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«Le football est une fantaisie, une sorte de dessin animé pour adultes» Osvaldo Soriano

OM - Pour l’honneur voire un peu plus...

4 novembre 2008
Ce soir, l’OM joue son avenir en Champions League, donc en Coupe de l’UEFA face à un PSV qui voyage assez mal. Au pied du mur pour la première fois véritablement depuis le début de saison, Eric Gerets pourra compter sur un groupe au complet puisque Niang, Ziani et Koné sont finalement de la partie, que Ben Arfa revend des fleurs alors que Zubar s’est blessé dimanche. Malheureusement pour Koevermans…

Le tirage était trop dur pour l’OM et pour un club français en général, mis à part l’OL. Entre Liverpool, co-leader de Premier League, et le stock d’armes offensives de l’Atletico Madrid, Marseille n’avait pas de quoi nourrir des rêves de huitièmes de finale. Pourtant, les Olympiens ont fait l’inverse de ce que leur dictait la bonne foi. Ils se sont débattus comme des petits chefs face aux Anglais et aux Espagnols, perdant avec honneur et l’impression désagréable que l’exploit était possible, avant de sortir leurs plus pessimistes intentions de jeu en Hollande, au PSV Eindhoven. Bilan : zéro point et l’angoisse de faire passer Fanny sous le baby.

Mais ce mardi, l’OM a pour obligation de se montrer plus farouche qu’à l’aller. Prendre ses trois premiers points en soignant sa différence de buts particulière serait une bonne initiative de la part des troupes d’Erik Gerets. Et ça tombe bien, puisque depuis les deux défaites concédées au PSV puis face au PSG dans la foulée, les Olympiens ont remis du jus dans leur jeu. Ainsi, face à Nantes (1-1) et Saint-Etienne (3-1), ils ont dominé plus que de raison et confisqué le ballon à leur adversaire, se créant un bon millier d’occasions ou possibilités de marquer, pour n’en transformer que quatre. Mais il était dit que l’OM 2008-2009 serait permissif, donc Verts et Canaris n’ont eu qu’à s’approcher une paire de fois de la surface de Mandanda pour le déshonorer. La formation phocéenne reprend donc des couleurs, du bleu ciel et du blanc certes, mais le teint affiché courant octobre devenait bien trop pâle.

Avec un Ben Arfa des beaux jours qui dribble, pénètre et lève ses ballons, comme ce week-end face aux Stéphanois, et le vrai Karim Ziani, finalement dans le groupe, les Marseillais ont les atouts pour faire l’exact opposé du match aller. En face, le PSV n’a pas développé, durant les trois premières rencontres de poule, des arguments plus convaincants que les locataires du Vélodrome pour s’adjuger le troisième siège du groupe, qualificatif pour la Coupe Uefa. N’ayant perdu qu’une fois en championnat, c’est bien la première fois que l’OM est dans l’obligation de faire un résultat cette saison. L’occasion de voir comment ce Marseille réagit à la pression et pour Niang, Koné, voire Samassa en fin de match, d’étaler leur orgueil sur la pelouse, à l’heure où chaque matin leur apporte un nouveau challenger en attaque cet hiver (Fred, Savidan, Erding).

Battre l’équipe Philips au Vélodrome ne constituerait certes pas une finalité, mais elle permettrait aux Phocéens de garder la pêche et de les motiver à réaliser le match qu’il faut, non pas à Liverpool dans quinze jours, mais face à l’Atletico dans un mois. Deux matchs que l’OM se doit de masteriser pour espérer faire sa spéciale : le repêchage en C3, comme la saison passée, comme en 2004. Puis il s’agirait au moins de ne pas finir sec avec le bonnet d’âne du tournoi, car pour l’instant, l’OM et le FC Bâle sont les seuls clubs à afficher une bulle. S’ils ne le font pas pour eux ou pour le public, les joueurs pourraient au moins avoir à cœur de le faire pour Santos Mirassierra, le supporter détenu en Espagne depuis 34 jours…

Pierre Maturana

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