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  1. // Ligue 1 – J29 – Rennes/Nantes

Ntep, une saison à oublier

Il devait être le fer de lance de Rennes cette saison et ambiancer le Roazhon Park, avant de disputer l’Euro avec les Bleus, puis d’envisager un transfert vers un cador européen. Au lieu de ça, Paul-Georges Ntep devrait bientôt passer sur le billard, faire une croix sur sa saison et l'Euro. Dur.

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« Malgré une forte envie de pratiquer ma passion, je pense que jouer avec une fissure et en étant à 50% n'est bon ni pour moi ni pour l'équipe. Donc après avoir repoussé l'opération à plusieurs reprises, le moment est venu de prendre un avis clair et net sur ce problème. Et tirer un trait sur cette saison vierge pour moi ! Mais pas pour le @staderennais je l'espère au vu de cette fin de saison excitante. » Il a fallu trois fois cent quarante signes sur Twitter pour que Paul-Georges Ntep annonce ce que beaucoup craignaient et en même temps attendaient avec une petite pointe de soulagement : sa fin de saison prématurée pour très certainement passer sur le billard et espérer revenir à plein de ses capacités physiques une fois le problème réglé. C’était craint, car cette nouvelle vient renforcer l’impression que le joyau du Stade rennais doit actuellement lutter contre un corps sacrément fragile, et une telle opération devrait l’éloigner des terrains pendant un bon moment. Mais c’est aussi un peu un soulagement de se dire que les prestations très décevantes de ces derniers mois sont bien dues à une blessure et non à une quelconque baisse d’implication. Car quiconque a vu jouer Ntep récemment a pu ressentir de la peine de le voir si perdu sur son aile gauche, tête basse, incapable de faire la différence en un contre un, de déborder, ni même d’enchaîner trois passes correctes. Pour un épicurien des terrains comme lui, dont la base du jeu repose sur la provocation, l’élimination, l’accélération, l’explosivité, sans la plénitude de ses moyens physiques, il devient impossible de faire la différence et de rendre service à son équipe.

Courbis : « Une souffrance pour lui et pour moi »


Interrogé sur le cas Ntep, son entraîneur Rolland Courbis ne pouvait que constater l’inéluctabilité de la décision prise de repasser par la case infirmerie. « Il a essayé, essayé un maximum pour éviter l’opération, mais il a fallu se rendre à l’évidence que ce n’était plus possible. Les semaines passent et il n’y a pas d’amélioration de son état, au contraire même. C’est une souffrance pour lui et pour moi aussi. Il avait espoir de retrouver la forme et de récupérer la vingt-troisième place pour l’Euro. Sa volonté était telle que la moindre des choses pour moi était de l’aider. » La voie de la sagesse a fini par être privilégiée, un peu tard, estime-t-il : « Il y a quelques regrets par rapport au cas Ntep. La décision (de l’arrêter, ndlr) aurait peut-être pu être prise plus tôt. Là, il a fallu attendre le match à Toulouse (samedi dernier, le joueur est entré en jeu après la pause) pour qu’il comprenne que ça ne servait plus à rien d’insister. Il a été catastrophique du début à la fin, dans ses courses, sa coordination, ses choix… »

Toute la lumière sur Dembélé


L’heure est donc déjà au bilan de la saison et il est évidemment très moche : 14 matchs disputés dont 11 titularisations en championnat, soit 920 minutes de jeu seulement, 2 buts et 3 passes décisives. La saison passée, c’était 35 matchs, près de trois fois plus de temps de jeu, 9 buts et 6 passes. Des performances qui lui avaient permis d’honorer ses deux premières sélections avec les Bleus contre la Belgique, puis l’Albanie en juin 2015. Une carrière internationale qui ne devait alors que débuter et aurait pu l’amener à disputer l’Euro, en tout cas à faire partie des plus sérieux prétendants à l’une des vingt-trois places. Cette carrière internationale a finalement été mise sur pause en raison d’une accumulation de blessures : déchirure musculaire, périostite, fracture de fatigue du tibia, lésion aux ischios, claquage… Tout ça seulement depuis juillet dernier. La fracture de fatigue au tibia n’étant toujours pas résolue, il va falloir cette fois passer par la case opération pour résoudre enfin ce problème. Le Stade rennais va devoir finir la saison sans lui, une absence qui débute ce dimanche avec ce chaud derby face à Nantes, un adversaire qui lui a réussi dans le passé : deux buts à la Beaujoire, son premier en rouge et noir le 23 février 2014 (3-0), et le 13 septembre dernier (2-0). Une absence qui va porter encore un peu plus l’attention sur le nouveau joyau rennais Ousmane Dembélé, même si son entraîneur a décidé de le préserver des sollicitations en annonçant vendredi en conférence de presse d’avant-match son intention de le faire débuter sur le banc.

Par Régis Delanoë
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