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OM : le tabou Marcelo Bielsa

Nouvelle polémique à Marseille, bien plus importante que l'affaire Benzema : une banderole à l'effigie de l'ancien entraîneur de l'OM a été retirée dans le virage sud en plein OM-Nice. Et pourquoi ça ?

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Dimanche, il y avait près de 50 000 spectateurs au Vélodrome pour OM-Nice. Peut-être un record pour une équipe qui est à sa place au 13e rang de la Ligue 1. Mais si la foule se déplace en nombre dans l'enceinte marseillaise, c'est peut-être parce qu'il n'y a jamais que le (faible) spectacle proposé par la bande à Michel. Plus que les animations avant la rencontre des sponsors, le club a toujours le chic pour se distinguer d'une manière ou d'une autre. Cette fois-ci, c'est donc avec un tifo à l'effigie de Marcelo Bielsa retiré pendant la rencontre. En marge de la défaite, l'affaire a pris de l'ampleur et pas seulement sur les réseaux sociaux. Nombreux sont les supporters écœurés par cette manière de procéder. Présenté comme ça, c'est un peu comme si Christophe Bouchet s'était en son temps amusé à faire cracher la sono pour couvrir les chants à l'effigie de Drogba après son départ. Mais que s'est-il passé ?

« Les stadiers nous ont expliqué qu'il s'agissait d'une consigne d'en haut »


Dimanche donc, la petite centaine de membres de la Vieille Garde, sous-division des ultras pour faire simple, a pris place dans son coin du virage sud. En seconde période, alors que le score était de 0-1 pour Nice, ça s'active autour des supporters. « On a vu que les stadiers commençaient à s'agiter, à se parler dans les talkies, et ils sont venus nous voir pour nous dire qu'il fallait enlever la banderole. Ils nous ont expliqué qu'ils étaient désolés, mais qu'il s'agissait d'une consigne d'en haut, donc on n'a pas insisté et on l'a enlevée » , explique l'un d'eux. Certains, dégoûtés par la tournure des événements, racontent la scène par texto à des amis. L'histoire fait le tour de Marseille avant le coup de sifflet final et un journaliste de RMC demande le pourquoi du comment aux dirigeants après la rencontre. Un membre de la garde rapprochée de Labrune lui assure que les stadiers ont agi sur leur propre initiative.


Ce mercredi matin, dans La Provence, c'est le président himself qui réagit, alors qu'il avait lui un bel alibi, il était suspendu pour cette rencontre après ses chamailleries avec Aulas : « On demande juste que les banderoles soient contrôlées en amont pour qu'il n'y ait aucune inscription à caractère discriminatoire, raciste ou tout ce qui peut être répréhensible. Le reste, on n'y touche pas, y compris les banderoles hostiles à la direction... » La théorie de l'excès de zèle pourrait tenir s'il n'y avait pas un précédent. Mi-septembre, pour la réception de Lyon, on a beaucoup parlé du virage sud pour ses projectiles et la potence de Mathieu Valbuena. Moins pour un tifo déployé toujours par la Vieille Garde avec Marcelo Bielsa, le logo de l'OM, et un slogan « Nos valeurs, no business » . Il avait été retiré, la direction expliquant qu'elle ne voulait pas de slogan hostile à son égard. Par déduction, on peut donc comprendre que le simple visage de l'ancien entraîneur du club est donc considéré comme un affront.

Tension autour de l'accord sur la gestion des abonnements


En même temps, cela peut se comprendre. Quoi de mieux qu'évoquer Bielsa pour mettre en lumière les incohérences de la direction olympienne ? C'est elle qui avait présenté l'Argentin au moment de son départ comme un opportuniste, dont la démission n'était qu'un prétexte pour prendre en main la sélection mexicaine. Trois mois après, il est toujours en retraite à Rosario. Son successeur, survendu au départ comme un changement bienvenu, fait chaque jour regretter un peu plus le passage d' « El Loco » , que ce soit en matière de jeu offensif, d'autorité sur son groupe, d'imperméabilité face aux agents qui ont pignon sur rue et même en communication. « Mais attention, nous, on ne souhaite qu'une chose, c'est que Michel réussisse. Ça voudra dire que l'OM gagne, s'empresse de préciser un membre de la Vieille Garde qui souhaite garder l'anonymat. On reste des supporters de ce club, on se rend à tous les matchs. C'est juste qu'on voulait honorer la mémoire de Bielsa... » s'excuse-t-il presque.


Le sujet est touchy à plus d'un titre. Malgré un accord avec la direction du club annoncé en grande pompe concernant la fin de la gestion des abonnements par les groupes de supporters, rien n'a été finalisé et la tension serait de mise entre les deux parties. Avec son portrait de Bielsa, la « VG » vient se foutre là où il ne faut pas, pile au milieu. Pas vraiment ce à quoi aspire cette bande de quadras et quinquagénaires, qui se retrouvent juste une fois tous les quinze jours par plaisir et par nostalgie des belles années. Dont fait partie celle avec Marcelo Bielsa, mais chut, ça, il ne faut pas le dire.

Par Romain Canuti
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