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OM : la poule de la mort lui va si bien

Du rire aux larmes. Tout heureux d’avoir chopé Arsenal en début de tirage, Vincent Labrune a terminé la soirée dans les bras du Borussia Dortmund et du Napoli. Une poule extrêmement compliquée, évidemment, mais avec des déplacements savoureux, des équipes joueuses et des envies d’exploits. Et si, au fond, c’était ça, la Ligue des champions ?

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Si, comme le disait le grand sage Abdeslam Ouaddou, « il ne faut pas brûler la peau de l’ours avant de l’avoir vendue » , ils sont nombreux à avoir sorti le chalumeau ce jeudi soir, au sortir d’un tirage au sort rondement mené par le seul et unique « chauve de l’UEFA » . Cette année, pas la peine de jouer, l’OM est foutu. Pourquoi ? Parce qu’après un moment paisible et agréable lors duquel les Phocéens se sont vus octroyer Arsenal comme tête de série, le hasard de Motus a filé deux boules noires de suite aux Marseillais. Au final, c’est dans une poule F composée du Borussia Dortmund, du Napoli et, donc, des Gunners, que devront évoluer les Phocéens. Une valeur sûre, le finaliste de l’édition précédente et une équipe frisson. Une mauvaise nouvelle, vraiment ?

Plutôt un groupe de la vie

À chaque tirage au sort, la rengaine est la même. Le hasard fait les choses, plus ou moins bien, puis les amateurs de football se lancent dans leur véritable sport préféré : le lancer d’affirmations. La nuance est importante, on ne parle pas ici de pronostiquer – qui n’est d’ailleurs pas un sport, mais une dépendance – mais de balancer des vérités générales à chaud et de jurer de ne jamais s’en éloigner. Ce sont ces vérités qui promettent à l’OM un enfer comme Dante ne l’a jamais imaginé. Depuis hier, c’est écrit et limpide : les Phocéens feront de 2013-2014 l’année de la figuration et devraient se sentir bénis des Dieux si, par miracle, ils chopaient une place en Europa League. C’est un fait, ce groupe est compliqué. D’ailleurs, à partir du moment où l’OM a chopé Arsenal et a, par conséquent, évité Manchester City dans le troisième chapeau, on ne pouvait pas faire pire. Et alors ? Ce groupe est tout sauf un groupe de la mort. Au contraire, cette poule F est le groupe de la vie. L’OM n’est pas tombé avec de sinistres ogres avec lesquels il dansera une valse macabre, des machines de guerre d’origine munichoise ou catalane. Les Marseillais sont tombés dans la poule la plus joueuse possible, avec trois équipes qui ne jurent que par l’attaque, la beauté du geste et la verticalité. Des équipes au jeu ouvert, six matchs de bonne facture pour les téléspectateurs, deux déplacements fous – à Dortmund et à Naples – pour les spectateurs tout court. Il n’y a qu’à voir la joie des supporters marseillais à l’idée de ce déplacement au San Paolo pour comprendre que ce tirage n’a de mauvais ce que l’on veut bien en voir : une prétendue difficulté sportive qui est l’essence même de ce qui est censé être la compétition reine.

Parmi ces sportifs du jeudi, on distingue deux types d’athlètes diamétralement opposés. Il y a les pessimistes, ceux qui pensent que les Marseillais vont passer une partie de leur année à faire de la figuration, qu’ils auraient de la chance de choper une place en Europa League et qu’à ce rythme-là, l’indice UEFA de la France sera inférieur à celui de Chypre. Puis il y a les utopistes, ceux qui, peu importe l’opposition qui est réservée à leur équipe de cœur, se voient trop beaux, quitte à ce que la redescente soit compliquée. Alors se pose cette question folle « qu’est-ce que l’on veut en Ligue des champions ? » Une demande aussi compliquée que « qu’est-ce que l’on veut en amour ? » Est-ce que l’on souhaite un groupe pépère, qui nous promet une vie tranquille, un objectif atteint, mais que trop peu de frissons ? Ou est-ce que l’on préfère se diriger vers quelque chose de conflictuel, d’incertain, mais de diablement fort ? Évidemment, l’idéal serait un soupçon de chaque. Mais il n’existe pas. C’est soit le tirage estampillé « PSG » soit celui de l’OM. Et si la ligne directrice, celle des ambitions sportives, ne doit jamais être négligée, il faut admettre que les grands matchs constituent l’essence de la Ligue des champions. L’OM en a six à disputer pour remporter une folle bataille, qui est loin d’être perdue d’avance.


Se battre, mais faire attention

Dortmund n’est pas la même équipe qui a pris 6 buts en deux matchs contre l’OM il y a deux ans. Arsenal, même dans cet état, doit être pris au sérieux. D’ailleurs, on disait déjà du mal des Gunners en 2011-2012, avant que les Anglais ne viennent punir les Phocéens à domicile (0-1) avec Park en pointe. En ce qui concerne le Napoli, la donne est différente. L’équipe est belle, s’est considérablement renforcée cet été, mais a moins de bouteille sur la scène européenne. C’est pour cela qu’Aurelio De Laurentiis a ramené Rafa Benítez sur le banc du San Paolo, un coach qui pèse trois coupes d’Europe. Deux gros publics, trois grosses équipes, mais quand même de l’espoir pour l’OM. Pourquoi ? D’abord parce que les Phocéens ont des arguments à faire valoir. Souvent critiqués, ils ont quasiment toujours répondu présent sur la scène européenne, même si Brandão n’est plus là pour marquer du dos et envoyer l’OM en quarts de finale. Ensuite parce qu’un groupe ultra-homogène, c’est aussi un groupe où tout le monde peut battre tout le monde et donc perdre des plumes. Le déplacement au San Paolo ne sera drôle pour personne et à vrai dire, si au vu de sa saison 2012-2013, Dortmund semble un brin supérieur, il paraît difficile de dresser une hiérarchie claire dans une poule où les Marseillais font figure de bonnet d’âne sans que le fossé entre eux et les autres soit béant. Capables d’être un bloc solide, les Phocéens sauront poser des problèmes à leurs adversaires, c’est certain. L’OM contre le Napoli, ce n’est pas Jimmy Vicaut qui court après Usain Bolt. Arsenal contre Marseille, ce n’est pas Le Banner contre Passepartout. La différence de niveau existe, il ne faut pas la nier, surtout avec les Anglais et les Allemands, mais les coéquipiers de Mathieu Valbuena savent se sublimer et aiment jouer ces matchs. Le seul bémol étant de le payer au prix fort en Ligue 1, pendant que Paris se promènera dans son groupe sympathique et que les Monégasques passeront leur mercredi devant la télé. Une télé que beaucoup regarderont parce que, quand même, ce groupe a de la gueule ! Le reste est une histoire d’hommes sur une pelouse. Et de peau d’ours, aussi, dont les Marseillais tirent généralement un assez bon prix.

Swann Borsellino
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