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Oliver Burke, Baby Bale

Du haut de ses dix-neuf ans, Oliver Burke fait souffler une véritable vent de fraîcheur sur le football écossais. À coups de débordements surpuissants sur l'aile, de tacles à la Premier League et de comparaisons assumées avec Gareth Bale.

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Il fait partie de ces joueurs qui, même s'ils le souhaitaient, ne passeraient pas inaperçu. Des jambes solides et puissantes, un torse interminable, des bras musclés, le tout au service d'un physique d'1m88 qui dégage une force naturelle. Puis une tête d'enfant et des cheveux bouclés, qui jurent soudainement avec le reste. Comme si Oliver Burke avait voulu grandir un peu trop vite. De fait, la carrière de ce natif de Kirkcaldy, dans l'est de l'Écosse, s'est prodigieusement accélérée ces dernières années.


Repéré à seulement neuf ans par les recruteurs de Nottingham Forest, Burke effectue toutes ses classes dans les équipes de jeunes des Reds avant d'intégrer l'équipe première en 2014. En l'espace de deux ans, il y justifie sa réputation de jeune prodige, s'affirmant comme le joker de luxe de Nottingham. Ses entrées en jeu, ponctuées de raids solitaires sur l'aile et d'incessants appels dans la profondeur, dessinent le profil d'un ailier moderne alliant puissance, vitesse et une technique en mouvement redoutable, dans la veine d'un Gareth Bale, auquel il est souvent comparé.

Joue-la comme Gareth


Des caractéristiques qui lui valaient cet été de signer au Red Bull Leipzig pour dix-huit millions d'euros, un record pour un joueur écossais.
« Dans le profil, c'est un peu Gareth Bale en droitier. Il est grand, costaud, puissant, c'est un sacré athlète. » Philippe Montanier
Un club avec lequel Burke s'épanouit déjà, après huit matchs joués en Bundesliga et un but inscrit. « C'est une force de la nature, il a des prédispositions physiques incroyables. Il est grand, incroyablement rapide... C'est vraiment un diamant à polir » , s'extasiait ainsi début septembre le directeur sportif du Red Bull Leipzig, Ralf Rangick. Nommé entraîneur de Nottingham Forest fin juin, Philippe Montanier a eu Burke sous ses ordres un mois en Championship avant d'être contraint de s'en séparer à la fin de l'été. L’entraîneur français est tout aussi élogieux quand il s’agit d'évoquer le cas de la jeune pépite écossaise : « Dans le profil, c'est un peu Gareth Bale en droitier. Il est grand, costaud, puissant, c'est un sacré athlète. Il a aussi beaucoup de sang-froid devant le but. Quand je suis arrivé au club, on lui reprochait de ne pas être assez réfléchi, de manquer de discernement. Du coup, on a travaillé sur ses déplacements devant le but, les combinaisons avec ses partenaires et il a inscrit quatre buts lors des cinq premières journées de championnat. »


Des qualités innées qui vont de pair avec un caractère bien trempé et des convictions assumées. Burke, en bon Écossais, ne s'est notamment pas privé de titiller malicieusement le football anglais cet été.
« Regardez seulement Chelsea et le nombre de joueurs de talent à leur disposition, mais qu'ils envoient en prêt, sans même les utiliser... » Oliver Burke
Avant de signer en Allemagne, le jeune ailier a d'abord mis un gigantesque vent à plusieurs grosses écuries britanniques lors du dernier mercato, se permettant au passage de tacler un bon coup la Premier League et ses effectifs pléthoriques : « Regardez seulement Chelsea et le nombre de joueurs de talent à leur disposition, mais qu'ils envoient en prêt, sans même les utiliser... Vous ne voulez pas signer dans un club où, seulement après deux entraînements, ils annoncent avoir acheté un joueur pour le double du prix du vôtre. Pour moi, ça ne fait aucun sens en tout cas. » Quant aux comparaisons avec Bale, Burke, loin de les écarter, les considère avec bienveillance, y voyant un signe que sa carrière peut atteindre des sommets inattendus : « Quand Gareth Bale était à Southampton, personne ne lui prédisait qu'il en serait là aujourd'hui. Bale n'a pas commencé au Real Madrid, et là où vous débutez importe peu. C'est là où vous finissez qui compte et je pense que son exemple doit donner de l'espoir à beaucoup de joueurs. Je me crois capable de faire ça. Bien sûr, j'ai beaucoup à apprendre et je dois travailler extrêmement dur, mais pourquoi pas ? Vous devez avoir un rêve. »

« Il a de la personnalité, mais il n'est pas prétentieux  »


En attendant de s'épanouir dans une grande écurie européenne, le talent précoce et le franc-parler de Burke font de l'ailier écossais l'attraction principale d'une sélection en manque évident de talents et de personnalités marquantes, où seuls Darren Fletcher et son statut d'ex-pilier de Manchester United sont susceptibles de faire un tant soit peu rêver les foules. Et si Burke n'est pas encore titulaire à part entière sous le maillot navy blue, le sélectionneur adjoint écossais, Mark McGhee, en parle déjà comme d'un joueur capable de devenir le fer de lance de l'équipe nationale dans les années à venir : « À son arrivée en sélection, j'ai été sidéré de constater qu'il était déjà un aussi bon joueur. C'est vraiment un joueur excitant à voir jouer pour les supporters. Ils cherchent un joueur iconique depuis longtemps – depuis Kenny Dalglish peut-être – et ce garçon pourrait bien le devenir. »


De quoi se demander si Burke ne risque pas de se noyer au milieu de cet océan de compliments et de sollicitations.
« J'ai vu quelques gars à qui l'on avait dit qu'ils seraient des grands joueurs disparaître progressivement du circuit... Je sais que ça peut arriver. » Oliver Burke
Lui assure prendre garde à ne pas se brûler les ailes : « J'ai vu quelques gars à qui l'on avait dit qu'ils seraient des grands joueurs disparaître progressivement du circuit... Je sais que ça peut arriver. Mais ça permet de voir les erreurs que d'autres gens ont fait et de savoir ce qu'il faut faire et ne pas faire. » Philippe Montanier estime lui que la confiance que Burke place en ses capacités et sa progression sont loin de faire de lui un footballeur fainéant, susceptible de se reposer arrogamment sur ses acquis : « Il est très confiant, mais aussi très à l'écoute. Franchement, pour moi, c'était un crève-cœur de le voir partir. Il a de la personnalité, mais il n'est pas prétentieux. En plus, que ce soit avec Leipzig ou en sélection, il bénéficie du management traditionnel qu'on applique à un joueur de dix-neuf ans pour ne pas le « brûler » trop rapidement, il peut s'imposer progressivement » . Une caractère affirmé mais pas kamikaze, qui permet à Oliver d'afficher sereinement ses ambitions en sélection, où qualifier l'Écosse pour la Coupe du monde 2018 est son défi prioritaire : « Le pays de Galles nous a montré la voie. Je crois en les capacités de l'équipe écossaise, je ne vois aucune raison pour que nous ne puissions pas faire ce que les Gallois ont fait. » Pour ceux qui en douteraient encore, Baby Bale n’a définitivement pas peur de grandir.

Par Adrien Candau Propos de Philippe Montanier recueillis par AC
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