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  1. // Coupe du Roi
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Ô Pepe, roi du pétrole

Cristiano Ronaldo ? Messi ? Arrêtez ! Pour l'instant, la vraie star de la série de Clasicos, c'est l'infernal Pepe. Et personne d'autre.

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Ah ça, on en a entendu des esthètes du ballon rond cracher leur bile sur le jeu pratiqué par le Real Madrid de José Mourinho. « De l'anti-football » pour certains, « une boucherie-charcuterie » selon d'autres. La ratatouille du 29 novembre dernier, administrée par le FC Barcelone au Real (5-0) a créé une sorte de jurisprudence. Ne sont désormais considérées comme digne d'intérêt que les Manitas avec une seule équipe sur le terrain, des billions de passes et où le moindre contact est évidemment proscrit. Pourtant, il faut bien le dire, il y en a quand même quelques uns pour apprécier aussi les deux premiers matches de la série de quatre. Et la finale de la Coupe du Roi un peu plus encore que la rencontre de Liga. Un vrai plan de jeu de part et d'autre, une opposition de style, une intensité quasi-animale et des occasions nettes. Pour personnifier tout ça, un joueur plus que tout autre : Pepe.



L'équarrisseur de se(r)vice



Le Portugais d'origine brésilienne est l'homme clé de la série grâce tout d'abord à un repositionnement tactique payant pour Madrid. Traditionnellement défenseur central, Pepe est monté d'un cran pour faire le troisième larron chez les milieux récupérateurs habituels, Xabi Alonso et Khedira. L'idée de José Mourinho ? Eviter que cette zone soit submergée par le trio adverse, Busquets, Xavi et Iniesta comme cela avait pu être le cas à l'automne dernier. L'autre objectif de la manoeuvre est de couper la relation de cet entrejeu catalan avec Messi, prompt à pénétrer au coeur des défenses depuis qu'il évolue en électron libre souvent axial. En novembre, trois des cinq buts barcelonais étaient venus de l'axe (et encore, le dernier, venu de l'aile, est intervenu à un moment où le Real avait abdiqué). Un circuit préférentiel confirmé semaine après semaine, que ce soit en Liga ou en Ligue des champions où Arsenal, par exemple, a souvent été en difficulté dans cette zone. Mais bien entendu, pour trouver la parade à ce modus operandi blaugrana, il ne suffit pas d'installer un mec balèze en sentinelle. Sinon, n'importe quelle équipe de Ligue 1 ou presque serait outillée pour dézinguer le Mes que un club. Oui, c'est le moment de tordre le cou à une idée reçue depuis samedi : Pepe ne s'est pas contenté de jouer les équarrisseurs de service. Oh bien sûr, Pepe a désossé le tout-venant. Képler Laveran Lima Ferreira de son vrai nom est une authentique bête physique, que son faciès à la Michael Jackson rend encore plus flippant. Mais le bougre a affiché bien d'autres ressources.



Lancé à ce poste par... Queiroz



Pepe a notamment coupé un maximum de transmissions vers Messi, preuve que le joueur formé aux Corinthians avait très bien intégré les angles de passes décortiquées en amont par Mourinho. Mieux même : l'ancien défenseur de Porto a gagné un maximum de duels quand l'Argentin avait le ballon, ce qui n'est quand même pas donné au premier venu. Rapide, explosif même au regard de sa grande taille (1m87 sous la toise), Pepe bénéficie de solides appuis, vitaux pour survivre aux dribbles de Messi. Mais là où le natif de Macelo (Brésil) a sidéré son monde, c'est dans cette capacité à se projeter vers l'avant, une faculté à percuter et à apporter le surnombre symbolisée par sa tête sur le poteau après un contre mené à toute berzingue par Cristiano Ronaldo et Özil. Oui, décalages, franchissements de lignes adverses et même une paire d'ouvertures à l'occasion ont complété magistralement l'oeuvre défensive de Pepe, à chaque fois entre deux taquets maison, ça va sans dire. Oui, l'international portugais de 28 ans s'est rendu indispensable dans ce rôle inhabituel que lui avait déjà confié, en sélection, Carlos Queiroz avec un vrai succès (non, Mourinho n'a pas tout inventé). Mais, privé de Ricardo Carvalho, suspendu, pour le match du 27 avril en Ligues des Champions, José Mourinho va-t-il devoir redescendre son nouvel homme fort en défense axiale et sortir une nouvelle carte pour contenir le milieu catalan ? N'empêche, dans le parterre de stars le plus fameux de la planète foot, le joueur le plus essentiel se révèle être un défenseur central reconverti au poste de milieu défensif, on se dit que oui, cette série de Clasicos a pris une tournure définitivement mourinhesque...



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