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OM : Marathon man

Marseille traîne toujours le boulet de ses trois défaites plombantes, les deux initiales en L1 contre Caen et Valenciennes, et celle en C1 contre le Spartak. Deschamps l'a reconnu : l'OM est en retard sur ses temps de passage. Or, pour revenir dans la course en championnat et en Ligue des Champions, les Olympiens vont devoir négocier une impressionnant série de matchs. Gros challenge d'automne...

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«  Marseille sera champion, car il n'a pas d'adversaires à sa hauteur sur la saison » . Signé Dugarry, hier, dans l'Equipe. Constat clinique : l'OL est trop déficitaire en points pour finir couronné, et puis sur la durée, Duga ne croit pas trop en Rennes, trop déficitaires en attaquants (le seul, Montano, est blessé) et il ne croit pas non plus aux Verts, même s'il les voit tenir encore un bout de temps en haut du classement. Pas un mot sur Bordeaux. Devoir de réserve sur son club de cœur ? En tous cas, le mauvais départ girondin parle malheureusement pour eux-mêmes... Plus sérieux, Christophe G. insiste sur le niveau de la Ligue 1 : « Les actes et les faits me confortent depuis le début sur la faiblesse du niveau général de ce championnat. (...) Pour l'instant, collectivement et individuellement, les équipes ne sont pas prêtes, très en deçà de ce qu'on pourrait espérer » . C'est à peu près le constat qu'on faisait, en notant une baisse qualitative du championnat français. Pas forcément un niveau hyper nul, mais juste une baisse dans l'intensité, dans l'animation et l'efficacité offensive. Les coupes d'Europe ont quand même attesté du manque de compétitivité des clubs hexagonaux. Même si tout n'est pas perdu. Après tout, nous sommes en saison post-Mondial et, entre blessures (physiques et psychologiques !) et fatigue, il n'est pas anormal de voir tous les leaders de jeu de notre Ligue 1 accuser un peu le coup. Et puis Sainté, Sochaux ou Caen apportent un peu de fraîcheur. Alors, Marseille : champion potentiel par défaut ?

Nancy, le « survivor » ...

Pour être champion déjà, il va falloir se faire respecter à domicile. Une règle de base quand on se veut taulier, et ce, sous toutes les latitudes. Le 1-2 contre Caen, le 2-2 contre Monaco plombent un peu les stats. Des stats aussi entamées par le 0-1 contre le Spartak. Coupe d'Europe, certes, mais tout aussi mauvais pour le moral au point de raviver le « syndrome du Vélodrome » . Demandez à Gignac, toujours « vierge » à domicile... Or, ce soir c'est Nancy, toujours invaincu à l'extérieur : quatre matchs, deux victoires et deux nuls, dont le dernier, méritoire 2-2 à Auxerre alors que les Chardons-qui-piquent étaient menés 2-0. Et puis les Olympiens auront déjà dans le crâne le match de mardi prochain, contre Zilina, en C1. La Ligue des Champions, ce truc qu'on intériorise à fond même à son corps défendant...

Sans compter que Rémy et Valbuena reviennent de leur long séjour chez les Bleus pour les qualifs de l'Euro, où même s'ils n'ont pas fait chacun deux fois 90 minutes, ils ont laissé un peu de gomme. A ce propos, avec la trêve internationale, Deschamps n'a pas pu en tirer vraiment profit, vu qu'avec tous ses internationaux éparpillés aux quatre coins du monde, il ne disposait que de très peu de joueurs pour mettre en place un travail de fond conséquent... Autant de petites « tracasseries » qui peuvent influer sur un match contre des Lorrains spécialistes des « opérations survie » en territoire hautement hostile (Hadji a les crocs, attention !)... Enfin, comme Marseille reste Marseille, on a encore eu droit à l'un de ces petits psychodrames habituels, comme le boycott (ou non) du déplacement à Paris, le 7 novembre prochain. Une question un peu emmerdante qui a eu l'air de gonfler Didier Deschamps, forcé de se prononcer sur un problème qui le dépasse. Or, son équipe a surtout et d'abord besoin de points. Et de sérénité.


Un OM en mode british...

Pour être champion, Marseille devra surtout bien négocier le marathon infernal qui l'attend, à savoir 8, voire 9 matchs en 29 jours. Ce soir (réception de Nancy), mardi 19 (réception de Zilina), dimanche 24 (déplacement à Lille), mercredi 27 (déplacement à Guingamp en Coupe de la Ligue, 8èmes), samedi 30 (accueil de Rennes), mercredi 3 novembre (C1 à Zilina), dimanche 7 (PSG au Parc), mardi 9 ou mercredi 10 (quart de finale en Coupe de la Ligue, si qualifié contre l'Enavanguingan) et enfin samedi 13, Lens au Vélodrome... Pas besoin de faire un dessin : l'OM joue une bonne partie de sa saison dans le mois qui arrive. Bye-bye définitif en C1, si Marseille ne fait pas le plein contre les Slovaques. Cata en championnat si les Olympiens ne refont pas leur retard sur les leaders : à 6 unités de Rennes, 5 sur Sainté et 2 sur un Lille (troisième), que Dugarry a zappé et qui se met à décoller. Et déception en cas d'élimination en Coupe de la Ligue : l'OM est tenant du titre et c'est ce trophée qui avait conditionné la fin en boulet de canon débouchant sur le titre...

Marseille va devoir la jouer à l'Anglaise, en enquillant des matchs très rapprochés. Comme on l'a vu, la trêve internationale n'a pas permis de bosser à fond. Du coup, comme l'adit DD, « l'entraînement va surtout être basé sur la récupération et l'entretien. » Comme avec les grands clubs anglais qui depuis des années courent quatre lièvres à la fois, Cup-Championnat-League Cup et (très) longues C1, sans trêve hivernale et avec pour les cracks des matchs supplémentaires avec la sélection nationale... Un mal pour un bien, cette accumulation de rencontres ? Indirectement, oui. «  Je veux que tout le monde se sente concerné » , dixit DD. Traduction : tous ces matchs, ça va offrir du temps de jeu pour un peu tout le monde. Et ça tombe bien : quasiment tout l'effectif est apte. Comme son mentor Aimé Jacquet, Deschamps est un adepte impitoyable de la gestion de groupe par la concurrence-émulation où les meilleurs émergent et les plus faibles s'auto-éliminent... Gérer le temps de jeu des nombreux attaquants (Ayew, Brandao, Rémy, Valbuena et Gignac) sera donc toujours autant casse-méninges pour le coach, mais dans une dynamique « positivante » . Un « oublié » comme Abriel devrait pouvoir aussi revenir en grâce en jouant plus souvent. Le 13 novembre au soir, au moins en championnat, on pourra grandement vérifier le pronostic flatteur de Christophe Dugarry...


Chérif Ghemmour

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Bah voilà Chérif! Ecris que des articles comme ça bon dieu!
C'est bien mieux que tout tes "Naaaaaaaaaaaaaaan... on déconne" et autre jeux de mots vaseux!
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