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  2. // 4e journée
  3. // FC Séville/Real Madrid (1-0)

On a perdu le Real

Le Real n’a pas encore commencé son championnat et démarre déjà avec 8 points de retard sur le Barça. L’équipe de Mourinho n’a rien montré d’intéressant ce soir contre Séville (0-1). Inquiétant ?

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FC Séville - Real Madrid : 1-0

But : Tchokowski


« Tous ceux qui me critiquent ne comprennent rien au foot. » Ronaldo a raison. Ceux qui n’aiment pas les passements de jambe ou les feintes de corps, ceux qui ne goûtent guère les courses dans les espaces ou les frappes de mule de 35 mètres aiment autre chose. Ronaldo est un croisement entre un gymnaste et un footeux. Il y a un an, le Christ en voulait déjà au monde après des critiques un peu bruyantes. Le Real venait de s’incliner 3-1 chez lui contre son ennemi catalan. Forcément, c’était de sa faute. Forcément sa colère est ensuite tombée sur Séville quelques jours plus tard. Il y a un an, pour se venger, le Real dynamite les Andalous à Sanchez Pizjuán (6-2) et, du coup, Ronaldo plante un hat trick. « Je l’ai fait pour faire taire certains. » Sauf que ce soir, le Real a 8 points de retard sur le Barça et ce n’est pas l’heure de faire des caprices.

À Séville, les Verts, c’est le Betis, mais ce soir, c’est le Real. Mourinho a sorti la grosse équipe : Higuaín (6 buts en 7 matchs) prend la pointe, et Benzema (0 but en 5 mois) tient compagnie à Essien, Albiol et Kaká sur le banc. Du coup, le Sevilla commence son match comme un derby. Sur le premier corner, Tchokowski est seul et en profite. Le Real encaisse son troisième but de la saison sur coup de pied arrêté. 1-0 au bout d’une minute. Le Real panique et joue sa première mi-temps comme s’il s’agissait d’une fin de match de demi-finale de Champions. Si « ce match manque d’harmonie » (dixit Valdano dans le casque), c’est surtout parce que les Andalous ont faim et bouffent du Madrilène dès que les Verts s’approchent un peu trop. Alonso défend les siens au milieu et, tandis que Cristiano et Higuaín tentent des frappes d’énervement, Özil, Khedira et Di María, eux, sont portés disparus. Sanchez Pizjuán est à moitié vide, mais la tension fait péter les plombs à Di María qui aurait bien mérité son expulsion (44’). Undiano fait mine d’oublier son agression sur Rakitić et le stade chante « Así, así gana el Madrid » (voilà comment gagne le Real). Certes, mais le Real ne gagne pas.

Où est Madrid ?


Quand le Real sort du vestiaire, Mourinho a peur. La preuve : Benzema remplace Di María à droite et Modrić prend la place d’Özil. Les Madrilènes discutent, hésitent, s’agacent. Le Sevilla, lui, joue comme un patron et impose son rythme. En 5 minutes, Modrić fait plus qu’Özil en 45 et tape le poteau à peine sorti du vestiaire. Rien de plus. Negredo manque le cadre (53’) et Khedira continue à faire des aller-retours sans voir le ballon. Ce Real est riche, mais manque de tout. Sans ballon, tout est possible, à part peut-être jouer au foot. Séville souffre un peu sur une tête de Ramos (59’, au-dessus ) et un contre d’Higuaín (60’). Mais Callejón remplace Arbeloa et le Real flippe. Comme à Getafe, les Merengues jouent avec 4 attaquants. Comme à Getafe, rien de bon ne sort de cette option. Comme à Getafe, Sevilla se fait plaisir dans l’emmental de la défense du Real.

Mieux vaut ne pas parler de Benzema pour ne pas inquiéter Didier Deschamps. Mieux vaut se concentrer sur Cicinho qui mouche Ronaldo sur l’aile droite, Medel qui fait l’aspirateur dans l’axe ou Botia et Spahić qui ratissent toutes les tentatives madridistes à 20 mètres de leurs lignes. Le Real n’y arrive pas, il n’y a qu’à regarder leurs mines exténuées. Sans physique, l’équipe de la capitale ressemble à une équipe de province en surrégime. Le match se termine sur la mine consternée de Mourinho. Quatre journées après le début du championnat, le Real est dixième et n’a pas rien montré d’autre que de l’inquiétude. Jamais le Special One n’avait aussi mal démarré une saison. Jamais les messages du coach portugais n’ont semblé plus vains. Le Real a, ce soir, des allures de fin de règne. Sauf que la saison vient de commencer et que le Barça a déjà 8 points d’avance. Ronaldo a enfin trouvé une bonne raison d’être triste.

Par Thibaud Leplat
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