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Obraniak galère en polonais

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L’Euro, pour Ludovic Obraniak, c’est « quelque chose de très important » . Ce qui l’est également, c’est de parler le polonais, qui plus est quand la compétition se déroule en Pologne. Mais visiblement, ce n’est pas si simple.

« Je sais dire des choses, mais ça dépend du contexte… Le problème, c’est que le polonais est une langue très difficile ; c’est la quatrième la plus dure au monde, avance-t-il, arguments à l’appui. Il y a énormément de choses à savoir, notamment au niveau grammatical. J’essaie donc d’être au moins moyen sur les bases, mais c’est loin d’être évident » , poursuit-il.

Le Bordelais n’est donc pas au bout de ses peines, malgré son opiniâtreté. «  J’avais envie de montrer que je voulais faire des efforts, et arriver là-bas capable de faire quelques interviews en polonais, et parler un peu. J’ai bossé avec le professeur, mais on verra ce que ça donnera sur place. »

Et pour la causerie d’avant-match ? «  Je ne comprends pas tout, mais je chope des mots par-ci par-là et j’arrive à en comprendre les grands axes. » Quant à savoir si le football est un langage universel, réponse : « Ah non, ça, c’est une connerie ! »

Bon, reste alors le minimum : connaître l’hymne national. « Ça, ça va… Je connais le refrain » , lance-t-il dans un éclat de rire.

C’est toujours mieux que chez les Bleus.

LB
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Epictète Niveau : CFA
Mine de rien, ça nous ramène à la polémique sur les joueurs binationaux. Mon impression fut que les critiques étaient concentrées sur les Français aux origines - plus ou moins lointaines - africaines (maghrébines ou subsahariennes). Tous les Zemmour médiatiques oubliaient dans un premier temps d'évoquer Obraniak ou les propos passés de Gameiro, pour se concentrer sur les vieilles déclarations de Benzema et consorts.

Il fallait toujours que quelqu'un signale que la binationalité concerne aussi des joueurs aux origines Européennes, sans quoi restait ce sous-entendu criant : "Les Arabes et les Noirs n'aiment pas la France".

Ici, on voit un mec qui est sans doute fier de ses origines, dont l'intérêt pour le pays de son grand-père est sans doute sincère, mais qui ne parle toujours pas la langue, 2 ans et demi après sa première sélection. Bref, en 2008, il était aussi Polonais que moi.

Je ne crois pas qu'il haïsse la France pour autant...

Au fond, ce qui importe, c'est que ceux qui choisissent un autre pays le font pour des raisons autant sportives qu'affectives ; qu'ils ont juste envie de participer à des compétitions internationales, ce qu'ils ne pourraient pas faire en Bleu, car trop faibles.

Quoique... Obraniak en EdF, moi je dis pourquoi pas. Mais c'est trop tard !

(à part ça, je savais pas qu'il y avait un classement officiel de difficulté des langues vivantes)
S'il trouve que le polonais c'est si chaud il a de la chance que son grand-père n'ait pas été hongrois: 29 cas de déclinaison contre 6/7 dans les 3/4 des langues slaves
Tout à fait d'accord avec Epictète.
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