OM/Diouf : l'heure du bilan ?
OM/Diouf : l’heure du bilan ?
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Pape Diouf pourrait être démis de ses fonctions de président de l’Olympique de Marseille dans les prochaines heures. Évidemment, son absence non excusée lors de la réunion du Conseil de Surveillance de l’OM n’est qu’une excuse de façade pour mettre le Pape à la porte. Un prétexte qui cache une querelle de bien plus longue date entre Vincent Labrune, président du Conseil de Surveillance, et Diouf. On ne sait pas exactement quand RLD rendra sa décision : à savoir duquel des deux il se sépare. Alors pour l’aider à choisir, voici le bilan du président du club depuis son arrivée en 2004.
Les plus :
En cinq saisons avec Diouf à sa tête, l’Ohème n’a consommé « que » trois entraîneurs, ce qui est relativement peu quand on sait que le club phocéen a grandement popularisé le concept de l’entraîneur jetable, même lors de ses années de domination acharnée du foot français. Une stabilité en coulisses, qui s’est bien sûr traduite sur le terrain, avec des résultats d’une épatante régularité. 5ème, 5ème, 2ème, 3ème puis 2ème en 2009, Marseille est depuis 2005 abonné au premier quart du championnat, et ça, ça énerve. Même si une petite secousse se transforme rapidement en tremblement de terre sur la Canebière, l’ancien journaliste et agent a amené cette sérénité qui faisait défaut à l’OM au début de l’ère Louis Dreyfus. Autre gros atout qui plaide en la faveur de l’actuel président : sa connaissance du marché des transferts -son passé d’agent y est forcément pour quelque chose. L’OM ne s’est que très rarement planté dans son recrutement avec Diouf à sa tête, et mine de rien, quelques noms ronflants sont venus fouler la pelouse du Vel’. De Ribéry l’espoir à Cissé le buteur starisé en passant par la révélation Mandanda, peu de transferts foireux sont à mettre à l’actif du Pape. Un type qui a su faire de Lorik Cana, pilier du PSG recruté peu après son arrivée, l’âme de l’OM et gagner un bras de fer contre Ribéry. De quoi rendre jaloux un Bayern Munich...
Les moins :
L’argument numéro un de ses détracteurs : l’absence de titre alors que l’Hexagoal lui tendait les bras. C’est bien beau de faire des finales de Coupe ou des deuxièmes places, mais l’OM n’a toujours pas ajouté la moindre ligne à son palmarès depuis seize ans, et ça, ça énerve. Diouf aura donc échoué là où les autres ont échoué, avec un peu plus de style. Autre point négatif, Diouf n’a pas vraiment œuvré pour favoriser l’accalmie avec les rivaux de l’OM, notamment l’OL et le PSG. On se souvient des attaques par voie de presse envers Jean-Michel Aulas -« Je voudrais dédicacer cette victoire à Jean-Michel. Il nous avait désigné favoris, il avait bien vu » en février 2007- ou encore de la ridicule affaire des minots et de la propagande anti-parisianiste qui a suivi. A la décharge du Pape, on peut dire que cet évènement n’a fait que renforcer sa crédibilité auprès des supporters, d’ailleurs son atout numéro un dans sa bataille contre Labrune.






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