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Óliver Torres, mieux qu’un dessin animé ?

Pépite de la Cantera de l’Atlético de Madrid, Óliver Torres sera l’une des attractions de ce nouvel opus de Liga. Prototype du milieu à la sauce espagnole, il excite déjà l’Espagne du ballon rond. À raison ?

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« Mes parents voulaient m’appeler Hugo, mais mon frère souhaitait absolument que je m’appelle Óliver, à cause des dessins animés. J’ai toute la collection à la maison. » Óliver Torres n’a pas encore l’étoffe d’un super-héros – Óliver y Benji étant le nom espagnol d’Olive et Tom – mais il en a déjà le nom. Avec ses 18 ans au compteur, il offre pourtant quelques gages de précocité. Deuxième joueur le plus jeune à avoir porté la liquette de l’Atlético de Madrid à 17 ans et 283 jours – Fernando Torres étant le premier à 17 ans et 68 jours –, il a connu toutes les catégories d’âge de la Rojita. Pas mal. Pourtant, c’est avec la plus grande parcimonie que l’a utilisé Diego Simeone l’an passé. Histoire de ne pas le griller auprès d’un peuple colchonero qui voit déjà en lui son nouvel apôtre. Cette saison, le jeune milieu devrait connaître un rôle à la hauteur de son talent. Plus affûté physiquement, mieux mentalement, Óliver Torres a donc tout, ou presque, pour mettre la Liga à ses pieds. Et le Barça en premier lieu.

« Un sauveur avant d’avoir un footballeur  »

Loin d’être passé à côté de la pépite, le Barça n’a jamais pu l’attirer. Pour rappel, à 12 ans, le chétif Óliver s’en va en Catalogne : direction la Fondation Marcet. Il n’y restera que six mois, car loin de sa famille, il n’arrive pas à se faire à sa nouvelle vie. « Ma famille savait que je devais partir du village (Óliver est originaire de Navalmoral de la Mata, village de l’Extremadura, ndlr), raconte-t-il au País. Ce qui s’est passé à Barcelone m’a fait gagner en maturité, j’étais un enfant et je n’avais pas ma famille à mes côtés. Plus tard, quand je suis arrivé à l’Atlético, je n’étais pas titulaire. On doutait de moi, je n’étais ni grand ni fort. La première année de cadet, je suis resté dans les tribunes pendant tous les matchs.  » Pas rancunier du sort qui lui est attribué, il cravache. En quelques années, il prend du coffre et parfait sa technique. Tant et si bien que, pas encore majeur, alors qu’il évolue toujours chez les jeunes, il est appelé à la surprise générale pour participer au premier match de la saison 2012-2013.

« Les supporters veulent une icône. Et si elle est de la Cantera, c’est encore mieux, expliquait l’an dernier Adelardo Rodríguez, joueur le plus capé de l’Atlético. Óliver a toutes les qualités pour triompher. Mais je pense que l’on ne doit rien forcer. Il est mieux de le faire entrer quand l’équipe gagne, petit à petit. Car les supporters veulent un sauveur avant même d’avoir un footballeur ! » Le doyen des Colchoneros sera écouté par Diego Simone. Conscient de l’avoir appelé trop tôt, Diego Simeone le laissera finalement au cocon pendant le reste de la saison, ne l’utilisant qu’à dose homéopathique. Pourtant, le coach argentin ne le sait que trop bien. Avec un milieu relayeur de la trempe de Torres, il ne pourra le garder indéfiniment en retrait. Pour faire bref, Óliver Torres « est un milieu qui comprend très bien le jeu et qui a une énorme qualité technique, même s’il ne se désintéresse pas des phases sans ballon. Il te donne la sensation de toujours vouloir être meilleur, et comme il a les idées bien en place, il va réussir  » , assure Julen Lopetegu, sélectionneur de la Rojita.

Jorge Mendes a senti le filon

Dans cette progression, le hic pourrait être une pression populaire grandissante. Pour se faire une idée, l’an dernier, seuls les maillots de Falcao, Arda Turan, Juanfran et Adrian étaient plus vendus que le sien à la boutique de l’Atlético de Madrid. Avec une belle gueule par-dessus le marché, Óliver Torres a tout pour devenir la hype de demain. Et cela, Jorge Mendes l’a bien compris. Tant et si bien que l’agent le plus influent de la planète football détient déjà 20 % des droits du joueur – une coutume à l’Atlético. Concernant la valeur marchande du joueur, sa clause libératoire est (pour le moment) fixé à 24 millions d’euros. Son bail court, lui, jusqu’en juin 2017. Une somme qui n’a pas de quoi effrayer les mastodontes européens. Il se murmure même dans les arcanes du Vicente Calderón qu’une option préférentielle serait laissée au Barça. Et ce, depuis la signature pour cinq millions d’euros de David Villa. Un fanion blaugrana qui attire fortement le minot : « Depuis que je suis petit, j’aime le Barça » , a-t-il lâché dans une interview à la Sexta. Ce mercredi soir, il sera bien colchonero. Et pourra fêter dignement ses débuts professionnels, il y a de ça un an tout pile, en montrant qu’à l’instar d’Olive, lui aussi peut émoustiller son monde.

Par Robin Delorme, à Madrid
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Pépite de la Cantera de l’Atlético de Madrid , en lisant ça je me dis jurisprudence Raul qui était partit par la suite chez le voisin du Real Madrid !

Cette saison il monte en équipe I avec un statut de remplaçant , pour l'instant c'est bien gérer , il a l'air intéressant comme relayeur le peu que l'on ait vu de lui en coupe du monde des moins de 20 en Turquie .

Maintenant a lui de devenir un joueur confirmé d'ici peu , car Arda Turan fera sans doute sa dernière saison ici vu les offres et les clubs qu'ils l'ont dans la mire .

Financièrement et sportivement ca ne peu que etre intéressant pour el Atleti qui ne roule pas sur l'or , et qui sort des joueurs de sa cantera a dose homéopathique .
Et Koke ? Il n'est pas issu du club lui aussi ?
Il est excellent ce jeune, je l'avais découvert pendant l'Euro U19 en 2012 c'était déjà le patron de l'équipe mais Simeone gère bien son cas la saison dernière c'était quelques bouts de matchs avec l'équipe A maintenant il jouera les matchs entiers contre les petites équipes voir plus si il y a blessure ou suspension, c'est ce genre de joueur ou te dit on dirait qu'il sort du "moule Masia" comme David Silva mais non...
InspectorNorse Niveau : Ligue 2
le jeune joueur espagnol le plus fort à mes yeux. Je trouve les autres surestimés, bons mais surestimés, profitant de la hype petits joueurs techniques, mais lui il est spécial dans ses prises de balle...c'est iniestesque, magnétique et aimanté. Un joueur qui fait avancer le jeu, tête levée et cette façon d'accompagner la balle, de léviter avec...Attention grand joueur
L'Atletico c'est parfait pour lui. Cette année il va jouer un peu plus, mais pas non plus tout le temps, Rodriguez, Arda, Suarez Mata ou Koké auront plus de temps de jeu.

En tout cas j'ai pu le voir jouer au championnat U20... Il finira pas champion du monde avec le Japon mais il a vraiment du très gros potentiel !

Isco, Thiago Alcantara, Illaramendi, Muniain, Carvajal, De Gea... Quand on y pense, ça fait vraiment flipper le réservoir de joueur de l'Espagne quand même.
InspectorNorse Niveau : Ligue 2
il y a du Silva, du Xavi et du Iniesta chez lui...
C'est marrant ça Oliver y Benji pour Olive et Tom en Espagne.
S'ils ont traduit le nom des joueurs à leur sauce espagnol je me demande comment ils s'en sont sortis avec Julian Ross de la Mambo Football Club.

Bref, je le connais pas mais rien que le fait qu'il soit en A à son âge mérite lpus d'éloges que celles faites au fils de Zidane qui ne fait même pas encore partie de la Castilla.
GenzoLloris Niveau : DHR
Oliver Torres aurait été gardien si son frère l'avait nommé Benji si je comprends bien ?

@moulfe Thomas Price = Benjamin Price (raccourci en Benji donc comme Olivier en Olive...)
Sinon le reste est inchangé avec Julian Moss et Mark Landers "gardant" leur nom en Espagne (ils s'appellent respectivement Andy Johnson et Steve Hyuga en Amérique Latine!).

Le générique était pompé sur celui italien de la série Lupin III.

PS : Mon pseudo est un évident clin d'oeil à un gardien fan de l'anime
http://www.sofoot.com/lloris-etait-fan- … 62675.html
D'ailleurs, j'ai jamais trop bien pigé ce titre. Si tu prends la VO de Captain Tsubasa, ben c'est juste "notre Olivier" français. Pourquoi lui ajouter un autre personnage ?

Et quand bien même, Thomas Price est génial, il demeure assez discret dans l'animé malgré tout, quitte à faire un duo, fallait faire "Olive & Ben (Becker)" son véritable coéquipier.
Jurisprudence Sergio Canales
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