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Olivier Guégan, le retour à la maison

Ce mardi soir, Reims se déplace sur la pelouse d'Angers pour le compte de la septième journée de Ligue 1. Un match comme un autre, sauf pour un homme, Olivier Guégan, l'entraîneur rémois, qui fait ici son retour dans un stade qu'il connaît bien. Très bien, même.

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Aujourd'hui à la tête de l'équipe première de Reims après avoir succédé à Jean-Luc Vasseur, en avril dernier, Olivier Guégan n'est pas le plus connu des entraîneurs de Ligue 1. Pourtant, s'il y a bien un club où le natif de Longjumeau est tout sauf un anonyme, c'est au SCO Angers. Un club où il a été formé sans parvenir à jouer en professionnel, avant de revenir quelques années plus tard pour enfin avoir sa chance. Un retour qu'il fera même brassard autour du bras, comme pour sceller, enfin, une idylle inéluctable. Alors forcément, à l'heure où il s'apprête de nouveau à pénétrer dans l'enceinte du stade Jean-Bouin, Guégan doit sentir la nostalgie le prendre aux tripes. Surtout que ce mardi soir, l'ancien adjoint d'Hubert Fournier aura le rôle de l'adversaire. Mais peu importe, comme tous les enfants prodigues, il sera vite pardonné, d'autant que du côté d'Angers, Olivier Guégan n'a laissé que de bons souvenirs.

Un gamin qui en veut


L'histoire commence à la toute fin des années 1980, lorsqu'il intègre le centre de formation du SCO Angers. C'est là-bas, sur les terres de Maine-et-Loire, que le jeune Olivier débute son apprentissage de footballeur. Et s'il n'en est même pas encore à l'aube de sa carrière professionnelle, Guégan se révèle déjà comme un garçon qui en veut, plus que tout. André Guesdon, alors directeur du centre, se souvient encore de ce garçon volontaire : « C'était quelqu'un qui travaillait beaucoup, qui était très sérieux, en match comme à l'entraînement. Très vite, il s'est imposé comme le leader de mon groupe. » Des efforts et un charisme naturel qui lui confèrent rapidement un énorme capital sympathie au sein du club. Plus vieux de trois années, Cédric Daury faisait partie du groupe pro, pourtant il n'a pas oublié le jeune homme : « À mon époque, il faisait partie des jeunes, il était plus avec le centre de formation. Néanmoins, je me souviens très bien d'un bon mec et d'un gros compétiteur. Ce sont les premières choses qui me reviennent. C'était quelqu'un de très apprécié au club. Je dirais même que c'est clairement le genre de joueurs sur lesquels les clubs s'appuient en matière d'exemplarité. » Des éloges mérités pour celui qui ne fait alors parler de lui qu'en bien. Pourtant, malgré son envie et le travail qu'il fournit quotidiennement, Olivier Guégan ne parvient pas à intégrer l'équipe première du SCO. Désireux de continuer à progresser, le jeune homme se fait une raison et décide d'aller voir ailleurs. C'est ainsi qu'à 22 piges, il prend la direction de l'ES Viry-Châtillon, où il restera une saison. Par la suite, il rejoindra les rangs de l'US Lusitanos Saint-Maur, puis le Paris FC et enfin le Stade de Reims. Nous sommes alors en 2001, et Guégan est sur le point de voir son rêve de gosse se réaliser.

Le rêve se réalise


Promu entraîneur du SCO au cours de la saison 2000-2001, Stéphane Mottin décide de construire une équipe solide dans le but de faire remonter le club en Ligue 2. Plusieurs recrues sont alors choisies par le coach. Parmi elles, Olivier Guégan. « Je pense qu'il a été déçu, à l'époque, de partir d'Angers sans avoir joué chez les pros, analyse Mottin. Donc le fait qu'on lui propose de revenir, pour lui, c'était forcément un challenge intéressant. » Bien entendu, la volonté de recruter celui qui est alors un milieu de terrain aguerri ne repose pas uniquement sur un socle affectif. Le profil de ce joueur combatif a fait la différence, comme le confirme Mottin : « À l'époque, on cherchait des joueurs comme lui, des garçons qui faisaient preuve de beaucoup de caractère. Il a toujours été un leader naturel sur le terrain et c'est exactement ce dont on avait besoin. » S'il n'est déjà plus au club au moment du retour de Guégan, Cédric Daury ne fut pas étonné de le voir revenir là où il avait laissé tant de bons souvenirs : « Quand on quitte un club et qu'on y revient en cours de carrière, généralement, c'est qu'on y a laissé un bon souvenir. » Au début, pourtant, tout ne se passe pas comme prévu. Bâtie pour retrouver la deuxième division rapidement, l'équipe dirigée par Stéphane Mottin aura toutes les peines du monde à lancer la machine. Il faudra finalement attendre la deuxième saison pour voir Guégan et sa bande valider leur ticket pour l'étage supérieur. Après une saison en Ligue 2 au sein de son club de cœur, l'actuel coach de Reims partira de nouveau, vers Brest cette fois. Puis à Reims où il mettra un terme à sa carrière, avant d'entamer la nouvelle : celle d'entraîneur. Toujours est-il que sa maison est bien ici, à Angers, là où tout a commencé. Dans ce club où il est tant aimé, comme le rappelle une dernière fois André Guesdon : « Comme tout le monde, je garde un très bon souvenir d'Olivier. Que ce soit sur le terrain ou dans la vie de tous les jours, c'est vraiment quelqu'un de bien. » Finalement, il n'y a que ce soir où Olivier Guégan espère ne pas laisser un bon souvenir. Sans pour autant effacer les autres.

Par Gaspard Manet
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Il a bien savonné la planche de tout les coachs qu'il a assisté
Il a vraiment une tête de hooligan anglais.
Cheric Zghemmfour Niveau : CFA
Le retour à la maison,il a l'air de lui mettre le barreau.
Cheric Zghemmfour Niveau : CFA
Je regrette déjà mon message précédent.
Cheric Zghemmfour Niveau : CFA
Olivier Guégan,je l'ai entendu parler il y a quelques mois sur RMC,et je trouve qu'il a des problèmes d'élocutions.J'ignore si il venait de finir un entraînement et qu'il était fatigué,mais l'animateur était parfois obligé de compléter ses phrases,car il cherchait ses mots.Le genre d'intervention,qui même si elle dure cinq minutes,donne l'impression de durer une heure.Une heure très pénible.
Gaëtan Charbonnier connaît aussi très bien Angers. Je pense qu'ils le redoutent, d'ailleurs...
La liste des joueurs passés par les deux clubs est longue. Outre Guégan et Charbonnier, Oniangué (blessé hier) à aussi joué au SCO. Dans l'autre sens, Kodjia formé à Reims était le buteur angevin l'an dernier. Idem pour Cédric Daury dans les années 90. Butelle est rémois mais n'a jamais joué pour le Stade.
Mais le cas le plus emblématique reste Raymond Kopa révélé par le SCO et qui vit toujours en Anjou.
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