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Obraniak : « On doit se faire respecter »

Ludovic Obraniak est tatoué, polonais et possède un pied gauche délicieux. Homme de base du doublé, le joker lillois s'attend à une saison compliquée. Avec en ligne de mire, l'Euro, chez lui.

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Tu as bien commencé ta saison malgré la défaite contre Marseille à Tanger (5-4). 25 minutes de jeu, deux passes décisives...


Le coach n'a pas changé de discours, il estime que j'apporte beaucoup plus en rentrant en cours de match. Sur le match du Trophée des Champions, je n'ai pas à me plaindre personnellement. Collectivement, par contre, c'est rageant. Notre faute, c'est de ne pas avoir su garder le score de 3-1 à la 85ème. Siffler deux penalties en une minute, je n'ai jamais vu ça non plus. Mais ça tient plus de la folie qu'autre chose. On a peut-être fait preuve de suffisance.

Comment as-tu trouvé l'équipe et notamment les nouveaux?


J'ai été agréablement surpris par notre niveau de jeu. Vraiment. Pendant 80 minutes, on a été très solides. On a gardé les automatismes de l'année dernière, les nouveaux, que ce soit Basa, Dimitri (Payet, ndlr) ou Benoît Pedretti se sont très bien adaptés au groupe. Ils se sont fondus dans le moule. Ce n'est pas évident quand on injecte quatre titulaires dans une équipe. Il manquait Laurent Bonnart, blessé. Mais depuis la reprise, on a gardé le même schéma de jeu que l'an dernier, le 4-3-3, et les nouveaux s'intègrent très bien.

Malgré le départ de Gervinho, tu n'es toujours pas titulaire. Où en es-tu ?


Pour le moment, le marché est calme. Le coach me voit comme un joker, comme l'an dernier. C'est comme ça. Pour avoir plus, ça passe par des grosses prestations sur le terrain. Après c'est la concurrence, c'est normal dans un club qui joue le haut du tableau. L'arrivée de Dimitri ne change rien, j'ai une carte à jouer. Le coach sait que je peux apporter à l'équipe mais ça fait un moment que je ne me suis pas plaint de mon sort (rires). Je n'ai pas envie de me faire passer pour une victime. En ce moment, je rentre, je suis décisif, je joue dans l'équipe championne de France, on va jouer la Ligue des Champions, le grand stade arrive bientôt. La situation n'est pas si mal franchement. Se plaindre serait indécent.

Donc pour le moment, tu restes à Lille ?


Le marché n'est pas encore bouclé, mais je ne suis pas du genre à partir pour partir. Je suis libre dans un an. Dès janvier, je peux négocier avec qui j'ai envie. Pour le moment, les dirigeants ne sont pas venus me voir pour une prolongation. Mais je le répète, je suis quand même dans l'équipe qui vient de réaliser le doublé.

En parlant de doublé, c'est quoi l'objectif pour cette année ?


Ça serait présomptueux et prétentieux de dire que l'on va faire aussi bien. Un doublé, c'est costaud. Ce qu'on veut, c'est s'installer durablement dans le top 3. Lille doit jouer la C1 chaque année. Donc on vise le top 3. Au minimum.

La ligue des champions, c'est un apprentissage ?


On veut passer les poules. Je n'y vais pas pour admirer le Barça ou Manchester et prendre des 4-0 derrière. C'est bien de jouer des grosses équipes, mais l'objectif, c'est de passer au moins les poules.

La coupure t'a permis de réaliser un peu la saison que vous aviez réalisée ?


Pas vraiment. On est encore dans la réflexion. Surtout qu'à la reprise, tu remets les compteurs à zéro. Je pense qu'on réalisera vraiment ce qu'on a fait dans quelques mois. Surtout qu'on n'était pas programmé pour faire le doublé. C'est encore plus jouissif.

Tu penses que vous allez être plus attendus ?


Il faut se faire respecter. Pour ce faire, il faut rééditer ce genre de performances. Les gens attendent de nous une certaine crédibilité. On doit montrer que nous faisons partie des "gros". Il faut s'installer durablement dans le haut du tableau et amener le LOSC dans le grand stade avec une équipe qui joue la C1 tous les ans. Pour être respecté, il faut être régulier. Il n'y a pas de secret.

Vous parlez entre vous du PSG version Qatari ?


Ils annoncent clairement la couleur. Ils ne sont pas venus pour blaguer. Quand il s'investissent, ce n'est pas à moitié. C'est tant mieux pour le championnat, tant mieux pour la concurrence, tant mieux pour le football français.

Pour toi, les favoris du championnat ce sont les Parisiens ?


Le projet est ambitieux, si ça prend, ça peut faire très, très mal. Sur le papier, les favoris, c'est eux.

Dans un an se déroule l'Euro 2012 en Pologne et en Ukraine. En tant qu'international Polonais, cette échéance peut-elle influer sur ton avenir au sein du LOSC ?


C'est certain que l'Euro demeure mon objectif personnel principal. Je n'ai jamais participé à une grande compétition internationale. Là, c'est à la maison. Je dois arriver dans les meilleures conditions possibles. Alors forcément je ne vais pas partir n'importe où à un an de l'Euro. Je ne me prends pas la tête, j'arrive à un âge où je ne suis plus aussi foufou qu'à mes débuts. Et puis une paternité (sa fille, Mary, est née au printemps), ça vous donne une certaine maturité.

Propos recueillis par Mathieu Faure

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En France, il y a Paris et le reste. Et depuis que les Qataris sont venus fourrer leur nez du côté du PSG, la formule de Jef Gravier peut désormais s'appliquer à la L1. Alors même si balancer des millions en transferts n'a jamais garanti un titre de champion, Lille, l'OM, l'OL et Bordeaux devront lâcher les chameaux pour ne pas être dévorés. Notre championnat deviendrait-il soudainement intéressant ?

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