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  1. // Ligue des champions – Groupe H
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OL-Valence, comme un air de déjà vu

Ce mardi soir, l'OL reçoit Valence pour tenter de lancer, enfin, sa saison européenne. Une confrontation qui projette les Gones quinze ans en arrière, face au même adversaire et presque dans la même configuration. À quelques différences près.

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Il y a tout juste 15 ans, l'Olympique lyonnais affrontait Valence, dans le groupe C de la première phase de poules de la Ligue des champions. Pour sa toute première participation en C1, les hommes de Jacques Santini se coltinaient donc un Valence au sommet de son art, sans toutefois se douter que Los Ches se retrouveraient quelques mois plus tard en finale de la plus prestigieuse des compétitions, face au Bayern Munich. Aujourd'hui, tout a changé : l'Olympique lyonnais est devenu le club français qui a emmagasiné le plus d'expérience en Ligue des champions, tandis que Valence n'est plus aussi rayonnant qu'en début de millénaire. Pourtant, à l'aube de cette nouvelle confrontation, certains éléments peuvent rappeler au bon souvenir des nostalgiques celle de l'an 2000. Mais beaucoup de facteurs laissent entrevoir une nouvelle déconvenue pour les hommes d'Hubert Fournier, qui, malgré l'expérience du club, semblent souffrir d'un déficit individuel de maturité. Toutefois, comme le rappelle Philippe Violeau, « rien n'est jamais joué sur ces rencontres. Elles sont totalement à part. »

Lyon peut faire mieux


Privé de Ligue des champions pendant trois ans et demi, l'Olympique lyonnais a donc retrouvé la C1 après une saison exemplaire en Ligue 1. En 2000, les Gones avaient également gagné le droit de participer à la plus prestigieuse des compétitions européennes après un bel exercice lors de la saison 1999/2000. Seulement, « Valence est sans doute moins armé aujourd'hui qu'à l'époque » , comme le reconnaît aisément Philippe Violeau, qui était présent lors de la double confrontation en 2000. « À l'époque, Valence était à son apogée. Ils étaient tout en haut de l'affiche. Nous, on voulait tout de même jouer notre carte, même si on savait qu'on ne partait pas favoris » , reconnaît l'ancien milieu de terrain. Dans les vestiaires, Jacques Santini ne se voulait pas dramatique. « Le discours était soft, assez dédramatisant. Personne n'en a fait une montagne » , explique Violeau. Malgré les deux défaites, Lyon avait d'ailleurs réussi à se qualifier pour la deuxième phase de poules. Alors oui, le Valence de 2000 était bien supérieur au Valence de 2015. Un bon point pour les hommes d'Hubert Fournier, donc.

De plus, outre le niveau du club espagnol, l'Olympique lyonnais d'Hubert Fournier jouit d'un avantage certain par rapport à son homologue de 2000 : une longue expérience sur la plus haute marche de la scène européenne. « Le club en lui-même a quand même ce vécu du haut niveau qui peut lui servir aussi, analyse Violeau. Alors qu'à l'époque, on ne pouvait pas compter sur ça. La différence entre ces deux matchs, c'est l'expérience emmagasinée dans les années 2000 » , détaille celui qui garde toujours un œil attentif sur l'Olympique lyonnais et ses performances. Une impression confirmée par Sidney Govou, qui se souvient « qu'à l'époque, à part Violeau et Sonny, je ne crois pas qu'un de nous avait joué la Ligue des champions » . Un adversaire moins fort, un club plus habitué au haut niveau : Lyon semble avoir les cartes en mains pour offrir à cette double confrontation un tout autre destin que celle de 2000.

Plus d'expérience, moins de maturité


Mais si le vécu d'un club sur la scène européenne est indispensable, il ne prend en compte que l'aspect global. L'entité et non les individualités. Et justement, d'un point de vue individuel, l'OL d'aujourd'hui paraît beaucoup plus immature. Sidney Govou : « Même si le club n'avait jamais participé à la Ligue des champions à l'époque, on avait un effectif un peu plus âgé qui avait emmagasiné plus d'expérience. » Autrement dit, les Lyonnais du début de millénaire avaient déjà un bout de carrière derrière eux. Un socle plus solide qui leur permettait d'aborder la compétition avec plus de certitudes, comme l'explique l'ancien attaquant lyonnais : « Certes, peu de joueurs avaient la Ligue des champions dans notre effectif, mais on avait plus de maturité, puisque les mecs avaient un peu tous bourlingué à travers la Ligue 1. »


Surtout, la plus grande différence entre ces deux générations résident dans la forme du moment. Là où l'OL du début des années 2000 commençait à poser les premières pierres de sa domination sur le foot hexagonal, celui d'aujourd'hui peine à trouver son football, malgré une incroyable saison dernière. C'est un fait, le début d'exercice des Gones est plus que délicat, comme le confirme Govou : « En l'état actuel des choses, il n'y a pas beaucoup de points rassurants. » Et pourtant, l'OL devra s'imposer sur sa pelouse, face au FC Valence, car tout autre résultat pourrait laisser le club dans une situation délicate pour la qualification. Ce qui, à n'en pas douter, serait une déception dans un groupe à la portée des Lyonnais. Même si, comme le rappelle Govou : « Un bon tirage, c'est si on se qualifie. » Rendez-vous en décembre, donc.

Par Gabriel Cnudde et Gaspard Manet
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