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OM, mercato raté ou malhonnête ?

Le mercato marseillais s'est terminé hier dans la confusion générale avec deux départs, trois arrivées et le raté Erik Lamela. Difficile de dresser un bilan de ces deux mois d'été, tant la grande foire qui vient de se dérouler sous nos yeux ébahis laisse un sentiment de perplexité, de suspicion et de colère mêlées.

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Au bas mot 150 noms évoqués, 15 arrivées, 17 départs dont ceux de presque tous les cadres de l'effectif et d'un entraîneur devenu emblématique. Dire que le visage de l'Olympique de Marseille a été totalement chamboulé durant la trêve estivale relève de l'euphémisme. Au-delà de ce bouleversement, ce qui frappe, c'est l'absence totale de ligne directrice. Toujours un coup de retard, toujours une mauvaise nouvelle pour doucher les attentes des supporters, l'OM a vécu ces deux mois dans une situation d'urgence permanente, d'impréparation chronique pour finalement conclure sur une énième fausse note un mercato fait de bric et de broc.

Fin du projet Dortmund, place au projet Doyen Sport ?


Jusqu'à récemment, Vincent Labrune avait réussi à convaincre Margarita Lous-Dreyfus de se montrer patiente quant à la réduction du train de vie de l'équipe. Cet été, l'Orléanais a fait volte-face puisqu'il s'est surtout employé à rembourser l'argent investi par la propriétaire. Cette contrainte a d'abord poussé le club à ne prolonger aucun de ses gros salaires : Gignac et Ayew ont filé gratuitement, Mandanda et Nkoulou suivront vraisemblablement le même chemin. Dans un deuxième temps, l'OM s'est révélé être - pour la première fois depuis longtemps - un vendeur correct. En expédiant un à un les joueurs du fameux « projet Dortmund » à l'étranger contre des sommes rondelettes, le club s'est renfloué à hauteur de 70 millions d'euros. De la bouche du président, cette phase de vente ne devait constituer qu'une étape et laisser place à une phase « ambitieuse » destinée à renforcer l'effectif. Sur ce point, le bilan est accablant. D'une part parce que les ventes se sont poursuivies jusqu'au dernier jour avec le départ de Lemina et d'autre part parce que ladite phase « ambitieuse » du mercato n'a jamais vu le jour. Tous les joueurs arrivés ces dernières semaines sont arrivés en prêt et tout le monde sait qu'on ne construit pas une équipe sur le long terme avec des joueurs prêtés... Finalement, derrière un écran de fumée fait d'annonces, de rumeurs et de coups de com', l'OM n'a pas dépensé le moindre euro supplémentaire et n'a jamais recruté le véritable numéro neuf dont l'équipe avait besoin pour concurrencer Batshuayi. Une question se pose alors : à quoi bon toutes ces ventes si aucun investissement ne leur succède ?


Répondre à cette question revient à interroger la stratégie du club à moyen voire à long terme et donc demande d'établir des hypothèses plus ou moins étayées par les événements de ces dernières semaines. Plutôt que de tabler sur l'amateurisme de la direction pour éclairer ce mercato inexplicable, il est possible d'y voir le signe avant-coureur de l'arrivée dans le giron du club d'un nom qui n'est pas inconnu, celui de Doyen Sport. Déjà impliqué dans les transactions Dória (dans le sens des arrivées) et Imbula (dans le sens des départs), le fonds d'investissement est également le représentant du nouvel entraîneur Michel et d'un renfort de dernière minute : le mystérieux (et pas franchement indispensable) Rolando. Dans une interview accordée à Challenges il y a quelques mois, Nelio Lucas, le directeur de Doyen Sports, avait expliqué vouloir investir en France malgré la récente interdiction de la TPO*. Pour contourner cette interdiction, Doyen Sport pourrait être tenté d'investir directement dans le club comme c'est désormais le cas à Porto et au Milan AC. À partir de ces constatations et sachant toute la volonté de Margarita Louis-Dreyfus de vendre le club, il est possible de poser deux questions. Première question : ce mercato en forme de cure d'amaigrissement est-il le signe d'un investissement ou d'une entrée au capital de Doyen Sport ? Deuxième question : la véritable raison du départ de Bielsa, que l'on sait viscéralement opposé aux dérives financières du football, trouve-t-elle son origine dans ce rapprochement ? À chacun de se faire son avis.

Et sportivement, on en est où ?


Si toutes ces question politico-financières restent pour l'instant en suspens, la sphère sportive ne connaît malheureusement pas beaucoup plus de certitudes. Quantitativement, l'OM version 2015/2016 paraît bien doté mais déséquilibré. Tous les postes défensifs sont doublés voire triplés (Manquillo, Dja Djadjé et Isla sont trois pour le même couloir), le milieu de terrain est également bien fourni, mais les ailes offensives et surtout le poste de neuf paraissent dépeuplés. Qualitativement, il est difficile de porter un jugement sur l'effectif dont Michel va disposer cette saison. Intrinsèquement, il y a du talent dans cette équipe (Cabella, Diarra, Diaby, Michy...), mais les incertitudes sur les niveaux de forme et de préparation des uns et des autres sont trop nombreuses pour porter un véritable jugement. Ce qui est en revanche certain, c'est qu'on ne construit pas une équipe avec autant de nouvelles têtes et de nationalités différentes en trois jours. Les chantiers sont immenses dans chaque secteur de jeu et les conditions de travail loin d'être idéales. La trêve internationale va certes offrir un peu de temps au staff phocéen pour travailler, mais il faudra composer sans une partie de l'effectif en gardant à l'esprit que tout autre résultat qu'une victoire face à Bastia le 13 septembre prochain au Vélodrome plongerait définitivement le club dans la crise. Les supporters marseillais sont agacés d'être les dindons d'une farce dont ils ne connaissent ni la recette ni le cuistot.

Par Pablo Garcia-Fons *TPO : third-party ownership, un montage financier par lequel Doyen Sports soutient financièrement le club au moment de l'achat et reçoit un intéressement au moment de la revente.
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