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Ocampos, la lente mue

Parti au Genoa cet été, Lucas Ocampos s’est tranquillement installé en Italie, mais peine à convaincre sur le terrain. Comme à Marseille ou Monaco. Et à l’heure où la Roma s’intéresse à ses services, on se demande à quel moment le déclic va survenir.

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Il aurait pu être le premier héros du match. Celui qui montre la voie aux siens et qui les guide sur le chemin de la victoire. Malheureusement pour lui, sa tête réalisée à la demi-heure de jeu du match finalement perdu contre l’Inter Milan (2-0) a trouvé les gants de Samir Handanovič sur sa route. L’Argentin peut s’énerver, laisser éclater sa colère, frapper du poing contre la pelouse, rien n’y fera. Il ne trouvera pas l’accès aux filets ce 11 décembre. Comme souvent.

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Car c’est un peu l’histoire de son début de carrière. Voilà maintenant cinq ans que Lucas Ocampos est footballeur professionnel, et quatre qu’il bute contre meilleur que lui. Qu’il s’agisse d’adversaire ou de partenaire, de combat ou de concurrence. Si dans son pays natal, où il a débuté à River Plate, on le voyait déjà comme le nouveau Cristiano Ronaldo avant même sa majorité, son passage en France (trois saisons moyennes à l’AS Monaco, deux très décevantes à l’Olympique de Marseille) n’a pas incité à la même réflexion. Alors, Ocampos a décidé de faire ses valises et quitter l’Hexagone. Direction la Botte, et le Genoa.


Prêté avec option d’achat cet été par l’OM, le joueur de vingt-deux ans semble prendre goût à la vie italienne. « Je me vois ici encore un certain temps pour continuer à m’améliorer, a-t-il ainsi annoncé dans les colonnes de La Stampa. Gênes est une belle cité, très ancienne, qui a une riche histoire. Et avec la mer... C'est un endroit spécial, où tout paraît incroyable, parfait. Marseille me faisait davantage penser à Buenos Aires. » Si Lucas apprécie le pesto et la focaccia typiques de la région ligurienne, s'il aime se balader dans la sublime via Garibaldi, c’est déjà un bon point. Et sur le terrain ? En apparence, l’attaquant va également mieux que sur la Canebière. Sous les ordres d’Ivan Jurić, qui fait évoluer son équipe avec deux ou trois avants, Ocampos a d’ores et déjà battu son nombre de titularisations de la saison dernière en championnat (huit contre sept) et disputé 537 minutes (contre 767 en 2015-2016). Même chose pour les buts (deux contre un seul l’an dernier).

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Problème : le Sud-Américain est toujours aussi irrégulier. Et le constat est donc le même que dans la cité phocéenne : oui, Lucas Ocampos a du talent, et oui, Lucas Ocampos pourrait être capable de faire basculer un match s’il savait mieux le manier. Sauf que Lucas Ocampos n’y arrive pas. Certes, il y a du mieux. En Serie A, le droitier de vingt-deux ans frappe plus au but qu’en Ligue 1, dribble et centre davantage, provoque plus de fautes et réalise plus de passes clés. Mais en parallèle, il connaît également davantage de déchet puisqu’il perd deux fois plus de ballons, réalise moins d’efforts défensifs et ne se montre pas assez décisif (aucune passe décisive). À tel point qu’il doit lutter contre une concurrence qui a pour nom... Serge Gakpé, et qui ne constitue pas non plus un poison mortel pour les défenses adverses.


Même si les choses commencent à aller mieux, Jurić avait d’ailleurs mis un petit coup de pression à son poulain en conférence de presse en constatant son début de saison plutôt foiré fin septembre : « Je pense qu’il est encore en phase d’apprentissage, il fait deux pas en avant, puis un pas en arrière. Mais il travaille bien actuellement, c’est quelque chose qui peut peser dans la balance. Je suis content de lui, mais je constate pour le moment que c’est bien Gakpé qui a l’avantage. » Difficile donc d’imaginer Marseille récupérer les quatorze millions d’un transfert définitif qui s’activerait automatiquement dans le cas où Ocampos planterait au moins douze pions cette année. Les dirigeants français peuvent plus raisonnablement espérer huit millions, somme qui serait directement versée si l’originaire de Quilmes frappe à sept reprises. Reste une autre éventualité : le changement de club dès cet hiver. En effet, la Roma, bien consciente du potentiel à exploiter du gamin, en aurait fait sa cible principale pour suppléer Mohamed Salah, qui va laisser un gros vide en rejoignant la sélection égyptienne pour la Coupe d'Afrique des nations. Un club qui pourrait enfin le faire véritablement muer ?



Par Florian Cadu
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