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  1. // 20 ans de la victoire de Marseille en Ligue des champions

OM-Milan : Ils étaient à la finale de 93

Il y a 20 ans, l'Olympique de Marseille devenait le premier club français à remporter une Ligue des champions. Deux années après Bari, le sacre de Munich et la tête de Boli ont marqué les mémoires. À commencer par celles d'Alex, Jasé et Silvio, tous trois présents dans le stade Olympique ce 26 mai 1993.

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Après avoir vécu la triste finale de Bari en 1991 où l'Olympique de Marseille s'était incliné face à l'Étoile rouge de Belgrade aux tirs au but, Alex se prépare à sa seconde finale de Ligue des champions. Pour rallier Munich, il se rend la veille du match à la gare Saint-Charles d'où partent quatre trains spéciaux. « Le trajet s'est passé relativement tranquillement, mais il fut très dur de trouver le sommeil tant l'excitation était grande. Etant encore mineur, j'ai fait le déplacement en compagnie de Bibe, qui sera plus tard un des leaders du Commando Ultra  » , explique-t-il. De son côté, Silvio – 38 ans à l'époque ( « putain, ça passe vite  » ) – part avec une quinzaine de potes en avion et dort à l'hôtel un jour avant la rencontre.

Pour Jasé et les ultras chargés de l'organisation , c'est l'option J9. Avec les noyaux des différents groupes ultras, il se rend en Bavière avec le matos du tifo prévu et les bâches. Arrivé le matin même après un aller agité, Jasé passe la journée au stade où il installe les animations prévues le soir. «  À l'époque, j'étais vraiment à fond dans les tifos. On était seulement une quinzaine, dont trois South Winners, , c'était une sorte de consécration d'être là, au cœur du truc, se rappelle celui qui a été un cadre des Winners pendant des années. Il faisait tellement chaud, tellement beau que l'on était à deux doigts de l'insolation. On est allé se mettre sur le carrelage, encore propre, des toilettes pour se refroidir  » .

« Quand Boli a marqué, il y a eu le feu »



En revanche, la journée est plutôt tranquille pour Alex et Silvio. Après un tour de la ville où ils croisent des Milanais dans une assez bonne ambiance, les Phocéens commencent à squatter à côté du stade. Si Alex n'a pas encore l'âge de tiser, Silvio et sa troupe sont posés près des grandes buvettes réparties tout autour de l'enceinte. Après s'être fait piquer leurs godets vides par des minots toute la journée ( «  On ne savait pas que c'était consigné! » ), ils prennent la direction des tribunes.

Plus nombreux, les Milanais, « plus expérimentés que nous » selon Jasé, installent leur tifo en quelques minutes. Un tifo simple mais efficace avec des bandes rouges et blanches plastifiées formant le mot « MILAN » en rouge. Du côté des Marseillais, plusieurs milliers de pompons blancs sont distribués et des voiles forment le mot « VAINCRE » . Plusieurs bandes bleues tentent de former des croix marseillaises, mais avec l'excitation des gens, elles partent un peu n'importe comment. « J'étais sûr et certain que Marseille allait gagner contre Milan, on était tous gonflés à bloc. La première nous avait échappé, mais pas la deuxième… Ca a joué dans l'ambiance dans le stade » , se souvient Silvio. Equilibré sur le terrain, le match l'est aussi dans les tribunes. Véritable référence à l'époque avec un mouvement ultra en plein boum, les supporters rouges et noirs ont un peu déçu Jasé : « Je ne dirais pas qu'ils n'ont pas chanté, mais tu t'attends toujours que les Ritals te mettent une claque vocale, et ça n'a pas été le cas  » . Si les Lombards donnent quand même de la voix, les Olympiens ne sont pas en reste. Les Ultras lancent même le fameux « Hissez-haut les drapeaux » , inventé quelques matchs plus tôt, cette fois repris à l'unisson par des milliers de personnes. Alex : « Là, c'était vraiment impressionnant. Avec le bruit des pompons comme des cigales… » Au moment où Boli place sa tête dans le but de Rossi juste avant le repos , la tribune marseillaise chavire. « Quand Boli a marqué, il y a eu le feu » , se remémore, encore bouillant, Silvio. Pour Alex, l'explosion de joie fut « indescriptible » durant une « éternité  » . « La mi-temps sifflée, le coin bleu et blanc continue à chanter tout et n'importe quoi, je me rappelle même du "French Can Can" » ajoute Alex.


Le second acte sera plus stressant, les Milanais de Maldini et Papin poussent, mais Barthez garde sa cage inviolée. Au coup de sifflet final, c'est l'extase, le « plus beau souvenir footballistique » de Jasé. Même son de cloche pour Alex : « Un très grand moment. Tout le monde se jetant dans les bras les uns des autres, ça gueulait dans tout les sens, ça pleurait, ça ne réalisait pas encore, des scènes de liesses impressionnantes. Nous avons quitté le stade très lentement comme si nous ne voulions jamais partir du stade, de peur que ce ne soit qu'un rêve. Dans mes souvenirs, une allemande bien chaude est passée près du viol collectif dans un bar jouxtant la gare de Munich, son salut venant d'une serveuse au poids dépassant le quintal, qui l'attrapa par le bras, la jetant dehors manu militari lui demandant par la même occasion d'aller se rhabiller  »

Après le match, Jasé et plusieurs Winners se rendent dans une sorte d'auberge allemande typique. Une soirée « assez hallucinante » d'après ses dires. «  Depé (figure du mouvement marseillais, à l'époque meneur des Winners, fondateur l'année suivante des MTP et brutalement décédé en 2000, ndlr) a fini par danser avec des danseurs bavarois, des serveuses de 200kg avec 6 chopes de bière dans chaque main ou des plateaux de choucroute énormes. Le retour a été plus calme, on s'est installé comme des loques dans les bâches des groupes  » . Le retour, Alex ne s'en rappelle plus vraiment non plus : « Honnêtement pour le retour, je me souviens d'être monté dans le train, d'avoir pris deux places pour m'allonger, jeté un dernier regard par la fenêtre, histoire d'immortaliser une dernière fois Munich, et plus rien jusqu'à Lyon  » . Les effusions de joie continuent jusqu'à l'arrivée à Marseille. Chaque gare voit le cortège des supporters marseillais qui allument de nombreux fumigènes, agitent les drapeaux ou les écharpes par les fenêtres. Juste le temps de grailler un morceau, de se laver un coup et c'est direction le Vélodrome pour voir la coupe aux grandes oreilles. 20 ans déjà. Comme dirait Silvio : « Putain, ça passe vite  » .



Par Antoine Aubry et Jonathan Bartoli avec Quentin Blandin
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