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Novembre à Paris

Alors que tout allait pour le mieux au PSG, la trêve internationale a semé le doute au sein du club francilien. Au-delà de la défaite à domicile contre Nancy, c'est la manière dont la direction gère sa communication qui interpelle. Une maladresse qui éclabousse.

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« Aujourd'hui, on doit s'habituer à tous ces bruits. Quelle est la réalité ? On parle du PSG partout. En Espagne, en Italie, au Japon, on a entendu parler de Wenger, de Mourinho, de Benitez et maintenant d'Ancelotti. Désormais, ces bruits vont arriver continuellement » . Bienvenue dans le PSG 2.0 imaginé par Leonardo, homme de main de QSI. Un club où, décidément, rien ne se fait plus comme ailleurs. Tout semblait rouler avant la trêve internationale. Le PSG était leader, possédait la meilleure défense du Royaume et pouvait se vanter d'avoir une grosse marge de progression. Sauf que les nouveaux dirigeants franciliens ont autant de patience que le public du Parc des Princes. Le jeu proposé par l'équipe ? Ennuyeux, poussif. L'aura internationale de Kombouaré ? Le néant, ou presque. Les matches où Paris a clairement dominé son sujet ? Aucun. Partant de ce constat en bois, la direction a voulu tout changer. Ou tout du moins, ébranler le système. Faire un peu du Sarkozysme sportif. Quand ça s'agite, c'est qu'on avance.

Les rumeurs annonçant une rencontre directe en Carlo Ancelotti et Leonardo ont alors fusé. Fragilisant pour le coup, la position d'Antoine Kombouaré. Un coach que l'on sait sur la sellette 24h/24 depuis cet été. Pour mieux le déstabiliser, toutes les tactiques sont bonnes. Comme celle de lui coller dans le buffet Angelo Castellazzi, débarqué pour s'occuper de tactique et de formation. Déjà que le Kanak n'a pas choisi l'intégralité de ses recrues, il est maintenant obligé de composer avec celui que l'on surnomme "l'œil de Moscou" lors de ses séances quotidiennes. Une manière de bosser dans la sérénité et l'allégresse, n'est-ce pas. Finalement, Kombouaré vit chaque journée comme si c'était la dernière. A l'image d'un club qui veut trop vite passer du pâté au foie gras. Après quatorze journées, le PSG demeure encore et toujours un club fragile. Surtout psychologiquement. Et quand les secousses sont provoquées en interne, elle sont d'autant plus difficiles à gérer qu'elles sont imprévisibles. Et encore, s'il n'y avait que ça...

Le jeu bloqué par le "je"

Difficile de savoir qui dirige vraiment dans ce PSG nouveau. Leonardo ? Nasser al-Khelaifi ? QSI ? Jean-Claude Blanc ? Même les objectifs évoluent au bout de dix matches. Ce qui devait être une simple saison qualificative pour la C1 devient une saison de titre prioritaire. C'est Nasser al-Khelaifi qui l'a annoncé début novembre - « Si le PSG n’est pas champion, ce sera un échec » - dans Le Parisien et L'Equipe, dans la vague de communication orchestrée par l'intelligentsia officielle du club. Un club qui, tout à coup, se met à parler aux médias alors que depuis la prise de fonction l'été dernier, le silence était d'or. Tout change. Et trop vite. Beaucoup trop vite. Même les joueurs sont perdus. C'est pourquoi certains sont montés au créneau pour défendre leur coach durant la semaine (Jallet, Menez et Matuidi, notamment). Signe de l'incompréhension née des rumeurs envoyant Kombouaré au Pôle Emploi. Car les premiers visés par ce bordel interne, ce sont les joueurs finalement. Depuis le début de saison, chaque semaine commence avec son lot de fantaisies. Depuis un mois, celle concernant David Beckham truste le haut de l'affiche. Mais elle n'est pas la seule. Dernièrement, on a parlé de Tevez, Cavani, Hazard, Chivu, Eto'o ou Berbatov. Le groupe a beau être protégé à mort par Kombouaré, il est difficile de ne pas entendre la cacophonie populaire.


Sur le terrain, ça se voit. Depuis un mois, le jeu est moins efficace. Contre Nancy, ce malaise était quasiment palpable. A l'image d'un Pastore à qui on ne pardonne déjà pas grand-chose. On en oublie que le môme a 21 ans, qu'il vit à l'hôtel et qu'il doit composer avec l'attente de tout un peuple. Comme beaucoup d'artistes, il lui faut du temps. Sauf que l'Argentin a eu la mauvaise idée d'être génial tout de suite. Alors derrière, dès qu'il est moins bien, la plèbe ne comprend pas. C'est toujours ça avec le PSG. On passe vite du rire au larme avec ce public, le plus versatile de France. Même les médias ont encensé ce club. Trop vite sans doute. On attend monts et merveilles du PSG. C'est à en oublier que le sport est régi par l'aléa. Un événement sur lequel même l'argent n'a aucune emprise. Aucune. Alors oui, le PSG est toujours leader avant d'aller se frotter à l'OM en fin de semaine. Rien ne dit qu'il gagnera en terre olympienne. Et même s'il échoue, ce n'est pas un drame. Car les Qataris l'avaient annoncé, ils venaient s'inscrire dans la durée. Un cahier des charges, ça se respecte, même si on n'est plus à un revirement près. Surtout au PSG.

Par Mathieu Faure
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