famille de Lucas Ocampos s'est réunie pour vivre le «  match le plus important de la carrière » du petit dernier. Entre superstition, maté et noms d'oiseaux, trois générations ont tremblé, à l'argentine.

Modififié
« Terrible. » On joue la 55e minute à Lyon, et Lucas Ocampos est remplacé par Rudi Garcia. Marseille perd 2-0, et Victor, son grand frère, n'en croit pas ses yeux. C'en est trop pour lui. Sans même un au revoir au reste de la famille, il saisit Bastian, son fils de deux ans, et quitte amer l'appartement de sa sœur. L'épilogue d'une finale festive, puis douloureuse où la tristesse se mêle à la colère.

«  Luquito  » , soirée avec Abidal et barra brava


À Quilmes, l'après-midi avait pourtant débuté dans l'enthousiasme. C'est dans cette ville populaire au sud de Buenos Aires, célèbre pour sa bière, qu'ont grandi et vivent toujours les Ocampos. Depuis 14 heures, toute la famille est réunie dans la résidence cossue de Griselda pour encourager « Luquito » . Les parents, eux, sont à Lyon et rêvent qu'il soulève le deuxième trophée européen de l'histoire du club. Victor, maillot gris de l'OM sur les épaules, partage les empanadas qui garnissent la table de la cuisine avec ses oncles et tantes, ses neveux et sa grand-mère. La ressemblance du frère et de la sœur avec le numéro 5 est troublante.


À quelques cuadras de la maison où Lucas a tapé ses premiers ballons, la tribu Ocampos s'est mise aux couleurs phocéennes. L'excitation s'empare de Thiago et Juan, les fils de Griselda, âgés de 10 et 14 ans. Le duo squatte les réseaux sociaux de l'OM à la recherche de photos de leur oncle en costume. Les autres joueurs, qu'ils ont rencontrés à Marseille en décembre – selfies à l'appui – n'ont pas de secrets pour eux. Les « aux armes » ou « oh hisse enculé  » , souvenirs du Vélodrome, non plus. Au rythme des bières et du maté, dans le spacieux appartement, tout le monde se plonge dans le match avec confiance. « L'ambiance dans le groupe est formidable. Lucas est heureux, très concentré et a hâte de jouer  » , résume Victor en relisant les derniers messages échangés avec celui qu'il a suivi à Monaco pendant deux ans. La grand-mère Ocampos, 85 ans, préfère s'en « remettre à Dieu » et prévient qu'en cas de tirs au but, « il faudra appeler une ambulance » .


À l'entrée des joueurs sur la pelouse, dans la maison on se sépare. Deux salles, deux télévisions, deux ambiances. Dans le salon, affalés sur les canapés, les garçons sont tendus, et Victor retrace sa rencontre en boîte de nuit avec Abidal. Dans la cuisine, les filles composent leur « barra brava » et se font plus expressives. « Ici, quand on vit un match, on vibre, on crie, on insulte » , s'excuse par avance Griselda. Premier d'une longue liste à en prendre pour son grade, Dimitri Payet, le boludo. « On ne doit jamais toucher ou regarder la coupe, répète la sœur Ocampos, il va nous porter la poisse. » En Argentine, on est superstitieux. Les cris se font plus forts lorsque Germain rate son face-à-face. Victor jette sa casquette contre le mur, et dans les deux pièces, les « concha de tu madre » pleuvent. La grand-mère, anxieuse, fait des allers-retours. Le bon début de match de Marseille et de Luquito fait monter les décibels. « Muy bien ! Dale hermano !  » Tous louent sa grinta.

« La malédiction de la coupe »


« Pas en finale ! » hurle Victor en frappant le canapé lorsque Zambo rate son contrôle et Griezmann ouvre le score. « La malédiction de la coupe » , n'en démord pas Griselda, à la sortie de Payet sur blessure. L'ambiance est tendue jusqu'à la mi-temps, mais les Ocampos y croient. « Il joue très bien, se bat, je parie que c'est lui qui va égaliser » , assure l'oncle. Thiago embrasse l'écusson de son maillot, les neveux ne tiennent plus en place. Le 2-0 douche les derniers espoirs de l'appartement. Les « hijos de... » se font plus fréquents. Le coup de grâce intervient après dix minutes, au remplacement sévère du petit frère. « Pourquoi ne sort-il pas un défenseur ? » Le choix de Rudi Garcia passe mal. « C'est fou, Lucas doit être bouillant » , décrypte sa sœur, la tête entre les mains. «  Il doit vraiment souffrir, là. » Les yeux fixés sur la télé, les mains croisées, la famille vit quarante dernières minutes de souffrance. Le poteau de Mitroglou et la sortie tardive de Germain, loin de faire l'unanimité à Quilmes, réveillent les « por dios  » . L'extérieur du pied de N'Jie et sa « mayonnaise dans les cheveux » s'attirent les foudres des Ocampos, une dernière fois. 3-0, clap de fin pour le rêve familial. Les noms d'oiseaux volent dans tous les sens.

Un Quilmes – River Plate


« Ne pleure pas hermanito, ne pleure pas. » Les larmes de Lucas et celle du niño Lopez ramènent un peu de calme. « Il fait tellement de sacrifices que ça fait mal  » , explique la grand-mère, des sanglots dans la voix. « Il y a un monde entre les deux équipes, c'est un Quilmes – River Plate » , rationalise Griselda, tandis qu'à Lyon, Lucas Ocampos retire de son cou sa médaille. « Jette-la » , l'exhorte sa grande sœur qui éteint la télévision pour ne pas voir la remise du trophée. Le portable vibre. Une tante qui n'a pas pu venir lutte pour ne pas pleurer. Et Lucas ? « On ne va pas lui écrire avant vendredi ou samedi. Depuis tout petit, lorsqu'il perd un match, il ne parle pas. Cela peut durer plusieurs jours... C'est un Argentin, sa vie, c'est le foot.  »

Par Ken Fernandez
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


Hier à 11:41 NOUVEAU : 150€ OFFERTS en CASH chez ParionsSport jusqu'au 14 novembre seulement ! Hier à 09:42 OFFRE SPÉCIALE LIMITÉE : 10€ offerts sans avoir à déposer le moindre centime 1
Hier à 16:00 Drogba repousse sa retraite et marque pour Phoenix 4
Partenaires
Podcast Football Recall Tsugi Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur MAILLOTS FOOT VINTAGE Un autre t-shirt de foot est possible Olive & Tom
Hier à 10:30 Gignac va prolonger aux Tigres 7 Hier à 10:00 Les rescapés de Thaïlande à l'entraînement avec le LA Galaxy 2