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On a regardé le match de Neymar et Payet sur Canal+ Décalé

Dimanche soir, Canal+ Décalé proposait une tout autre vision du Clásico. Deux caméras braquées sur Neymar et Payet, en direct, sans commentaires, sans filet. Une version brute pour une bien étrange soirée passée dans un monde parallèle où un clin d'œil de Payet signifie bien plus de choses qu'un hurlement de Stéphane Guy.

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Le diable est dans le détail, disait Nietszche. Or, passer une heure et demie les yeux rivés sur la gymnastique d’un joueur permet d’en récolter pas mal. Dimanche, de Neymar et Payet, le moindre mouvement était capté. C’était le drôle de jeu du dimanche soir, un audacieux pari lancé sur Canal+ Décalé, qui pour une fois ne l’était pas seulement dans l’horaire de diffusion de ses programmes, mais bien dans le fond. Une caméra sur l’un, une caméra sur l’autre, et un angle de vue aérien pour les ralentis de but. Frugal, comme programme. Mais l’occasion d’observer en voyeur la plus minime saute d’humeur, le plus quelconque toc, la plus insignifiante grimace, même si elle est inintéressante. C’est le jeu.


Par exemple, vous saurez que Neymar a cette manie, un pas sur quatre lorsqu'il marche, de faire piquer le bout de sa chaussure droite dans le sol. Il doit également probablement remonter ses chaussettes toutes les quatre minutes, afin qu’elles échouent juste au-dessus de la rotule. Deux coups secs vers le haut, et on retrousse sur un demi-centimètre. Oui, observer une rencontre par le prisme de deux joueurs autour desquels gravite le jeu de leur équipe offre finalement un drôle de spectacle, joué sur un drôle de rythme. C’est regarder Michel Berger chanter La Groupie du pianiste une octave au-dessus de sa partition, ou le voir pianoter uniquement les noires. C’est aussi, parfois, avoir l’impression de rentrer dans la peau d'un cheval de course avec des œillères. Mais occasionnellement, c’est finalement foutrement captivant.

Un haussement de sourcil veut tout dire


Première confirmation, un match sans commentaires est reposant. On allait oublier de le préciser : pas de Stéphane Guy et d’Éric Carrière au micro, le Clásico se jouait sur la 14 avec comme seule bande-son les bruits de fond du Vélodrome. La diffusion est en direct, pas de triche. L’écran saute de Payet à Neymar, puis de Neymar à Payet. C’est presque étouffant, et diablement frustrant. Si le Brésilien est particulièrement taiseux et inexpressif, le Français lève le regard et prend l’information en même temps qu’il en donne au spectateur. Un sourcil levé devient une piste d’enquête, un rictus buccal un indice, des bras qui se lèvent machinalement sur une occasion chaude des preuves. Il est particulièrement étrange de vivre un but via le regard du passeur décisif, et non via celui du ballon. Pas moyen de savoir ce qu’il se passe en dehors de ce foutu cadre, qui tient la balle, ni même vraiment où cette dernière se situe sur le terrain. À la place, des séquences assez surréalistes de Neymar, immobile les mains sur les hanches pendant une éternité, inspirant, expirant.




Le temps d’un match se modifie, trente secondes deviennent des heures. La réalisation de Laurent Lachand a d’ailleurs décidé de renforcer cette impression de lenteur, en fixant chaque loustic entre trente secondes et deux minutes, presque indépendamment de la possession, avant de changer. On y constate donc des banalités : Neymar se fait rentrer dans le dos par Zambo Anguissa, il a mal. Il sort. Cinq minutes plus tard, il retrouve le milieu en lui faisant signe de faire attention. Zambo s’excuse sincèrement. Lors des deux buts de la première période, Payet ne s’attarde pas sur la célébration, il parle. D’ailleurs, Payet parle beaucoup, presque autant qu’il court. Il replace, donne des consignes à Thauvin, glisse un mot à Luiz Gustavo, indique qu’il faut rester calme. Fascinant. Des banalités, donc, mais aussi de vraies séquences intéressantes, notamment après la sortie des deux principaux protagonistes. Bah oui, que fait-on lorsque l’acteur principal décède aux trois quarts du film ?

Murmurer son nom, rêve de gosse


Réponse : on change de tête d’affiche. Après la sortie de Payet, la caméra passe sur Florian Thauvin, que l’on observe devancer Thiago Silva pour le but du 2-1 sans avoir la moindre idée que le centre provient des pieds de Clinton Njie. On peut voir le buteur murmurer son nom en écho avec le public lorsque le speaker le demande : plaisir personnel. Pendant ce temps-là, Neymar remonte ses chaussettes. Passer son match les yeux rivés sur un joueur a donc le mérite de faire ressortir la vérité d’une performance, et on peut affirmer sans sourciller que celle du numéro 10 parisien fut quelconque. Expulsé, il se marre et file aux vestiaires sans s’être jeté sur l’arbitre pour protester. Flegmatique, du début à la fin. La caméra 1 file sur Cavani, la 2 choisit Njie après la sortie de Thauvin.


Au-delà de l’étrangeté de la soirée passée devant sa télé, le spectateur se sera vu offrir trois des quatre buts aux premières loges, ce qui n’est finalement pas si mal. Même si, l’effet de curiosité passé, on se demande franchement qui est resté assez longtemps pour voir Cavani tirer son coup franc égalisateur. C’est le propre des innovations, elles sont parfois réservées aux connaisseurs. Ou aux tarés. Qu'est-ce que ce dispositif dit finalement de la diffusion d'un match à la télé ? Pas grand-chose, si ce n'est qu'elle est bien telle qu'elle est. Mais pourquoi ne pas pérenniser l'exercice, sur ces chaînes à péage qui disposent de huit canaux utilisés pour des rediffusions du championnat moldave de rugby ? L’espace d’un soir, Canal a retrouvé l’originalité qui faisait son sel à ses grandes heures, et c’était bien. Surtout pour les fétichistes des bas.

Par Théo Denmat
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