On a aimé, pas aimé

La coupe du monde 2010 n'a pas été aussi moche qu'on le craignait. Bilan subjectif, non-exhaustif et plein de bonne foi avec de vrais morceaux de Donovan, Hamsik, Iniesta et de cet enfoiré de poulpe.

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ON A AIME

- Le jeu collectif : Espagne, Allemagne, Pays-Bas, Uruguay, les équipes les plus solidaires, celles qui combinaient le mieux, ont été récompensées, et ça fait quand même du bien. Pendant ce temps, le Brésil, l'Argentine ou l'Angleterre peinaient à fondre les Robinho, Messi et Rooney dans le moule. On ne parlera même pas de l'explosion de l'Italie et de la France, dont les joueurs n'ont apparemment pas compris qu'il fallait faire des passes à ceux qui ont le même maillot qu'eux.

- L'équipe de France : Soyons clairs, il ne s'agit pas de faire dans l'anti-France primaire. Pourtant, passée la déception sportive, il faut bien avouer que les Bleus nous ont offert une grosse dose de rêve, avec notamment un week-end de folie (Anelka dans L'Equipe, Ribéry dans Telefoot, le chronomètre de Duverne, Domenech qui lit la lettre écrite par le conseiller de Toulalan, etc). Alors on vous dit merci quand même, mais ne vous lancez pas dans le comique de répétition. En Afrique, « équipe de France » se dit « Lions Indomptables » .


- Les USA : Arrogants, impérialistes, fermés, etc. Les préjugés sur les États-Unis ont tous disparu l'espace de quatre matchs. Sympas, bosseurs, tout dans l'abnégation et le style, Landon Donovan and Bros nous ont offert de bons moments avant de disparaître face au Ghana. Espérons tout de même qu'ils ne deviendront pas trop forts en soccer.

- Andres Iniesta : Phantom of the Paradise. Partout en même temps donc toujours au bon endroit. Le vrai Ballon d'Or, c'est lui, pas Xavi ni Villa.

- Marek Hamsik : Artisan du bon parcours slovaque malgré des dents d'Alien et une coiffure de Pokemon. Marek, I'm sick.

- Les vuvuzelas : Auront au moins permis de couvrir un peu les conneries de Christian Jeanpierre, entre autres.


ON N'A PAS AIME



- Le football africain : Malheureusement, ce que l'on craignait s'est réalisé et l'Afrique a été loin de briller dans sa première coupe du monde. Si le Ghana a atteint un quart de finale qu'il pouvait revendiquer avant la compétition, les équipes à stars que sont le Cameroun, la Côte d'Ivoire et, dans une moindre mesure, le Nigeria, ont confirmé leurs vilaines prestations de la CAN 2010. L'Afrique du Sud est aussi devenue la première nation organisatrice à ne pas passer les poules, et l'Algérie était de toute façon surcotée (1 point, 0 but marqué).

- Les polémiques débiles : Comme d'habitude, on a profité de faits de jeu isolés pour lancer des débats aussi interminables que stériles. Une paire de gants en peau de pêche = le ballon officiel est scandaleux / tous les gardiens sont nuls. Un arbitre de touche myope = il faut instaurer la vidéo. Il nous manquait un bon vieux débordement de hooligans pour compléter la panoplie.

- L'après-mondial : Le scénario pré-2008 nous manque un peu. Après la demi-finale Espagne-Allemagne, la presse ibérique balance la sauce, comme à son habitude, et titre des « Mejores del mundo » à tire-larigot. Normalement, cela devait se finir par une grosse désillusion et un retour sur terre, un bon remake de 2006. Comme à l'Euro, la Roja est pourtant allée au bout. On sait déjà que cela signifie un gonflement irritant du melon espagnol pour les 19 prochaines éditions.

- Paul le Poulpe : Le côté obscure du footixme. Les journaux télévisés de la TNT et du câble ont parfois été jusqu'à ouvrir sur cette boule de chewing gum avec tentacules, sous prétexte qu'elle était allée bouffer dans tel ou tel bocal avec un drapeau dessus. Le sélectionner en équipe d'Allemagne en lui donnant le pseudo « Mesut Özil » , ce n'était pas indispensable non plus.

- La météo : du froid, de la pluie et des entraineurs en doudoune. Une coupe du monde en hiver, c'est un peu des JO d'hiver en été.

- Les vuvuzelas : Les plans sur ces trompettes en plastique ont remplacé ceux sur les jolies supportrices.

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Iniesta, Le vrai Ballon d'Or, c'est lui !
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