OM : Patience, temps, travail

Une crise ? Vous êtes sûr ? L'OM aujourd'hui, c'est entraînement ouvert au public, président serein et joueurs rigolards. Enfin, il faut gagner contre Lorient samedi.

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A Marseille, lorsqu'un joueur vient en conférence de presse, il emprunte toujours une allée, qui relie la bâtisse dédiée à cet effet au centre d'entraînement. Les photographes ont donc pris l'habitude de s'y mettre, pour être certain d'obtenir des clichés « au naturel » . Ce matin, alors que deux joueurs sont attendus par les plumitifs, c'est Jean-Claude Dassier qui se présente dans l'allée. Costume noir en lin (c'est fou ce que ça amincit), il va à la rencontre de ses anciens camarades, comme pour donner corps à la sérénité qu'il se doit d'afficher. « Le mercato ? Ca avance » . Mario Albano, grand reporter pour La Provence, lui glisse alors : « On dirait Reservoir Dogs » . L'intéressé coupe net, il n'a pas vu le film. On évitera alors de lui dire que ce n'est pas celui qui s'en tire à la fin. En plus, la grande carcasse de Brandao débarque.

A l'entendre parler portugais, on se dit que l'intonation et le style de jeu sont forcément liés. Là où Ronaldinho et consort parlent avec un accent chantant tout droit sorti de "la Cité de Dieu", le numéro 9 olympien parle comme si c'était du patois ukrainien. Dans le discours, rien de très chaud non plus. «  Je comprends Mamadou Niang, moi aussi, mon départ du Shakhtar a été difficile. Je lui souhaite de réussir là-bas. Pour les recrues, c'est le président qui décide qui vient. C'est un mauvais départ, mais le foot, c'est comme ça. L'année dernière aussi on a perdu des matchs. Mais contre Lorient, ça va changer » . Tout au long de son discours, l'attaquant n'a eu cesse de répéter les mêmes mots : « patience, rigueur, travail » . Il les a même dit en français, pour que l'assistance comprenne bien. Il a surtout confirmé que, logiquement, on ne devrait plus le revoir avec une queue de cheval. Ouf.


Kaboré vient le relayer. Le Burkinabé, avec son sourire à la Eddie Murphy dans le flic de Beverly Hills est d'un naturel joyeux. Idéal pour prêcher la bonne parole: « Rien n'a changé dans le groupe côté ambiance. On travaille dur pour gagner les matchs .... » . Après quelques minutes, il reconnaît que « dans les têtes, ça va pas » et qu'il peut commencer à y avoir urgence : « On a été programmé pour gagner les matchs dès le début. Alors il faut qu'on gagne au début, au milieu, pas à la fin ! Parce qu'après ça sera trop tard » . L'OM, qui doit recruter 3 joueurs de haut calibre en quinze jours, ne réussira peut-être pas à « faire » (nouveau terme à la mode) un milieu défensif. L'ancien de Libourne est prêt à s'y coller : « Je ferais ce que le coach me demandera. L'an dernier, j'ai joué latéral, alors pourquoi pas milieu défensif ? » . C'est alors qu'il fait passer un message, spontanément : «  Je viens d'obtenir la nationalité française. Je suis très content. Ce n'était pas facile, j'ai du aller souvent à la préfecture, appeler au Pays pour l'acte de naissance mais maintenant c'est bon. Attention, je vais continuer à jouer avec le Burkina, c'est juste que je suis français, comme vous. C'est une fierté pour moi de l'être. Déjà d'avoir été colonisé par la France » . Eclats de rire dans la salle. Pour finir sur l'OM, le milieu de terrain précise qu'il faudra compter avec tout l'effectif. « En fait, tout le monde compte sur tout le monde » . C'est bien comme formule, ça inclut les recrues.

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