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OM : les dangers de l'étranger

Alors que les résultats de l’OM peinent à réjouir les supporters, les recrues étrangères sont en première ligne pour justifier le mauvais bilan sportif marseillais. Car elles ont beaucoup de mal à s’adapter à la Ligue 1.

Rekik. Rolando. Silva. Isla. De Ceglie. Manquillo. Ils sont six étrangers à avoir pris leur billet d’avion pour Marseille cet été. Qu’ils viennent d’Italie, d’Angleterre, de Belgique, d’Espagne ou des Pays-Bas, qu’ils soient néerlandais, chiliens ou portugais, qu’ils aient été achetés 5 millions, prêtés avec ou sans option d’achat, qu’ils possèdent une carrière riche, à peine entamée ou carrément vide, que leur palmarès soit garni d’une Serie A, d’une Liga ou du Tournoi de Viareggio, tous ont choisi la Canebière pour exprimer leur (présumé) talent. Avec deux points communs : celui d’avoir évolué avec leur sélection (au moins en catégorie de jeunes), et celui, à l’inverse, de n’avoir jamais joué en France.


À Saint-Étienne la semaine dernière, ils étaient trois à être alignés dans le onze de départ de Michel. Un nombre relativement faible. Et une habitude cette année. La raison ? Comme contre les Verts, les recrues étrangères de l’OM ne convainquent pas. Tout simplement. Bizarrement, les autres renforts marseillais font plutôt le taff (si on oublie Diaby, toujours en fauteuil). Ceux-là s’appellent Diarra, Nkoudou, Cabella et même Sarr. Une différence notable avec leurs collègues : ces quatre joueurs avaient déjà évolué dans l’Hexagone avant de débarquer dans la deuxième ville du pays. Même Diarra, qui ne connaissait pas la Ligue 1, avait couru sur les terrains de deuxième division avec Le Havre avant de rejoindre la Premier League. Alors, l’OM est-il trop dur pour les étrangers ?

Le temps d'adaptation, la fausse excuse ?


« Ce n'est pas forcément Marseille qui pose problème, réagit Garry Bocaly, qui a quitté sa Martinique natale pour les beaux yeux de l’OM à 15 ans et qui a porté le maillot phocéen entre 2005 et 2007. Il faut quand même noter que le championnat français est très dur. Tu peux demander à toutes les recrues qui viennent d’ailleurs et arrivent en France, ils te diront la même chose. Donc t’as forcément un temps d’adaptation. Par rapport à la langue, au style de jeu… »
« Je crois que le souci, c’est surtout que ces transferts ont été voulus par Bielsa. » Bernard Pardo
Un avis partagé par Bernard Pardo, champion avec les Olympiens en 1991, mais pas forcément pour les mêmes raisons : «  Je crois que le souci, c’est surtout que ces transferts ont été voulus par Bielsa. Du coup, les nouveaux se sont sentis un peu perdus quand il s'est barré. Ça n’aide pas pour le temps d’adaptation, qui est nécessaire à tout étranger qui pose les pieds ici à cause du choc des cultures, de l’environnement différent… »


Reste que les performances de Rolando et compagnie sont encore pires quand elles ont lieu au stade Vélodrome, en témoignent les treize matchs d’affilée sans victoire de leur équipe et sa 18e place au classement à domicile.
« À Marseille, si t’as pas un gros mental, t’es mort. Franchement, si t’as personne autour de toi pour t’aider, c’est cuit. » Garry Bocaly
« C’est sûr que le Vélodrome fait peur quand on n'y est pas préparé, reconnaît Pardo, qui continue de suivre les rencontres de son ancienne team dans les tribunes. Après, j’ai envie de dire qu’ils sont au courant : si les joueurs ne veulent pas de pression, il ne faut pas signer à l’OM ! Le Vel’ est un public de connaisseurs et ne laisse rien passer. Donc quand tu signes à Marseille, tu signes pour le package. » Au-delà de l’ambiance du stade qui peut effectivement faire trembler quelques jambes, Bocaly s’arrête sur la pression de la ville et de ses habitants qui entoure les footeux : « À Marseille, si t’as pas un gros mental, t’es mort. Franchement, si t’as personne autour de toi pour t’aider, c’est cuit. » Dès lors, facile de piger pourquoi les jeunes Rekik et Silva, sans doute livrés à eux-mêmes, galèrent pour justifier les promesses placées en eux.

La jeunesse, justification facile ?


Mais les prestations plus ou moins moisies des principaux concernés après un peu plus d’une demi-saison suffisent-elles à les condamner pour le reste de leur aventure phocéenne ? Clairement non, répond Pardo :
« Lucho González a été hyper critiqué au départ, et ensuite, il a fini par offrir des titres au club. » Garry Bocaly
« Je me souviens de Chris Waddle. Quand il est arrivé ici, avec nous, tout le monde le jetait aux orties. » Bocaly, lui, prend comme exemple Lucho González, « qui a été hyper critiqué au départ, et qui a fini par offrir des titres au club » . Surtout que, même si leur degré de talent reste un mystère, certaines déceptions du mercato sont encore jeunes, à l’image de Silva (23 ans), Manquillo et Rekik (21 ans). «  Pourquoi Rolando s’adapte mieux que Rekik ?, interroge Pardo. Tout simplement parce qu'il a bourlingué, qu’il a évolué sous les couleurs de Porto, qu’il a joué dans des grands clubs. Rekik, lui, est seulement un espoir en devenir ! » Il faudrait donc faire preuve de patience pour observer un vrai potentiel. Sauf que la majorité des joueurs étrangers cités sont prêtés… « Et il faut arrêter de comparer les perfs de Diarra, qui a joué au Real, à celles d’autres jeunes pousses » , rouspète encore l’ancien international. On parie quand même que Thauvin se montrera plus à l’aise que Fletcher sur la pelouse marseillaise ?

Par Florian Cadu
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