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Objectif 2012 pour les Oranje

Facile vainqueurs de la Hongrie (0-4) à Budapest vendredi dernier, les Pays-Bas retrouvent les Magyars Magiques ce soir à l'Amsterdam Arena. Forts de cinq succès en cinq matches de qualification, les Bataves ont déjà la tête en Pologne et en Ukraine. Il ne manque plus que les pieds.

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Une promenade de santé. Dans tous les sens du terme. Forts de cinq victoires en cinq matches de qualification, dans un groupe E largement à leur portée, les hommes de Bert van Marwijk profitent des joies de ces rendez-vous internationaux pour panser les plaies de la Coupe du Monde. Car, si de l'eau a coulé dans canaux depuis juillet dernier, les stigmates sont encore là. Au pays des tulipes, les jeunes footeux, qui ignoraient encore qu'ils avaient poussé au sein d'une terre maudite pour le ballon rond, ont rejoint pères et grand-pères pour partager les malheurs et tenter de mettre des mots sur l'inexplicable. Tous pleurent une génération bourrée de talent, toujours symbolisée par des hommes forts, Cruyff, Van Basten, Sneijder, et toujours battue. Pas d'étoile brodée sur le maillot Oranje. Un seul maigre Euro 1988 a se mettre sous la dent. Autant dire que la balade des gens heureux entamée avec cette campagne de qualification par Van der Vaart et ses potes a tout intérêt à se terminer le 1er juillet 2012 au soir, au Stade Olympique de Kiev, avec une coupe sous le bras et une médaille autour du cou.

Sinon quoi? Sinon rien. Simplement, pendant que l'Espagne rame contre la République Tchèque, que la France recolle les morceaux de son football ou que l'Italie se perd autant qu'elle se cherche, la Hollande est déjà prête. Privé de Mark Van Bommel et de Klass-Jan Huntelaar, dans une forme olympique avec sa sélection, Bert van Marwijk peut se payer le luxe d'aligner Wesley Sneijder, Robin Van Persie, Rafael Van der Vaart, Dirk Kuyt ou encore Ibrahim Affelay et même de faire rentrer Ruud Van Nistelrooy. Et il s'agit simplement d'un extrait du potentiel offensif de son équipe. De plus, pendant que la presse s'entête à descendre sa défense, la muraille Oranje répond sobrement, sur le terrain, où les stats parlent d'elles-mêmes: deux buts encaissés en cinq matches. Alors certes, au niveau international, une charnière Heitinga-Mathijsen ne casse pas trois pattes à un canard, mais en attendant, il paraît que ça fait des finales de Coupe du Monde. Gregory Van der Wiel, homme courtisé, montre match après match qu'en plus d'être un bon ailier droit, il sait aussi défendre.

Bref, le potentiel est là, l'envie aussi. Dire que la sélection batave est parée pour affronter la Hongrie ne serait qu'un doux euphémisme donc. Mais dire cela serait surtout se tromper. Car l'objectif n'est pas là. Les déçus de Johannesburg veulent se refaire la fraise. Et devraient le montrer une nouvelle fois ce soir face à la Hongrie... même si Nigel de Jong tente de maintenir un semblant de suspens : « C'est la troisième qu'on les joue dans un laps de temps très court, c'est leur chance de faire quelque chose contre nous. Ce n'est peut-être pas le meilleur opposant contre lequel nous ayons joué, mais nous avons travaillé dur pour réaliser une bonne performance vendredi (0-4, ndlr). Je pourrais comprendre qu'ils aient une approche agressive de ce match » . Mouais, on en reparle demain matin.

Swann Borsellino

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Intéressant, mais un peu court. Presque frustrant.
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