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On a regardé Allemagne-USA avec des Américains

Les Américains sont un paradoxe dans le monde du football. Réputés pour n'en avoir strictement rien à foutre du soccer aux États-Unis, ils en deviennent fous au moment de se réunir derrière la bannière étoilée en Coupe du monde. Du coup, on a passé un match (stressant) avec eux.

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Paradoxalement, c'est dans un bar canadien du VIe arrondissement qu'une grande partie de la communauté américaine de la capitale se donne rendez-vous pour suivre son dernier match du premier tour. Malgré la rivalité qui anime les deux pays, The Moose est quasi entièrement acquis à la cause des Américains pour sa confrontation avec l'Allemagne, où un nul suffirait à qualifier les USA. « Quasi » car on croise quand même quelques Allemands, sans doute perdus, venus défier leurs adversaires du jour sur leur propre terrain. À une demi-heure du coup d'envoi pourtant, le bar est à moitié vide. L'horaire (18h) n'aide pas. Quelques drapeaux, quelques maillots et une ambition mesurée pour Anis, algéro-américain, maillot de l'Algérie floqué « Ziani » sur le dos : « On espère faire un match nul pour être sûr de passer, parce qu'on sait que ça sera très compliqué de gagner. Par contre, on aurait dû battre le Portugal au match précédent. Au moins, on ne serait pas stressés, là.  » Plus l'heure du coup d'envoi approche, plus The Moose se remplit. Il le sera à ras bord, au point que le videur refuse du monde pour éviter l'étouffement. On parle anglais aux quatre coins du bar, avec un fort accent ricain, et pas question de parler de « football » . Ici, c'est le soccer, ou rien. Au moment de l'hymne, la crispation prend le pas sur l'émotion, et il faut attendre les dernières notes pour entendre la foule présente s'enflammer un peu. Tout le monde est en place, les USA sont en route vers les 8es.

«  On en a rien à foutre du soccer en général  »

La tension monte d'un cran dès les premières minutes et la forte pression adverse. Bastian, l'un des Allemands présents, maillot de la Nationalmannschaft sur les épaules marqué du numéro 11 de Klose, se marre : « Je ne suis pas là pour la provoc' (rires) ! J'habite dans le coin, et il n'y a pas de bar de supporters allemands à Paris. Et puis les Américains sont cools, c'est pour ça que je suis ici. Pour l'ambiance.  » À côté, une compatriote tente de camoufler son maillot blanc frappé de trois étoiles. Quelques timides « USA ! USA !  » retentissent. La première mi-temps s'écoule après quelques frissons, portés par les exaltations générales à chaque récupération américaine. Les Yanks' reprennent des forces. Les burgers et les pintes s'enchaînent. «  C'était pas mal comme première mi-temps, affirme Anis. On espère marquer en contre, mais il ne faut pas se découvrir. » Assis au pied d'un des écrans, bandeau « Wilson » enroulé aux origines de sa calvitie, petits drapeaux américains coincés contre son crâne et cadavre de burger devant lui, Fletcher fait l'analyse inverse : « Notre première mi-temps est assez mauvaise. On a peur, on ne communique pas assez sur le terrain. Bradley joue trop bas. On va passer, mais notre niveau de jeu m'inquiète pour la suite. » Fletcher et ses collègues sont en France pour le business. Le reste du temps, ce sont des Américains « authentiques » , pour qui le soccer n'est certainement pas une passion à plein temps. « Je suis un peu la Premier League, nuance Fletcher. Aux USA, on en a vraiment rien à foutre du soccer en général (rires) ! Notre ligue n'est pas assez intéressante et on ne comprend pas qu'un match puisse se terminer sur un 0-0 en sport. Mais en période de Coupe du monde, on est derrière l'équipe et on est assez excités à l'idée d'aller loin. »

Le match reprend sur un Born in the USA de Bruce Springsteen, mais l'ambiance a à peine le temps de remonter que Thomas Müller crucifie les espoirs américains. Un seul cri de douleur, partagé, émane du bar. Fletcher panique un peu. Depuis sa chaise, il ne voit pas l'écran du match entre le Ghana et le Portugal. On l'informe que les Ghanéens ont égalisé. Un but de plus et adieu les 8es. Les têtes se tournent vers le seul écran qui diffuse « l'autre rencontre  » . À la 80e minute le bar explose : le Portugal vient d'égaliser. Soulagement unanime. Les Américains s'enflammeront une dernière fois, sur une double occasion en toute fin de match, mais sans concrétiser. L'essentiel est ailleurs. Born in the USA retentit de nouveau. La boucle est bouclée.

«  We will fuck them up  »


« On aurait aimé voir au moins un but des USA, mais on est contents de passer au tour suivant, analyse Jack, jeune étudiant américain, à la sortie du bar. Il y a eu une grosse polémique autour de la non-sélection de Landon Donovan, mais finalement on a réussi à se qualifier sans lui. Après, c'est notre légende, donc il y aura toujours un sentiment étrange à son propos  » . Lane, un collègue de Fletcher souffle : « C'est bien, on verra le prochain match chez nous, aux USA, du coup. Il devrait y avoir du monde. Déjà pour le premier match, j'entendais la foule hurler depuis mon bureau. » Celle du Moose se disperse rapidement, drapeau sur les épaules, parfois en entonnant l'hymne américain, et tous sont déjà tournés vers le 8e de finale face à la Belgique, prévu lundi. « On prend les Belges au prochain tour ? On verra bien » , lâche Jack, prudent. Daniel, son pote, a lui un avis bien plus tranché sur la question : « Les Belges ? We will fuck them up ! Tu l'écris, hein ? We will fuck them up !  »



Par Paul Arrivé et Eddy Serres
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