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Olivier Feliz, recruteur pour le Portugal, en France, des binationaux

Nés et formés en France, Raphaël Guerreiro et Anthony Lopes jouent pourtant sous pavillon portugais. Ces deux joueurs ne sont pas les seuls Franco-portugais à partir jouer avec la sélection portugaise. Choix du coeur ou choix sportif, Olivier Feliz est l’homme qui s’occupe de les convaincre de venir jouer avec la Selecçao.

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Comment devient-on le « rabatteur » des Franco-portugais ?
J’ai démarré à Vanves en tant que dirigeant puis j’ai été à l’ACBB (Athlétic Club de Boulogne-Billancourt) qui a vu passé pas mal de bons joueurs comme Ben Arfa, Nkoudou ou encore Jean-Kevin Augustin. C’est ici que je suis rentré dans le milieu car on y rencontre pas mal de recruteurs et de directeurs de centres de formation. C'est à ce moment-là que Porto est arrivé et j'ai commencé à faire recruteur en France pour eux puis, après, pour d'autres clubs portugais. A la suite de cela, la fédération portugaise m'a contacté et nous travaillons maintenant en collaboration.

Quel est votre rôle précisément au sein de la Fédération portugaise ?
Je m’occupe de recruter des jeunes d'origine portugaise qui jouent en club pro en France. Et plus précisément ceux qui n’ont pas été convoqués en équipe de France à l’âge de 16 ans, les Pré-France. À partir du moment où la France ne s’y intéresse pas, je les suis et j’avertis la fédération portugaise.

Comment faîtes-vous pour recruter ces franco-portugais ?
Quand on entend parler d’un gamin d’origine portugaise qui joue à Nancy, à Strasbourg ou à Lyon je vais superviser. Après, je sais les profils et les postes que recherchent la sélection donc je ne vais pas récupérer tous les joueurs mais je suis toujours regardant car il peut y avoir un diamant brut. Après, s’il convient à la sélection et que je juge qu’il a le niveau pour jouer en U15-U16-U17-U18 ou U19 de la sélection portugaise, alors on attaque le dossier.

Est-il facile de convaincre l’enfant de rejoindre la Selecçao ?
C’est assez facile. Tous les jeunes veulent jouer avec la sélection du Portugal. J’ai très rarement eu un refus de la part d’un enfant. Quand je demande aux parents si l’enfant est d’accord pour jouer avec la sélection la réponse est toujours la même : « Ronaldo, je veux jouer avec lui » . Avant, c’était pour Rui Costa ou Figo. Et avant eux, c’était beaucoup plus difficile de les convaincre.

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« Le déclic, c’est Scolari. Il a redonné espoir au peuple portugais et donc aux Franco-portugais. Avant lui, c’était plus difficile. Les exemples de Robert Pires et Corentin Martins le montrent. Ils n’ont pas choisi la France pour l’amour du maillot mais pour l’aspect sportif et business car ils ont une culture portugaise à la base. » Olivier Feliz

Quel a été le déclic qui a fait que les joueurs voulaient rejoindre la Selecçao et non l’équipe de France ?
Le déclic, c’est Scolari et les résultats qu’il a eus. Il a redonné espoir au peuple portugais et donc aux Franco-portugais. Avant lui, c’était plus difficile. Les exemples de Robert Pires et Corentin Marins le montrent. Ils n’ont pas choisi la France pour l’amour du maillot mais pour l’aspect sportif et business car ils ont une culture portugaise à la base. Le fait d’avoir plus d’accès à internet et de pouvoir voir les vidéos des buts de Ronaldo ou les dribbles de Quaresma fait que les joueurs veulent venir en sélection portugaise pour les côtoyer.


Êtes-vous en contact direct avec les clubs professionnels français ?
En général les clubs ne me contactent pas car ils veulent tous que leurs joueurs soient en équipe de France et c’est normal. Mais à partir du moment où ils ne sont pas appelés en sélection, là, ils sont très contents que leurs joueurs aillent en équipe du Portugal. Mais au début, ils ne vont pas me dire « tiens, il y a un Portugais qui est là. Viens le voir » . Après, une fois qu'on discute avec le joueur et sa famille j’essaie d’être le plus discret possible car si on dévoile le secret, la sélection française va venir pour ne pas qu’il n’aille jouer ailleurs.

Parfois est-ce les joueurs eux-mêmes ou leurs familles qui vous appellent ?
De plus en plus, les jeunes se filent les contacts et ils commencent à m’appeler. C’est toujours intéressant de voir que c’est l’enfant qui s’intéresse à la sélection portugaise car si c’est le père ou la mère qui appelle, on ne connait pas vraiment la volonté de l’enfant.

Donnez-vous des « devoirs » aux joueurs que vous recrutez afin qu’ils s’imprègnent de la culture portugaise ?
Oui, c’est très très important. J’essaye de leur expliquer ce qu’est la culture portugaise et les valeurs qu’elle dégage, même si pour beaucoup ils baignent dans cette culture depuis leur enfance en se rendant souvent au Portugal par exemple. Puis, à partir du moment où le dossier pour qu’ils rejoignent la fédération portugaise est lancé, ils commencent à apprendre le Portugais avec un professeur pour ceux qui ne sont pas à l’aise avec la langue. C’est très important pour leur intégration.

Justement, quelle est la réaction des joueurs portugais quand ils voient arriver ces « émigrés » en sélection ?

Je suis en France donc je ne sais pas exactement ce qu’ils se passent et ce que ressentent les joueurs portugais mais à ma connaissance, il n’y a jamais eu de problème.

« Certains ont été contactés par la fédé portugaise mais c’était cause perdue. Kevin Gameiro par exemple, on savait pertinemment qu’il voulait jouer pour la France. Antoine Griezmann aussi est d’origine portugaise mais il avait déjà fait son choix pour la France. » Olivier Feliz

Promettez-vous des sélections aux joueurs que vous recrutez ?
Non, je ne leurs promets rien car dans ce milieu-là il ne faut jamais s’avancer même si on travaille avec la fédération. Je ne leur dis pas que c’est sûr à 100% qu’ils vont jouer tout de suite en sélection. Si tu commences à trop parler, à promettre, et que, derrière, ça ne se réalise pas alors tu n’es plus crédible.

En mai 2016 le joueur de l’OL Mickael Almeida a été sacré champion d’Europe U17 avec le Portugal. Comment s’est-il retrouvé à jouer pour le Portugal ?
Michael Almeida, on a commencé a travaillé sur le dossier en mai 2015. Je l’avais déjà supervisé en 2014 quand il avait été convoqué avec l’équipe de France U15. Je l’avais vu à Clairefontaine et je me suis dis que j’allais être attentif à son parcours car il avait de la qualité. À partir du moment où la France ne l’a plus convoqué, j’ai appelé la fédération portugaise et on a lancé le dossier. J’ai abordé la famille qui m’a dit : « Mon enfant veut jouer pour la sélection portugaise » . Il n’avait pas les papiers portugais donc cela a mis un peu de temps mais aujourd’hui, il joue avec les jeunes Portugais.

Le Portugal étant un « petit pays » par rapport aux grosses écuries mondiales, est-ce donc vital pour eux de venir chercher des joueurs en France ?
Oui, car ils savent qu’en France ils travaillent bien au niveau de la formation et c’est pour ça qu’ils s’y intéressent de plus en plus. Et en plus, ça leur coûte 0 au Portugal, ils sont formés en France. S’ils récupèrent un joueur de qualité, c’est tout bénéfice pour eux. Et il y en a beaucoup de joueurs avec de la qualité en France.

Comment se fait-il que des joueurs qui ne sont pas sélectionnés chez les jeunes en France puissent se retrouver titulaire au Portugal ?
En France, il y a un grand nombre de joueurs en centre de formation car tout les clubs de Ligue 2 et de Ligue 1 en ont un et il n’y a donc pas la place pour tout le monde en U16 ou U17 en équipe de France. Et surtout en France, on recherche beaucoup les joueurs physiques, dès qu’il y a un petit gabarit, on ne le regarde pas. Alors que, parfois, ce petit gabarit va plus vite, est plus fort techniquement et il peut réussir au Portugal .


Y a-t-il des joueurs sélectionnés récemment avec la France que vous aviez tentés de faire jouer avec le Portugal ?
Il y en a qui ont été contacté par la fédération portugaise mais que je n’ai pas tenté de récupérer car c’était cause perdue. Kevin Gameiro par exemple, on savait pertinemment qu’il voulait jouer pour la France. Antoine Griezmann aussi est d’origine portugaise et je pense qu’il a été aussi abordé mais il avait déjà fait son choix. En fait, cela dépend de la culture que leur inculquent leurs parents. Lorsqu’il n'y a qu'un seul des deux parents qui est d’origine portugaise et qu’il inculque une culture portugaise alors le joueur voudra jouer pour le Portugal. Sinon, c’est l’inverse et il voudra jouer pour la France.

Que fait le Portugal pour s’améliorer dans le domaine de la formation ?
Ils ont fait un nouveau centre au Portugal, ils voulaient essayer de faire un peu comme Clairefontaine. La Fédération portugaise est aussi en train de faire un gros travail au niveau du scouting car, jusqu’à maintenant, ils avaient un peu de soucis. Ils font un gros boulot pour récupérer les meilleurs éléments en France, en Allemagne, en Suisse, là où il y a des grosses communautés portugaises.

Qu’avez-vous pensé du parcours du Portugal dans cet Euro 2016 ?
Ils ont fait un bon Euro. Sur les trois premiers matchs, on a dit qu’il ont été nuls mais ils n’ont pas eu de chance. Contre l’Islande, on fait 27 tirs. Contre l’Autriche, on doit gagner 3 à 0. La France a eu cette chance de marquer à la fin et de planter le but, le contraire de nous. Après, on bat la Croatie, une des meilleures équipes du tournoi. Fernando Santos a ramené cette rigueur, le mental. Ronaldo joue pour l’équipe. Contre la France cela sera une belle fête.



Par Steven Oliveira
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